Des langoustes

Jeudi 12 janvier

Nous prenons le bus avec nos amis canadiens pour aller  déguster des langoustes dans un restaurant que l’on nous a recommandé. L’endroit est calme, le parc reposant, la bête est bonne mais trop grosse pour moi, je n’en viens pas à bout. La panse bien remplie nous attendons un nouveau bus pour rejoindre Portsmouth. Le chauffeur ne lambine pas en route, il faut s’accrocher...

Vendredi 13

Le vent est passé au nord, la houle rentre dans la baie. Tous les copains sont partis pour la Martinique. Nous retournons au fort Shirley, histoire de se dégourdir un peu les jambes. Il nous reste un chemin à découvrir. Toujours des ruines enserrées dans un réseau de racines tentaculaires, des canons, des bombardes, des lézards, de beaux points de vue et même une  couleuvre locale. Jolie promenade… Je dors dans le carré pour être moins secouée.

A la découverte de l'Ile

Mardi 10 janvier

Avec Edison-tour, nous partons à la découverte de l’île. Conchita et Juan nous accompagnent dans ce périple. Verte, abrupte, volcanique, encore sauvage, la Dominique est sillonnée par tout un réseau de rivières qui descendent en cascades des montagnes. Beaucoup de jardins, de petites plantations, un artisanat de vannerie. Les rhumeries ont été abandonnées mais il reste des champs de cannes, des bananeraies, des cocoteraies. Nous visitons une minuscule exploitation de cacao artisanal qui se termine par une dégustation de chocolat. Dans le même coin, un rasta nous fait découvrir Red-Rocks, surprenante coulée de lave rouge où l’eau dessine de profonds sillons. C’est un lieu de méditation….et de fête les nuits de pleine lune. Repas dans un restaurant dominant la mer. Nous nous enfonçons ensuite dans les profondeurs de la luxuriante rain-forest pour aller barboter dans Emeral Pool, sous la cascade et sous la pluie. Retour par la côte sous le vent, plusieurs ponts ont été arrachés par l’eau lors du passage du cyclone Erika en 2015, c’est assez impressionnant. Il fait grand nuit quand nous rejoignons le bateau.

Parck National des Cabrits

Lundi 9

Dans le Park National des Cabrits se dresse le fort Shirley, tellement bien restauré qu’on le croirait neuf. Cette installation militaire datant du 18°siècle a une vue imprenable sur la baie. Depuis 160 ans que les militaires ont abandonné le site, la forêt a pris possession des lieux. Il faut se frayer un chemin parmi les arbres et épineux pour accéder à certaines ruines. Près de celle de l’hôpital je trouve par hasard une balle perdue, puis une autre aux alentours d’un reste de caserne. Les racines des ficus emprisonnent ce qui reste de murs et descendent s’abreuver au fond des citernes abandonnées. Cette incursion dans le passé est étrange et l’imagination se débride. De ruine en ruine nous nous faufilons entre les mailles du temps. De gros lézards s’enfuient devant nos pas. Nous pique-niquons à califourchon sur un canon aux armes de la reine d’Angleterre… Douce soirée sur le gros cata de nos amis canadiens.

Rivière indienne

Dimanche 8 janvier

Avec un sympathique couple d’espagnol et un guide local, nous embarquons pour la remontée de la rivière Indienne, à la rame, écologie oblige. Pas de palétuvier ici, mais des arbres aux racines tortueuses, des lianes, des cannes, des cocotiers. Promenade très calme et reposante. Nous passons devant une cabane construite pour le film « Pirates des caraïbes 2 » en partie tourné ici. Notre guide nous confectionne en un tour de main des animaux avec quelques brins de palme. Même pas de moustique !!!   Soirée barbecue organisée par l’association des yachts services. C’est l’endroit idéal pour rencontrer les autres équipages. Nous sommes environ 80, toutes nationalités confondues. La musique est trop forte pour permettre de longues conversations (surtout en anglais) mais la danse est un langage universel qui nous réunit tous. Très bonne soirée, nous faisons des folies en nous couchant à 11h.

La Dominique

Jeudi 5 janvier

Nous quittons la protection de l’îlet à Cabris pour cingler vers la Dominique. Au près, la bataille est toujours rude. La mer hachée nous arrose copieusement, je barre… 3h plus tard, nous atteignons Portsmouth. Enfin une nouvelle île à découvrir, j’en suis affamée ! Les « boats-boys » viennent aussitôt pour proposer leurs services. L’un deux nous emmène à la douane pour les formalités d’usage. Nous rencontrons un québécois sympa et allons au Sandy bar où se retrouvent tous les voileux du coin. Premier vrai coucher de soleil

Vendredi 6

Allons à terre pour trouver un distributeur de billets, baignade, nouvelles rencontres. La baie est grande, pas de houle mais de fortes rafales qui descendent de la montagne.

Les Saintes

Mercredi 28 décembre

Concert au restau d’en face. Les copains viennent à bord pour profiter du spectacle, bien décevant. Mais bonne soirée pour nous.

Vendredi 30

Alizé soutenu, jolie houle. Jiloumé est tout heureux de foncer dans les vagues à 7 nœuds. 1° sortie en mer, et déjà une casquette en moins. Nous arrivons aux Saintes à midi et prenons une bouée en face du village. Le décor est toujours aussi joli, mais ça roule beaucoup. Baignade, enfin !

Samedi 31

A terre nous retrouvons les copains du chantier. Nous allons au restaurant ensemble, c’est tout de suite plus gai ! Pas beaucoup d’animation au village, nous rentrons. A minuit, feux d’artifice, bonne année à tous !

Dimanche 1° janvier 2017

Les rafales de vent descendant des collines se ruent sur nous comme bêtes affamées. Les vagues qui blanchissent la mer entrent dans la baie et nous malmènent comme fétus de paille. C’est infernal à bord. Pour ce premier jour de l’année, pas une minute de répit.

Lundi 2

Les copains nous appellent au téléphone pour nous signaler qu’une bouée se libère derrière l’îlet à Cabris. Nous fonçons. Ouf ! Tout est plus calme ici. Nous sautons dans nos palmes pour une 1° sortie sous-marine, c’est enfin les vacances ! Promenade à terre sur l’échine de l’ile. Dans les ruines du vieux fort Gil trouve, fort à propos, une casquette oubliée. Soirée avec Franck, Sylvie et Sami sur Jiloumé.

Mardi 3

Animés de mauvaises intentions, nous ne retrouvons pas les deux langoustes repérées hier. Je teste mon nouvel appareil photo sous marin.

Fondue savoyarde de Noel.

Vendredi 23 décembre

Gil, très inspiré, achète une fondue savoyarde pour fêter la fin des travaux. Trop fade à notre gout, nous la relevons avec une pointe de vieux rhum. C’est nettement mieux.

Samedi 24

Soirée de Noël tranquille après un apéro chez nos voisins Zou MaÏ, au son de la guitare et de l’harmonica.

Lundi 26

La grue repeinte en bleu ciel nous rend à la mer. Les grutiers sont sympas. Nous voici au quai d’accueil où Jiloumé se pavane devant les badauds, fier de ses palmes fraîchement repeintes. Quelle classe ! C’est moins drôle pour nous car nous sommes juste en face d’un bar restaurant qui reste ouvert jusqu’à 1h du mat ! Nous attendons une météo plus clémente pour partir.

On bosse

Jeudi 15 décembre Le grutier a délicatement déposé Jiloumé à terre à 17h. Nous avons loué un karcher dans la foulée et, jusqu'à la nuit avons gratté, nettoyé pour éliminer les indésirables. Il y avait là moult coquillages et organismes étranges, jaunes, orange ou rouges, mous et gélatineux qui vous éclatent à la figure en se détachant, des algues gluantes pendouillant en rideaux et s’accrochant aux cheveux, crabes, crevettes et même un petit serpent noir. Ah, l’odeur ! Vendredi 16 Grattons les restes de coquilles accrochées à la coque et ponçons toute la journée. J’ai mal de partout. Samedi 17 Anti-Fuling sur une moitié de coque. Nous avions repéré une affiche vantant la Grande Parade lumineuse des bateaux avec, le soir, méchoui. Nous nous inscrivons pour cette dernière partie du programme, pensant faire de nouvelles connaissances. La parade est bien décevante, 5 vedettes, dont une bien décorée, se baladent dans la baie. Pour finir nous mangeons une assiettée de couscous parmi les membres d’un club de bateaux à moteur et de pêcheurs aux gros. Impossible de discuter, c’est un bide complet. Nous cédons nos place assises et rentrons. On aura essayé ! Dimanche 18 Opération anti-Fuling terminée. Il n’y a un seul autre voilier habité sur le chantier, nous faisons connaissance. Lundi 19 Grattage, ponçage, peinture du pont. Epuisant. Apéro avec les voisins.

 

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