février 2011

Mots croisés

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I                  
II     X   X        
III   X X         X  
IV                 X
V     X         X  
VI   X   X          
VII           X   X  
VIII         X        
IX   X              
X         X     X  


I Amarres
II On s’en passe à bord  / Ce héros au regard si doux
III Quand il a soif
IV Archipel
V Venu / Moins que peu
VI Habiller
VII Organisme de statistique
VIII Aire de départ / Cordage
IX Ile, ville, fruit, arme
X Mer / En matière de
   
1 Ils l’ont traversée !
2 S’en protéger / Négation / Sans effet
3 Faîtes en bon …
4 Supporter / Irlande
5 Verte ou noire
6 Rendue glabre / Un à Grenade
7 Te feras entendre
8 Fin d’infinitif / De même
9 Manche de match / Sièges des rois

Joyeux anniversaire Emeric et Elisabeth

Lundi 21 Mardi 22

Je crois que je me suis un peu trompée dans les dates, et personne ne m’a rien dit, vous ne suivez pas bien ! C’était un test !  Rien de bien nouveau par ici, le temps n’est pas terrible. J’ai de nouveau envie de bouger. Nous avons fait ressouder le pied de la table du carré qui était cassée, elle bouge moins maintenant. Passons pas mal de temps sur internet.

Mercredi 23

Gros bisous à vous deux.

Jeudi 24

En montant dans l’annexe je casse en trois morceaux le parapluie neuf acheté 3 € à Grenade ! Nous prenons deux bus pour aller tout au nord de l’île, voir un village de pêcheurs, où l’on construit des bateaux pays. Nous ne trouvons pas les chantiers, mais découvrons par hasard un chemin qui traverse une réserve naturelle. Le ciel est gris, il fait lourd. Des centaines de gros lézards s’enfuient devant nos pas dans un bruissement de feuilles mortes. Des oiseaux, le bourdonnement des abeilles et une sublime odeur de fleur nous accompagnent. On entend gronder la mer en contrebas. Après quelques heures de marche dans les bois, nous retrouvons la route et rencontrons une sympathique veuve, qui demande à une de ses amies qui passait par là de nous ramener à Hillsborough. Enfin nous pouvons étancher notre soif et manger un peu. (Nous n’avions rien emmené bien sûre !) Rentrons au bateau pour une séance de cinéma.

Un réel délice

Samedi 18

Avec le couple rencontré hier, nous partons pour Hills Borough, la ville principale de l’île. Avec ses deux rues parallèles à la mer, elle ressemble à un village, les super-marchés n’offrent pas grand intérêt pour nous. Je trouve une pharmacie et achète dix comprimés pour le mal de mer, que la vendeuse emballe soigneusement dans un sac plastique. Certaines vieilles maisons sont couvertes de tuiles en bois. Pas beaucoup d’animation. Pour clore la soirée, apéro à bord. X et Marie Noël ont beaucoup navigué, ils nous donnent plein de bons tuyaux et d’astuces. Nous sommes toutes ouïes…

Dimanche 19

Il fait beau. Nous prenons l’annexe et allons plonger sur un récif qui fait blanchir les vagues à l’entrée de la baie. Enfin nous retrouvons les coraux, les poissons colorés, les surprises de la balade sous-marine. Ce n’est pas le plus beau que l’on ait rencontré, mais c’est le premier de ce voyage et pour nous un réel délice. L’après midi en partant à terre, nous abordons un autre bateau français pour échanger des livres. Nous sommes aussitôt invités pour l’apéro du soir… La balade est sympa, toute en montés et en descentes, des poules, des chiens, des chèvres, c’est la campagne. Plus loin, un cimetière en plein champ, une vue sur les îles, des maisons vertes, bleues, ou roses, c’est bucolique ! En rentrant vers la plage une foule est agglutinée près d’un stade où une musique déchire les tympans. Tout le monde attend, un carton à la main, pour jouer au Bingo. Odeurs de poulet et de maïs grillé. Ce sont les marchants ambulants qui vont gagner le plus. Nous passons une super soirée sur Sabay Dii. Echangeons livres, informations, films et idées. C’est fantastique toutes ses vies que l’on croise, tous ces amoureux de la vie qui se livrent sans arrière pensées. On peut se pointer sur n’importe quel bateau, les gens sont toujours heureux de nous accueillir, n’osant pas faire eux même le premier pas.

Lundi 20

Le vent s’est levé, ça roule à bord… Nous prenons l’annexe pour aller explorer le trou à cyclone au fond de la baie. C’est un plan d’eau tranquille que borde la mangrove, sombre et mystérieuse. Le vert y est si intense qu’il en devient presque fluo au soleil. Tout est calme, reposant. Au retour nous passons voir un trois mats hollandais qui vient d’arriver. Longue soirée sur Joz où nous dégustons des lambis à l’ail.

Stell Band

Mardi 15

Le ciel est dégagé, à 10 h nous partons. Trois heures de navigation vers le nord nous amènent à Halifax Harbour : «  C’est un trou de verdure où coule une rivière », une carcasse de bateau rouille dans un coin ajoutant une pointe de mystère au paysage. Aucune maison en vue, pas âmes qui vivent. Une odeur de décharge publique gâche cependant ce joli mouillage. A la rame, nous faisons le tour de notre nouveau domaine, dérangeant au passage hérons et aigrettes. Concert de grenouilles au soleil couchant, tout est calme, pas même un moustique.

Mercredi 16

L’ambiance est au gris, mais nous partons quand même. La remontée de l’île se passe sans encombre. Nous avons mis Williams à la barre, pris deux ris dans la grand-voile, installé la trinquette et gardé le moteur pour tenir le cap face au vent. Trois heures plus tard je ne me sens pas très bien et prends ma flûte pour lutter contre la nausée. Pendant une heure je saoule Gilles avec ma petite musique, puis suis obligée de m’allonger. Grâce à la capote nous pouvons rester dehors, rentrant juste la tête dans les épaules quand la vague vient éclater sur le pont. Le bateau ne gite pas trop et se comporte bien. Quelques dauphins nous distraient un moment en sautant par-dessus les vagues avec un bel ensemble. Enfin, après 5 h de navigation, nous mouillons l’ancre dans Tyrell bay sur l’île de Carriacou. A peine arrivés la pluie s’abat sur nous, fatigués nous mangeons et allons faire une petite sieste qui…se terminera le lendemain matin.

Jeudi 16  Vendredi 17

Du bateau on entend chanter les coqs, aboyer les chiens jaunes et bêler quelques chèvres. Une odeur de ferme et de feu de bois flotte dans l’air. Je me sens à l’aise. Le premier jour, nous restons au bateau pour bricoler. Apparemment nous captons internet. Petite visite des fonds alentours : beaucoup d’oursins blancs et d’autres noirs à grandes épines. Non loin de nous flotte un pavillon français, nous allons quémander quelques renseignements pour dire de faire connaissance et l’on nous offre le café. Ce soir, à terre, concert de stell band et percutions à volonté. Bonne ambiance.

Il pleut

Samedi 12

Il pleut trop pour aller au marché… Il pleut trop pour changer de baie… Il pleut trop pour une promenade… Il a plu toute la journée et nous n’avons rien fait !!! Soirée sur Jiloumé avec Martine et Christian.

Dimanche 13

Le ciel est dégagé. Nous trouvons un bus qui veut bien nous emmener, avec nos amis, à Worburn Bay (le dimanche ils ne travaillent généralement pas). Une minuscule marina se cache ici, au milieu de la verdure. Un québécois, ancien boucher, a ouvert un restaurant où il fait déguster ses pâtés et ses jambons. Le lieu est charmant et sympathique, nous en profitons pleinement. Une promenade digestive nous emmène, à travers bois, jusqu'à la baie suivante et, c’est tout en sueur, que nous atteignons la pointe Egmont. Heureusement, cette marina grand luxe à aussi un bar, où nous savourons une glace, et une piscine qui nous attire irrésistiblement. Aux premières gouttes de pluie, nous rentrons en taxi, et finissons cette splendide journée par un petit punch accompagné de notre dernier jambon et fromage des Canaries.

Lundi 14

Nous espérons chaque jour pouvoir partir, mais le vent est trop fort pour remonter au près entre les îles où il s’accélère encore. La houle aussi est grosse et quand la pluie s’en mêle, la visibilité devient nulle, ce qui n’est pas idéal pour naviguer entre les récifs. En attendant, Martine et moi allons au marché de St Georges faire le plein de verdure. Elle me fait découvrir de nouveaux légumes, à manger frits en petites rondelles. Pendant ce temps, Gilles, aidé de Christian et de son groupe électrogène, réinstalle un anneau pour le spi, sur le bout-dehors. Ce soir, c’est la St Valentin, et nos hommes nous offrent une pizza. Il est 22h, il vient de pleuvoir, c’est le moment de reprendre l’annexe. Gilles savoure l’air tiède et le calme de la nuit. Il est bien. Un peu trop décontracté, peut être !!! Alors que nous sommes tous arrêtés au bout du ponton, je le vois continuer tranquillement sa marche et disparaitre dans le noir. Je n’en reviens pas et attends avec effroi de voir réapparaitre sa tête. Il vient de tomber de 2 m dans l’eau et je ne sais pas si il y a du fond ! Enfin, après un temps qui me paraît interminable le voilà qui émerge, un peu hagard, un crabe accroché sur son épaule. Il dit que ça va mais tarde à remonter sur l’annexe, nous sommes trop haut pour pouvoir l’aider. Deux noirs se sont précipités, ils nous appellent papa et mama et nous aident à embarquer. Gilles tremble de froid. Je l’emmitoufle dans mon ciré et nous regagnons le bateau. Quelle frayeur ! Notre rescapé s’en sort avec une belle griffure et un hématome sous le bras, cela aurait pu être pire ! Je désinfecte, pommade, et au lit. Reste à faire sécher les billets qui traînaient dans ses poches, et ça suffit pour aujourd’hui !

Langoustes et champagne

Mardi 8  Mercredi 9

Promenade côté ouest de la baie. Découverte d’un charmant petit bar à Blue Bay. Villas luxueuses de partout. Cela fait du bien de marcher. Même pas mouillés !!!

Jeudi 10

Nous regardons presque chaque soir un film sur l’ordinateur. Ce soir c’était « Dead man » avec Johnny Dep. Gilles dort déjà, je suis au lit en train de lire Jean Giono, quand soudain, horreur ! Une grosse blatte blonde passe en courant, juste à côté de moi. Mon sang ne fait qu’un tour et je stoppe net l’impudente d’un coup de livre bien asséné. Difficile de dormir après cela. Il va falloir contrattaquer au plus vite, la guerre est déclarée !

Vendredi 11

Nous préparons le bateau pour partir, mais le vent est trop fort… nous renonçons. Dépités, nous allons voir de nouveaux copains. A 1 h,  pendant que nous casse-croûtons sur Taha-Tiva, des pêcheurs nous abordent en barque pour nous proposer des langoustes. La belle aubaine ! Nous en avions rêvés pendant toute la traversée. Pour 20 €, nous achetons deux grosses bêtes que nous projetons de manger le soir même. Gilles, pour l’occasion, met une bouteille de champagne au frais. Avec Martine et Christian nous fêtons donc notre traversée, notre arrivée, les Caraïbes et l’amitié. Gilles finit ma moitié de langouste, c’est trop pour moi ! Finalement le mauvais temps a du bon !!!

37° anniversaire

Dimanche 6

Discussion intéressante avec un couple de français s’apprêtant à naviguer vers Los Roques. Nous arrivons à voir Myrtille et Jean, puis Emeric sur skype. Quel plaisir !!!

Lundi 7

Grenade fête aujourd’hui le 37° anniversaire de son indépendance. Les gens sont vêtus de rouge, jaune et vert, couleurs du drapeau national. Le défilé militaire est prévu pour 13 h, dans un stade qui doit bien pouvoir contenir toute la population de l’île. Pour le moment il est vide, nous sommes en avance et en profitons pour faire une petite promenade dans le coin. Partout, les gens nous saluent et nous répondons dignement « hello », « morning », « hi » avec un petit signe de la main. A l’heure dite, nous nous installons et attendons …1h...2h…3h…Le stade se rempli petit à petit. L’armée arrive par petites unités. Les plus chics portent uniformes blancs et casques à pointe, les marins sont seulement 15, un groupe de bérets rouges fait tâche au milieu des autres, ils viennent du Venezuela. Il y a aussi la croix rouge et des écoles militaires avec beaucoup de jeunes. Tout ce beau monde attend en plein soleil. Arrive enfin une voiture noire précédée de deux motards, puis, une demie heure plus tard une autre avec 4 motards et enfin, au nombre de motards, nous comprenons que cette fois  c’est le premier ministre qui arrive dans une voiture blanche. Je vous passe la revue des troupes et les discours qui visiblement n’intéressent personne. Sur la pelouse les jeunes filles tombent comme des mouches, plus d’une vingtaine sont évacuées. Il faut dire que c’est long… très long...De temps en temps, une bonne grosse pluie fait partir en vagues les spectateurs des premiers rangs qui se réfugient en hauteur. Nous profitons du spectacle de la foule colorée, les petites filles sont toutes plus belles les unes que les autres. Enfin, les officiels s’en vont, des danseuses antillaises déploient leurs larges jupes comme des ailes de papillon. Mais la foule se déchaine quand l’armée revient sur le terrain et, dans une chorégraphie élégante, joue les majorettes avec des fusils. La « petite guerre » aussi a du succès. Sur le terrain deux attaquants font face à une vingtaine de bons soldats, des tas de branchages simulent la jungle, les grenades crachent une fumée verte, des coups de feu retentissent, les soldats rampent et bondissent, un homme s’écroule pris en charge par les brancardiers…. Finalement les deux méchants sont tués et la foule applaudit très fort. Puis ce sont des chorales d’enfants qui se succèdent et nous rentrons car il fait nuit…

Voisinage

Jeudi 3 Vendredi 4

Un gros catamaran battant pavillon français et breton mouille juste devant nous. Après un premier contact, nous sommes invités à l’apéro du soir. Ils sont huit à bord et ont loué le bateau pour 3 semaines. Si le pavillon est breton, la charcuterie est corse et le rhum martiniquais. Chaleureuse soirée. Nous repartons avec deux sacs plein de nourriture, leur croisière s’achevant bientôt. Le lendemain, nous les retrouvons devant un « piňa-colada ». L’orchestre de steel-band joue avec enthousiasme, le 2°, style rock, fait danser tout le monde et le 3° est  virtuose de la guitare électrique. Ecouter de la musique sous les étoiles entourés de gens sympas, quoi de mieux !

Langoustes

Dimanche 30, 31, 1, 2

Rien de bien folichon. Rangement, nettoyage, bricolage et courses. Agréable baignade à la plage de Grande Anse. Nous avons décidé d’aller ce soir manger des langoustes. Nos amis Sud Africain nous ont justement conseillé un restaurant chinois, à une averse de là. Mouillés comme des rats, nous commandons avec gourmandise nos langoustes grillées. Mais, les chinois, les anglais et les sud africains n’ont pas la même conception de la cuisine que nous, et l’on nous apporte un tas de beignets (peut être à la langouste !) sans saveur et bien gras. Nous sommes déçus. Il va falloir renouveler l’expérience !