A plus.

Mardi 20 juin
La dernière semaine en Guadeloupe a passé très vite, entre rangements , nettoyage, lessives et petites soirées entre amis. Le 12, Maude nous a amené à l’aéroport et sans encombre, nous avons retrouvés notre bonne ville de Lyon qui, pour ne pas nous dépayser affichait 33° à l’ombre. Le bateau a donc été mis en vente, mais, si aucun acheteur ne se présente nous repartirons en début d’année prochaine pour de nouvelles aventures marines. A plus…..

Des rencontres

Dimanche 28 mai

Nous allons au ponton d’accueil de la marina pour éviter les trajets trop rock’n roll entre le lagon et la terre. Journée de repos. Gil a très mal au dos et la piscine lui fait du bien.

Lundi 29

En écoutant battre le cœur de notre moteur, notre magicien a trouvé la panne et fait les réglages nécessaires. L’annexe ronronne à nouveau au grand soulagement de Gil. Nous sommes maintenant à quai et profitons des plaisirs de l’eau et de l’électricité.

Mardi 30

Direction Pointe des Châteaux ; lieu dit La Douche. Une plage de sable miniature, cernée par le corail, surplombe la mer de quelques mètres. Les vagues, en venant se fracasser contre cette barrière naturelle arrosent copieusement les quidams qui n’attendent que cela. Les enfants adorent, nous aussi ! A la nuit tombée, dans les rues de St François, des groupes de musiciens, danseurs et beaux parleurs, font bruyamment campagne pour les législatives. Nous baguenaudons parmi les étals du marché puis mangeons dans un sympathique restaurant. Pour finir en beauté nous rejoignons un groupe de musicos sur la place de l’église où, Jean Jules, qui n’avait encore pas pu utiliser ses harmonicas, nous régale d’une éblouissante impro ovationnée par la foule en délire.

Mercredi 31

Ils sont partis pour d’autres aventures, nous laissant à nos lessives et rangements. Soirée avec « le couple à l’épuisette, Aurélie et Folie ». Ils ont acheté un bateau de 13m mais n’ont ja, ja, jamais navigué ohé ohé. Le temps passe vite en si bonne compagnie.

Jeudi 1° juin

Nous pensions partir mais le capitaine de la marina nous offre une nuit de plus, cela ne se refuse pas !

Vendredi 2

4h de navigation et nous voici à Pointe à Pitre. A la station d’essence où nous faisons le plein, un énorme cata est devant nous et, tout en haut, trône Pierre W, le copain d’Emeric qui croise régulièrement notre route. Trop brève rencontre ! Arrivés au ponton ce sont les amis de Zou-maï qui nous attendent. Sylvie nous concocte un délicieux repas pour notre soirée de retrouvailles.

La soufrière

Jeudi 25 mai

15 jours déjà que la brume de sable sévit, tout est sale et le ciel bien gris. Gil démonte pour la 3° fois le moteur de l’annexe, mais sans succès, la bête renâcle toujours !  Une épaisse toison d’algues brunes recouvre de nouveau la coque, et, de nouveau nous recommençons à gratter.

Vendredi 26

En passant près d’un voilier au port quelqu’un nous fait signe, une bouteille de vin rouge à la main. C’est un couple qui veut nous remercier pour leur avoir rendu un filochon trouvé sur le récif il y a quelques jours. Nous leur parlons de nos déboires et, justement,  ils connaissent « l’as des moteurs d’annexe », celui qui peut tout réparer… une aubaine !!! Nous leur abandonnons notre Mercury et l’as en question nous prête le sien en échange, le temps de résoudre notre problème. L’après midi, piscine et repos. Nous dormons au bungalow pour partir tôt demain à l’assaut de la Soufrière.

Samedi 27

Il nous faut 2 h ½ de route pour atteindre le départ de la ballade, au lieu dit Les Bains Jaunes.  Un joli sentier pavé traverse la forêt  et nous conduit à la Savane-à-mulets d’où part Le Chemin des Dames. A partir de là, la trace devient de plus en plus raide et difficile. En 2h nous atteignons le sommet qui culmine à 1467m. Le vent est mordant. Les bancs de brume qui se précipitent à l’assaut du volcan se déchirent en lambeaux et se reforment aussitôt. Juste pour nous, les nuages se dissipent d’un coup, nous laissant découvrir un vaste plateau accidenté avec des pics noirs où s’épanouissent des fleurs rouges sang, des gouffres profonds qui grondent et fument, des failles et des marmites d’où s’échappent des fumerolles. Les vapeurs soufrées sont parfois suffocantes et certaines zones sont interdites, car dangereuses. Monde fascinant et inquiétant. On ressent la puissance et la force qui bouillonnent juste sous nos pieds, prêtes à se manifester au moindre soubresaut terrestre. Au moment de redescendre la semelle droite de ma chaussure se décolle complètement, je l’attache avec un cordon de mon k-way. Deux minutes plus tard, la semelle gauche fait de même. Quelques mètres plus bas, tout fou le camp ! Clopin-clopant, c’est avec mille précautions que je dégringole de roches en roches. La descente est rude pour nous. Gil a mal au dos, Catherine au genou, J Jules a des crampes. Nous croisons deux filles en tenue « boite de nuit », petites espadrilles et sacs à mains, maquillées comme des stars, à qui nous offrons à boire et qui nous expliquent qu’elles n’avaient pas prévu ce programme pour aujourd’hui. Surprenant ! Nous arrivons enfin en bas et profitons des Bains Jaunes à 30° qui, s’ils ne nous rafraichissent guère, nous délassent quand même. Mais nous n’échapperons pas aux courbatures !!!

Jiloume est à vendre

Dimanche 21 mai

Marché à Ste Anne. Journée tranquille au bungalow pour profiter de la piscine et de la connexion internet.

Lundi 22

Nous filons directement à Malendure pour une ballade sous marine. Le coin est toujours aussi joli. Eponges jaunes tubiformes, algues comme des branches au vent, poissons variés et en prime une énorme tortue qui se laisse admirer. Repas sur la plage, puis trempette dans le bain chaud de Thomas où l’eau d’une source surgissant à 80° se mélange à la mer. Au retour je m’affale sur les rochers, beaux bleus en perspective… Une marchande de fruits qui se trouvait là sort de son sac un produit local pour me badigeonner. Sympa ! Au retour, glaces à Ste Anne, et repos sur la plage.

Mardi 23

Après une visite à la distillerie, nos amis viennent sur Jiloumé. J Jules, qui nous a bien aidé lors de la construction, vérifie la solidité de son travail, il a l’air satisfait !

Mercredi 24

Flânerie sur les marchés de Pointe à Pitre. C et J Jules vont visiter le musée Mémorial Act, nous laissant à la marina. Nous rencontrons aussitôt nos amis de Zou-Maï, puis Nadine de Zemo, et enfin Didier et Nath sur Gwadanat. Ils sont tous sur le même ponton, cela fait chaud au cœur de les revoir. Nous prenons contact avec un brooker car nous avons décidé, après mûres réflexions de mettre le bateau en vente. Intéressé ????

 

Terre du Haut

Samedi 20 mai

Terre du Haut. Arrêt devant la maison coloniale de Zévallos, d’architecture métallique, et que l’on dit hantée, car les 27 propriétaires qui s’y sont succédé sont tous morts de façon étrange ou ont pris la fuite. 2° arrêt au marché du Moule pour une dégustation de cassave (crêpe de farine de manioc). Intéressantes recommandations à l’entrée de l’église. Méditation en noir et blanc au cimetière de Morne-à-l’eau. Visite de Petit Canal avec les marches des esclaves, les ruines de la prison envahies par un figuier aux racines tentaculaires et une régate de bateaux pays. Plus loin, à Port Louis sur la plage du Souffleur une sympathique Guadeloupéenne nous offre un planteur que nous savourons les pieds dans l’eau. Avant de rentrer détour pour admirer les falaises de la Pointe de la Vigie. Encore une journée bien remplie…

Basse Terre

Vendredi 19 mai

Basse Terre, route de la traversée. Baignade sous la cascade aux écrevisses, visite du Jardin Botanique de Deshaies (on ne s’en lasse pas). Arrêt au musée du rhum où, surpris, nous découvrons une riche exposition de papillons et d’insectes. Plages désertes du nord de l’île. Retour sans encombre.

La pointe des Chateaux

Mercredi 17 mai

Cath et J.Jules sont arrivés hier. Ils logent non loin de St François dans un bungalow caché dans la verdure. La piscine, couleur très locale, est bien agréable. Réveillés à 5h du matin, ils ont visité la ville en nous attendant. Premier bain de mer pour eux, plage des Raisins Claires, lieu historique situé au dessus d’un ancien cimetière. Dégustation de glaces  à la marina.

Jeudi 18

Au départ du chemin de la Pointe des Châteaux (10km) un arbre, croulant sous des fruits roses, attire notre attention. Aussitôt une femme nous rempli un sac de ces magnifiques pommes d’eau, juteuses mais sans beaucoup de goût. Les gens d’ici sont vraiment très gentils, je ne l’ai pas assez dit. Halte bien agréable sur la petite plage des naturistes pour une baignade en eaux turquoise et nous reprenons notre chemin désert. Beaux points de vue mais l’ombre est rare et la chaleur rend la marche pénible. Nous longeons des salines et arrivons enfin à la Pointe des Châteaux pour nous affaler sur les chaises d’unlolo haut en couleur. Pendant que nous grimpons jusqu’à la croix, les hommes vont chercher la voiture en stop. Bien fatigués…

Saint Francois, le retour.

Samedi 6 mai       

Nous avons fait connaissance avec les équipages de deux autres voiliers. Sous la cocoteraie, ce soir, au menu ; rhum, manchons de canard, pommes de terre sous la cendre, tarte aux abricots, feu de bois, clair de lune et rigolade. Parfait ! En rentrant, le moteur de l’annexe s’arrête alors que le courant nous pousse vers le large, je panique un peu, mais il redémarre et nous regagnons le bateau sans encombre.

Dimanche 7

Balade sous-marine avec les tortues et dernier apéro sur Jiloumé. Nos nouveaux copains repartent demain.

Mardi 8

Il a plu toute la nuit, le ciel est resté gris. Aucun bateau de touristes aujourd’hui. Sur la plage, comme l’an passé un morceau de fusée a été déposé par le courant. Nous partons en robinsonnade le long de la plage. 6 km pieds nus dans le sable, voilà qui va fortifier nos chevilles !  C’est sauvage, désert et beau. Nous rencontrons un cocotier et, merveille, une noix. Elle nous occupe un bon moment, mais quelle saveur !

Samedi 13

Ce séjour à Petite Terre fut un vrai délice. Nous avons même réussi à nous retrouver seul dans le lagon (faut dire que la météo annonçait une alerte orange pour fortes pluies et orages). Après une dernière immersion parmi les tortues, barracudas et raies nous avons rejoint, en deux heures, St François. Ambiance bien différente ; scooters des mers à gogo, vedettes à fond, grosses bouées motorisées, avions, ULM, beaucoup de monde, de bruit, odeur de saucisses… C’est samedi !

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