août 2010

1 million de passagers

Mardi 24

Nous ne sommes pas seuls ! Je viens de lire dans le journal qu’au mois d’août, 1 million de passagers auront débarqué à l’aéroport d’Ibiza. Ce soir, tous les saints étaient sortis de l’église et se promenaient dans les rues, accompagnés de gens en costumes et du clergé. Nous assistons à une démonstration de danse folklorique devant l’église. Les femmes ont de lourdes jupes qui partent de dessous la poitrine et tombent jusqu’aux pieds. Elles portent un châle, de beaux rubans tissés et un éventail. Elles tournent à petits pas en tenant leur jupe d’une main. C’est pas fatigant ! Les hommes, en blanc et bonnet rouge, cabriolent autour d’elles en levant haut la jambe. Ils ont de grosses castagnettes carrés qui font un bruit de sabot. Les musiciens tapent sur un petit tambour à droite et jouent avec l’autre main d’une flûte à trois trous. Bien sympathique ! A minuit, feu d’artifice. C’est notre 4° (mais le plus beau !) avec des couleurs bombons acidulés originales. Après le bouquet final, tous les bateaux du mouillage klaxonnent ou cornent (c’est leur façon d’applaudir). Quand le calme est revenu, Gilles a enfin trouvé notre conque et s’époumone, seul, sous la lune indulgente.

Couture

Dimanche 22

Un peu moins de monde aujourd’hui. Où que nous soyons notre bateau est presque toujours le plus petit. C’est vexant ! Promenade avec Gilles dans des coins déserts et brulants. Baignade. Après midi, COUTURE … sur le taud qui nous protège du soleil. Tout le monde est embauché. Au couché du soleil, la houle se lève et, pour changer, nous tangons !

Lundi 23

Départ à 11h. Belle navigation, mais la mer est houleuse et nous interdit les petites criques que nous avions repérées. Nous passons entre l’île Vedra (rocher de 382m) et la côte rocheuse. Grandiose ! Cinq heures plus tard, mouillage en face du port de San Antoni de Portmani. Au nord, un gros nuage de fumée s’élève et les canadairs sillonnent le ciel. Un incendie fait rage. Petit tour en ville. Pizza et fête foraine. Nous avons du mal à retrouver le bateau de nuit. Quand je vois cette belle lune pleine, je pense à vous qui surement la regardez aussi.

Promenade

Vendredi 20

Je dois commencer à m’amariner car j’arrive à lire et à écrire à l’intérieur, au mouillage, par temps calme. Je viens de finir « fleur de neige » de Lisa See. C’est très intéressant, je vous le conseille.

Samedi 21

Petit saut de puce vers l’ouest, pour se retrouver dans la baie de La Canal. Ce site servait depuis des siècles de point d’embarquement du sel provenant des salines voisines. Nous partons à pied en direction de celles-ci. Arrivés à un cul de sac, nous obliquons vers le maquis où, une horde de moustiques enragés, nous attaque sauvagement. Plus loin, un chemin nous fait traverser une pinède et nous ramène à la plage où nous abandonnons Claude. Nous poursuivons en direction de la tour qui se trouve au bout de l’anse. D’un coté des dunes arborées, de l’autre des rochers qui enserrent des petits bijoux de plages minuscules. C’est très beau ! La plage principale est bondée de touristes qui viennent pour la journée, ce sont surtout des familles avec des enfants qui jouent au ballon et des mamans sous leurs parasols. Un peu plus loin, un bar diffuse de la musique. Ici s’entasse la jeunesse belle et bien bronzée. Plus loin, dans les petites criques, s’égaient les naturistes. Plus loin encore, que des hommes, bien musclés, en mini slips. C’est le coin des hommos. On parcoure ainsi, à pied, toutes les strates de la société, jusqu’à  la tour majestueuse, qui s’en fou complètement.

Elvissa

Mercredi 18

Nous attendons 1h le bus pour aller à Ibiza (qui s’appelle ici Eivissa). Il y a toujours beaucoup d’animation dans les vieux quartiers. Plus de hippies, mais toujours des vendeurs de bijoux, des restaurants, des gens riches. La mode est au blanc, aux tatouages, aux bottes à aux talons avec des shorts très courts. Nous, quoi !!! Après une légère collation, nous entrainons Claude jusqu’au sommet de la citadelle d’où la vue est très belle. En fin de journée, nous poussons jusqu’à l’aéroport pour que Claude puisse partir d’Ibiza en avion. Son départ est prévu le 1° septembre. Encore 1H d’attente pour le retour en bus. Nuit calme, légèrement arrosée. En espagnole, une averse se dit : chubasco, c’est joli, non ?

Jeudi 20

Depuis que nous sommes partis, c’est incroyable, mais nous ne rencontrons que des gens très sympathiques et chaleureux. C’est à croire que tous les méchants, les grincheux et les ronchons sont restés dans le nord ! Merci à tous ceux qui nous envoient des messages, ça fait chaud au cœur !

Nous partons en annexe

Lundi 16

Nous partons en annexe pour mettre enfin un pied (et l’autre) sur Ibiza. Rencontre avec un balayeur de sable marocain, qui nous aborde pour parler un peu français. Il travaille ici l’été, a vécu longtemps en France et adore notre langue. Il rit de plaisir rien qu’à nous entendre ! A 17h, fatigués de danser la gigue sur notre petit voilier, nous prenons la mer. Belle houle, joli vent. A 19h nous sommes dans la marina Botafoch. A 21 h, délicieuse paella dans une ruelle d’Ibiza.

Mardi 17

Horreur ! 100 € la nuit au port ! 50 c pour pisser, 3 € la douche ! C’est une marina pour milliardaires où sur chaque yacht s’active du petit personnel. Nous prenons notre douche au jet sur le bateau (la dernière datant d’au moins 10 jours) et portons notre linge à laver.  Gilles a toujours du mal à se connecter sur internet. Pour ce prix là, il faut avoir dégagé les lieux à midi. Nous allons donc ancrer dans la baie la plus proche : la cala de Talamanca. C’est assez sympathique et c’est gratuit ! Promenade à terre. Un chemin nous tente qui s’enfonce dans une zone marécageuse. Des canaux d’eau putrides et glauques, des grandes cannes qui bouchent le paysage et des portails peint à la chaux, ouverts sur nulle part. C’est surréaliste, étrange et un peu inquiétant. De temps en temps une bicoque en ruine semble être squattée. Nous bifurquons pour rejoindre la route. Là, un panneau nous indique que ce site fait parti d’un projet de reconstitution de cultures lacustres ancestrales où, si l’on a bien compris (ce qui est loin d’être le cas), chaque portail devra s’ouvrir sur une parcelle cultivable. Bon, on rentre par la plage, fatigués. Pendant la nuit, le vent tombe, le bateau se met en travers de la vague, et le roulis recommence, le vacarme avec. Il n’y a que Gilles que cela ne dérange pas.

Vendredi 13

Vendredi 13

Claude reste au bateau tandis que nous prenons le bus pour aller à Palma. Très agréable visite de la ville : cathédrale, musée, église, vieux quartier, marché. Beaucoup de touristes et d’animations. ça fait vacances ! Petit détour à la capitainerie pour la météo.

Samedi 14

Il a un peu plu cette nuit et l’odeur des pins se mêle à celle des tartines grillées.

Dimanche 15

6 h du mat, nous partons. 7 h, levé du soleil derrière les falaises de Majorque qui s’éloigne. Moteur, puis voile, belle journée. A 17 h, nous mouillons l’ancre dans la cala llonga sur Ibiza. C’est une jolie calanque quand on regarde coté mer, coté terre, c’est une barre d’hôtels, dommage….Une navette de touristes passe toutes les demies heures à quelques mètres de nous, c’est très rock n’ roll. Nous sautons dans nos palmes pour aller voir nos amis poissons. Ils sont tous là : saupes ; girelles, sarres , castagnoles, on se sent vraiment chez soi. Le soir, musique à fond dans l’hôtel le plus proche, impossible de dormir ! Puis à minuit, un formidable bruit nous fait bondir de nos couchettes. C’est un feu d’artifice ! Nous profitons du spectacle, puis nous recouchons. Le bateau se met à rouler. Nuit blanche.

Vendredi 13

Vendredi 13

Claude reste au bateau tandis que nous prenons le bus pour aller à Palma. Très agréable visite de la ville : cathédrale, musée, église, vieux quartier, marché. Beaucoup de touristes et d’animations. ça fait vacances ! Petit détour à ...

Bricolage et baignade

Mardi 10

Bricolage et baignade. Au fond de la baie se trouve une grande plage et un parc où s’égaille toute une colonie de perruches vertes.

Mercredi 11

Après quelques inévitables inondations, Gilles arrive à faire fonctionner le déssalinisateur, et c’est avec émotion et recueillement que nous savourons notre premier verre d’eau pure. Un délice ! Gilles est aux anges.

Tortillas

Lundi 9 août

Nous nous installons à la terrasse d’un café pour avoir accès à internet et y restons plusieurs heures. La patronne est très gentille, on est bien. Nous mangeons des tortillas aux pommes de terre, accompagnées de compote de pomme glacée. Très bon ! Momo nous quitte en début d’après midi pour de nouvelles aventures. Promenade avec Gilles, au parc archéologique qui domine la baie. Très belle vue. Pendant ce temps Claude nous a préparé un gratin dauphinois… Bon anniversaire Guénou !

Les Baléares

BALEARES

6 aout

Au matin, la houle se calme un peu. L’arrivée au sud de Majorque est spectaculaire. D’immenses falaises rocheuses se découpent en contre jour. Nous stoppons dans la baie de Santa Ponsa à 11h. Mouillage calme mais pas vraiment désert. Repos. Petit déjeuné. Baignade. Bricolage. Gilles gonfle l’annexe pendant que j’écris.

7 aout

Cap’taine Momo nous a rejoint au mouillage. Il nous conte ses péripéties de navigateur solitaire. Bien que plus très jeune, son bateau Gaston, est très bien équipé pour les grands voyages et, que de place ! Journée tranquille, l’eau est bonne. Nous étrennons l’annexe. A 23h nous retrouvons Claude qui nous attend au port entourée d’un tas de chevaliers servants, prêt à tout pour l’aider. Elle est venue de Palma en taxi.

Dimanche 8 aout

Repos. Baignade. Papotage. Petit tour à terre.