juillet 2011

Toujours pas de trésor ...

Mardi 19

Gilles va aider Aspasia à relever son mouillage coincé par 10 m de fond. Après maints efforts, ils remontent une grosse ancre cassée à la place du trésor escompté.

Mercredi 20

Ute nous invite sur son bateau « Freya » pour l’apéro,  avec 2 autres couples de français et un couple d’allemands parlant très bien notre langue.  Soirée fort sympathique, avec saucisson aux noisettes et autres délices.

Jeudi 21

Nous donnons à laver toutes les housses des coussins et banquettes, ils redeviennent nettement plus clairs. Je m’attaque aux placards et découvrent que tout le couscous et blé est infesté de bestioles indésirables. C’est tout pour les poissons !

Vendredi 22.

« La fée verte » est un superbe ketch de 15m de long, l’intérieur est un véritable appartement tout de bois vernis. Frigo, congel, machine à glaçons, déco, rien ne manque. Il faut dire que Jean-Claude et Monique naviguent depuis bientôt 22ans ! Echange de livres et de bonnes histoires.

Monsieur l’ambassadeur

Jeudi 14

Monsieur l'Ambassadeur a oublié de nous inviter aujourd’hui, mais quelques pétards de feu d’artifice éclairent notre nuit solitaire.

Vendredi 15

De 18h à 19h, au bar du ponton c’est « happy hour » ; 2 bières pour le prix d’une ! Tous les navigateurs assoiffés se retrouvent pour discuter et faire connaissance. Rencontres intéressantes et bons tuyaux…

Samedi 16 . 17

Nous attaquons la longue liste des travaux à faire avant de partir. Aujourd’hui, vérification des hublots et étanchéité de la baille à mouillage.

Lundi 18

Dans notre roman fleuve « Achat d’un billet d’avion » au chapitre «  surprise ! » nous notons que nous avons maintenant deux billets chacun pour le même vol. Nous allons vite les faire imprimer en ville.  Retour prévu le 8 aout à Lyon. Aquarelle à la terrasse d’un café, visite des beaux quartiers, nous traînons nos tongues au grès de notre humeur…

Certain rêve d'en avoir un plus gros !!!!

 

Un an. De l'écluse de l"ile Barbe à Curacao.

Mercredi 13 …..(Gil)

Un an

Le bilan technique

Ce qui n’a pas tenu : Notre cuisinière ; une des pièces permettant le mouvement pendulaire à cassée à deux jours de l’arrivée de la traversée de l’atlantique. Rupture de la drisse de spi pendant la traversée. Le point d'amure du cote D à cassé (l'anneau en bout de  delphinière s'est rompu).Le dessalinisateur ne fournissait qu’un litre d’eau saumâtre à l’heure. Coût de réparation à la Martinique 400€.

Le bateau : Jiloumé est un bon bateau ! Comportement très sain, même dans des mers formées (trois trains de vagues croisées pendant la traversée). Aucun départ au lof à ce jour. Record de vitesse 12,65 nds sous pilote automatique et forte houle. Les aménagements intérieurs se révèlent bien adaptés à notre programme de navigation. La vie à bord à 4 personnes n’a pas posé de problème. A deux nous manœuvrons sans difficulté. La cabine avant est très confortable et très bien ventilée.

L’énergie : L’éolienne convertible en hydrogénérateur c’est révélée être un excellent choix. Elle est montée en éolienne au mouillage et en hydrogénérateur en traversée. Pendant les 26 jours de navigation sur l’atlantique je n’ai jamais mis le moteur en route pour recharger les batteries. Le panneau solaire est monté fixe sur le portique. Ce n’est pas la meilleure solution car il faudrait pouvoir l’incliner pour suivre la course du soleil et avoir un meilleur rendement. Le système de contrôle de charge et décharge des batteries est un aide précieux pour la gestion de l’énergie à bord.

Communication : La VHf associée à l’AIS s’est révélée fiable et facile d’usage et nous convient parfaitement. L’Iridum (téléphone satellites) même si toutes les fonctions n’ont pas été simples à mettre en œuvre, nous autorise une liaison  téléphonique et la météo même au milieu de l’océan atlantique à milles milles de toutes terres habitées. Les liaisons internet (même s’il n’est pas toujours facile d’avoir une connexion) nous apportent beaucoup et nous aident à rester proche de ceux qu’on aime et qui parfois nous manquent. Joss fait un super travail de rédaction pour le site jiloume.fr.

L’équipage :Mamie, Jean Jules, Catherine, Marie Claude,  Myrtille, Jean, Claudinette, Marie, Gérard, Christiane, Michel, Catherine, Pierrot, Laurence et Mathieu sont les meilleurs équipiers. Jiloumé m’a demandé pendant mon sommeil « Ils reviennent  quand ? » Gil et Joss, un couple marié depuis quarante ans s’en sort plutôt bien. Joss n’a plus le mal de mer et nous nous complétons toujours parfaitement. S’il y a des nuages ils sont toujours au dessus de nos têtes, poussés par l’alizé.

La navigation : Si nous n’avons pas toujours toutes les cartes ni toute la doc (il en faudrait des tonnes puisque nous ne naviguons jamais dans les même eaux) nous avons cependant le juste nécessaire en documentation et cartes et nous nous en sortons pour l’instant assez bien avec nos cartes informatiques, nos GPS et les infos glanés par-ci par-là. Aucune erreur de nav jusqu’à aujourd’hui mais beaucoup de « tu es sure ?  Mais non ! Mais si !» avant la zone d’atterrissage.

Un an de voyage et nous approchons des portes du pacifique. Que de milles parcourus et de pays visités (beaucoup de paperasse aussi). Les rencontres les plus riches sont avec les autres navigateurs. Nous avons parlé spéléo, navigation, bouquins, cinéma, oiseaux, poissons … et de toutes les préoccupations et astuces des navigateurs aux long-cours. Les contacts sont toujours chaleureux et souvent très … «  j’arrive avec ma perceuse et mon groupe électrogène, la révision de ton moteur demain matin 9h, la météo avec l’iridium, j’amène mon ordinateur, on se retrouvera à Grenade ou aux Marquises à Panama ou en Australie ou peut-être jamais mais j’ai ton adresse mail ».

Un an de voyage ; que de paysages, de villes, de lagons ! Nous allons trop vite ? Trop lentement ? Je ne sais pas mais ce que je sais c’est que nous ne nous ennuyons jamais. Et que petit à petit nous progressons et devenons de meilleurs marins… L’apéro au couché du soleil !

 

Spanish Water

Dimanche 10 ,11 ,12 

Nous retrouvons avec plaisir le couple de biologistes sur E Capoe avec leurs trois enfants. Les autres bateaux sont principalement allemands et hollandais. L’eau est douteuse ici, nous évitons de nous baigner, aucun oiseaux dans le ciel. Le vent souffle très fort et le moindre déplacement en annexe nous trempe intégralement. Nouvelle visite à Willemstad, nouvelle pizza… Après bien des hésitations, nous trouvons enfin la Royal Marina où nous devons laisser le bateau pendant 3mois. C’est un petit chantier perdu au fond d’une baie, pas loin de la raffinerie de pétrole. Douches et toilettes ont l’air plus que sommaires. Nous verrons bien…Nous n’avons pas encore reçu nos billets d’avion ! Soirée Rami sur Aspasia.

Bonaire et Curacao

Mardi 5, 6, 7

Il nous faut 20 minutes en annexe pour atteindre l’île en face du mouillage. Là, une bouée rouge nous autorise un amarrage. Enfin nous pouvons admirer les fonds si réputés des eaux de Bonaire. Nous nous promenons au-dessus d’un très beau jardin de corail avec, en plus, un tombant outremer où des bandes de poissons exotiques nous regardent comme si nous étions dans un aquarium. Tout est calme ici, alors qu’en surface nous nous faisons pas mal secouer. Voilà, notre regret sera de ne pas en avoir vu plus. Ce n’est pas un endroit bien adapté pour les bateaux de voyage, je préfère de beaucoup les îles vénézuéliennes.

Vendredi 8

6h… C’est notre dernière traversée avant le retour en France… Bien sûre, la grosse houle de travers nous attend pour nous malmener et nous secouer dans tous les sens. Le vent est fort, la mer est blanche, pas de poisson au bout de la ligne. Six heures plus tard, nous cherchons l’entrée du chenal pour accéder à Spanich Watter. Difficile à trouver ! Nous doutons jusqu’au dernier moment. Avec la houle qui nous pousse au cul, Gilles est un peu inquiet, mais le passage est bien là et l’eau devient aussitôt calme. Il faut bien rester au centre de ce labyrinthe qui tournicote entre roches et îles. Au bout, nous trouvons les bateaux au mouillage et posons enfin l’ancre par 10m de fond. Aspasia nous rejoint 1h plus tard, sieste pour tous.

Samedi 9

En bus nous partons pour Willemstad, la capitale, faire les papiers d’entrée. C’est une jolie ville, coupée en deux par un bras de mer, avec des maisons hollandaises aux couleurs caraïbes. Entre douane et immigration, il y a bien 2 ou 3km  pour permettre aux touristes de visiter cette charmante ville et d’emprunter le pont ouvrant. Nous longeons un marché vénézuélien où fruits et légumes m’attirent irrésistiblement. Gilles, lui, cède à une impétueuse envie de pizza. Nous retrouvons la civilisation et ses tentations. Ici, les gens parlent le papiamento, le hollandais, l’anglais et l’espagnol. Nous concoctons un fameux mélange de ces deux dernières langues que nous utilisons dans une même phrase selon l’inspiration. Cela marche très bien.

Cactus

Lundi 4

Dans une voiture de location nous roulons vers le nord, partie la plus haute de l’île et parc national. La piste traverse d’immenses forêts de cactus candélabres, avec des troncs comme des arbres et atteignant 8 à 10 m de haut. Sur leurs bras, tout hérissés d’épines, cassent-croûte un tas d’oiseaux colorés, dont des petits perroquets verts et rouges. A l’étage inferieur, tapissant le sol, une autre variété en forme de raquette, vient ajouter ses piquants pour interdire toute approche, et pourtant…pourtant, des chèvres sauvages jaillissent à tous moments de ce méli-mélo d’épines. De gros iguanes et de nombreux  lézards vivent aussi là dedans. C’est un nouveau monde pour nous, une découverte… Quand la muraille de cactées s’écarte, une lagune surgit, où s’ébattent flamants roses, hérons, canards et autre gente à plume. Sur la côte au vent, la roche est à nue et sculptée par quelque artiste  génial et fou. Il faudrait une journée entière juste pour visiter ce parc, mais le temps file … Nous fonçons au sud, partie plate de l’île, royaume du sel et du vent. Au bord de la route, ont été reconstruites, les cahutes où dormaient les esclaves travaillant dans les salines.  Les bassins de décantation rivalisent de tendres nuances ; rose, vert d’eau, blanc laiteux, et juste en face la mer éclate de ses bleus violents. Très, très belle journée ….

Le sel et le touriste

Samedi 2 dimanche 3

Bonaire est un département hollandais où l’on parle le Papiamento ! Les voiliers n’ont pas le droit de mouiller l’ancre, il faut, soit aller à la marina, soit s’amarrer à une bouée (payante) devant Kralendijk. L’île vit de l’exploitation du sel et du touriste. Celui-ci vient surtout pour le kit-surf et la plongée. Pour avoir le droit de mettre la tête sous l’eau, il faut payer 10$, pour plonger avec bouteille il faut payer beaucoup plus et être encadré par un club agrée. Nous nous contentons donc de faire le tour du bateau où nous rencontrons plus de plongeurs à l’entrainement que de poissons. La petite ville est calme et s’étire le long de la mer avec toute une devanture de restaurants. Dimanche, c’est le marché des arts, quelques femmes d’un certain âge chantent en costume folklorique. L’ambiance est très kermesse !...Nous rencontrons un sympathique couple franco-hollandais qui navigue depuis 4ans dans ces eaux. Yolaine, toute pimpante, a 70 ans…Ils songent à rentrer quand ils auront atteins Panama. Nous allons surement les revoir…

Les fous

Mercredi 29 Une grande lagune au centre de l’île nous permet une belle balade en annexe au milieu de la mangrove. L’île, est principalement peuplée de fous. Les uns à pieds jaunes et becs bleus, les autres bruns. La période des nids étant passée, nous rencontrons surtout des ados, patauds, indécis, mal plumés. Aussi curieux que nous, ils se laissent approcher sans problème. Aux fous se joignent les grandes frégates, les pélicans bruns, les mouettes rieuses et les sternes. Des bruits bizarres s’élèvent de la végétation, entre cris, grincements, soupirs et croassements. Une forte odeur flotte sur l’eau peu profonde où l’on voit s’enfuir les poissons. Une trouée de verdure laisse entrapercevoir le lagon où se balancent mollement les bateaux. Rien à retoucher ! Plus tard, nous explorons le récif puis allons boire le café sur « E Capoé ». J’offre une peluche à Zoé, la plus petite des filles, qui me donne un dessin en échange. Revenue sur Jiloumé, alors que je suis en train de me dire que cette journée était merveilleuse, je vois se profiler à l’horizon un bateau gris, arrogant, avec une vingtaine de militaires à bord : Les gardes-côtes ! 1° reflexe ; je saute dans mon short et enfile un soutien-gorge. Nous attendons… Sur chaque voilier au mouillage, débarquent simultanément trois militaires dont un, décoré d’un fusil mitrailleur. Pendant que le jeune gradé remplit les papiers et nous interroge, un autre fouille méthodiquement le bateau. Ils insistent surtout sur le matériel de sécurité et vont jusqu'à lire la date d’expiration des extincteurs. La visite dure une bonne heure et pour finir il faut relever le mouillage pour leur montrer l’ancre ! Is too much ! Nous sommes bien contents de les voir enfin partir avec leurs gros brodequins et leur artillerie. Susie et Ingolf viennent vite nous voir pour commenter l’événement…Journée pleine de surprises !!! Jeudi 30 Joli coin de snorkeling, repos, nous partons ce soir pour Bonaire, ça va trop vite, mais nous avons promis d’être de retour au mois d’aout. Vendredi 1° juillet Nuit pénible avec une forte houle de travers nous empêchant de dormir. Nombreux bateaux dans le secteur. Juste avec le génois, nous filons à 6-7 nœuds. A 1h du matin, nous arrivons au sud de Bonaire. Nous sommes allés trop vite, il faut prendre le large et attendre. C’est rageant, je n’aime pas les nuits en mer ! Vers 4h, le ciel s’éclaircit un peu et nous pointons notre nez vers l’île, au moteur ! Toujours des éclairs à droite et à gauche. A 5h, le soleil se lève pour être aussitôt avalé par les nuages. A 6h, nous apercevons un autre voilier, sans doute Aspasia ! A 7h, un hélicoptère nous survole, tourne autour de nous dans un bruit d’enfer, le copilote nous fait des signes et prend des photos. Nous ne nous savions pas si célèbres ! A 8h, nous sommes amarrés à une bouée devant Kralendijk. Formalités…découverte des lieux, internet, courses, bain…etc.…

Carenero

Mercredi 22

Départ à 10h pour Carenero. Nous arrivons à peine, qu’il se met à pleuvoir. En toute hâte nous mouillons l’ancre, mais nous touchons un peu le fond. Il faut recommencer l’opération sous la pluie qui redouble. Me voilà bien rincée ! En fin d’après midi, alors que nous jouons aux cartes sur Aspasia, des pêcheurs viennent nous apporter un plein sceau de thons rouges, nous leur donnons une bouteille de rhum en échange. Ingolf les prépare aussitôt et nous les mangeons dans la foulée. Juste avant la tombée du jour, les poissons partent en chasse. On en voit sauter de tous les côtés, par endroit l’eau en bouillonne. Des centaines d’oiseaux guettent juste au dessus, et c’est la ruée… Le spectacle est impressionnant et fait presque peur, les oiseaux d’Hitchcock  ne sont pas loin…

Un bon livre ; « la délicatesse » de David Foenkinos

Jeudi 23

Le ciel est plombé, le lagon a pris des teintes pastelles. Impossible d’approcher de la mangrove, elle est défendue par une armée de moustiques fanatiques. Baignade et pluie. Gilles fait un excellent pain, Bernard en serait jaloux !

Vendredi 24

Bonne fête maman ! Soleil, balade sur l’île. Avec masques et tubas nous allons voir les dessous des palétuviers, l’envers de la mangrove. L’eau est peu profonde et étonnamment claire. Les bancs de petits poissons sont si denses que l’on croit voir des écharpes soyeuses qui s’enroulent et se déroulent entre les racines. Plus loin, près du récif, c’est l’apothéose ! Tout est ici beaucoup plus gros, les poissons perroquets atteignent des tailles gigantesques, les étoiles de mer sont géantes, les bancs de poissons n’en finissent pas, et toujours, le barracuda guette, tel le cobra !... Pendant que nous étions sous l’eau, cinq grosses vedettes, toutes hérissées d’antennes, sont venues nous encercler tels de monstrueux insectes . Fini la tranquillité !

Samedi 25

Gilles est furax, le poisson qu’il avait attrapé à la traîne s’est décroché au dernier moment. Ce sera macédoine en boite pour midi ! Changement d’île. En arrivant à la pointe d’Elbert cay un groupe de gros dauphins vient nous accueillir et nous accompagne paresseusement jusqu’au mouillage,  ceux-ci ne sont pas très sauteurs, ils dessinent juste leurs entrelacs  au devant de l’étrave. Le vent est fort et Jiloumé  gigote au bout de son ancre. Belle promenade sur la plage parmi les oiseaux.

 

Au nord de Sarqui

Samedi 18

Après une dernière visite au village et à son pittoresque aéroport, nous faisons voile vers Noronsquis. L’archipel est vaste et les îles nombreuses, il est difficile de se repérer. La passe pour entrer dans le mouillage est tortueuse, nous devons nous fier à la couleur de l’eau et nous faufiler entre les récifs. La concentration est de rigueur, un œil sur la carte, un œil sur la mer. Silence…On passe. Quelques touristes sur la plage nous abandonnent l’île en fin d’après midi. Gilles ne se sent pas très bien, il a mangé trop de saucisses de dinde pas très fraîches. Il rejette le tout à la mer et va se coucher. La nuit est entrecoupée d’orage, de vent et de pluie violente.

Dimanche 19

Le ciel est menaçant, la plage est abandonnée aux mouettes. Ballade à terre et sous mer. Les fonds sont un peu décevants. Moustiques à bord.

Lundi 20

Une heure de navigation pour changer d’île, voilà qui me va ! Nouvel ancrage au nord de Sarqui. Paysage toujours sauvage et désertique. Les tortues nagent entre nos deux bateaux. Nous explorons le récif à la pointe de l’île et découvrons un nouveau poisson hérissé de trois pics sur la tête. Les sculptures de corail prennent des formes fantasques. Avant d’aller dormir, j’organise un safari anti-moustique, j’en écrase plus de trente dans le bateau et pose une moustiquaire devant l’entrée. Je suis peut être cloquée mais je vais dormir tranquille.

Mardi 21

Nous passons la moitié de la journée sous l’eau, c’est magnifique ! Les poissons sont très gros et nombreux. Les tout petits, en nuages denses, sont tout irisés de couleurs. Je rencontre un barracuda qui est largement plus grand que moi, il n’est pas du tout effrayé par ma présence et je préfère m’esquiver discrètement. C’est un peu trop pour Susie qui retourne sur la plage. Là, un couple d’argentin s’est fait déposer en barque, on revient les chercher à 5 h. Ils sont sympas et nous discutons un moment avec eux. Sur le sable, nous découvrons des œufs, posés deux par deux. Sans doute appartiennent-ils à cette variété de petite mouette blanche qui piaille au dessus de nos têtes. Superbe journée ! A bord, les vivres frais commencent à manquer ; plus de fruit, de légume, de pain, de fromage et d’œuf. Nous attaquons les conserves. Nuit ventée.