décembre 2011

Minca

Mardi 27

Départ matinal pour Minca, paisible village sur les contreforts de Santa Marta. La route est très défoncée et les bus ne viennent pas jusqu’ici. Nous sommes à 700 m d’altitude. Ambiance bucolique. Chiens, volailles et motos se disputent la rue principale. Les gens sont aimables et souriants. Une femme nous invite à visiter sa plantation de fleurs, magnifiquement entretenue. Des enfants nous proposent de partager quelques graines de cacao, un vieil homme nous accompagne un moment. Après une heure d’agréable promenade, nous arrivons aux cascades, but de notre excursion. L’eau n’est pas franchement chaude mais, comme dit Chantal, «  ça raffermit les chaires », et l’on se sent si bien après ! Il est encore tôt, nous continuons de grimper. La végétation est belle ; bouquets de bambous, fougères arborescentes, fleurs exotiques, parterre d’impatiences. Après quelques heures, gagnés par la fatigue, nous redescendons par le même chemin, la cuisse dure et le mollet tendu. Au passage, les insectes prélèvent leur dime sur nos jambes dodues, nous laissant pour une semaine un souvenir gratatif. Un taxi nous redescend en ville où nous nous offrons un bon restau.

Le crochet

Lundi 26

 Odette, ma copine québécoise essaye de m’apprendre le crochet ! Dur, dur…

25 décembre 2011

Dimanche 25

Le réveillon d’hier était bien sympathique. Se trouvaient réunis ; anglais, suisses allemands, américains, allemands et français. Le repas était copieux et bon. Avec le niveau sonore (pas seulement !) la conversation en anglais était très difficile pour moi, alors que je voyais Gil lancé dans de grandes discutions philosophiques avec nos amis de Khaya. Un texan géant à queue de cheval fumait de gros barreaux de chaise. Quand nous nous sommes retrouvés en plus petit comité, nous avons commencé à danser et, c’est en zigzagant que nous sommes rentrés à 4 h du matin dans notre village flottant. A 13 h, tous les voileux de la marina étaient là pour un pique-nique géant qui a duré jusqu’à la nuit. Chacun avait amené un petit quelque chose (quiche lorraine pour moi) et les plats ne manquaient pas de saveurs nouvelles .La marina offrait le vin. Tout le monde était very happy !

Joyeux Noël

Samedi 24

Je pense que c’est le moment de vous souhaiter Joyeux Noel à toutes et à tous, avec un tas de trucs qui brillent, de bons petits plats, la famille, les amis, les cadeaux et les papillotes. Nous pensons bien à vous qui fêtez Noël 6 h avant nous. Ici, il est 19 h, nous allons  au restaurant avec quelques navigateurs de la marina. Nous serons vingt. Tout plein de bisous à tous et n’oubliez pas que l’on vous attend toujours …

Dépaysement total

Mercredi 21

J’installe ma modeste décoration de noël. La guirlande se casse en 3 morceaux. Toujours beaucoup de vent.

Jeudi 22

Nous avons rencontré un couple de québécois super. Nous passons une soirée en compagnie de Félix Leclerc et Gilles Vigneau, au coin d’un feu de bois, à parler de pêche sur les lacs gelés, de chasse aux lièvres et aux caribous, des rivières à saumons, de la tarte au sirop d’érable, des portageurs et de ceux qui tombent subitement en amour. Dépaysement total.

Photo de Fernando

La marche sans chaussure est plus rapide

Dimanche 18

Au campement, on trouve deux sortes de singe !

Nous prenons le chemin du retour. Il fait lourd et nous suons abondement. La marche sans chaussure est plus rapide, avec moins de risque de glissade. Comme nous avons le temps, nous faisons un détour par Canaveral, où l’on peut loger dans des cases rondes traditionnelles de haut standing. Belles plages, belles vagues. Puis, c’est le retour en taxi jusqu’à la marina où souffle un vent fou qui fait danser les bateaux. (Merci à Chantal pour me laisser utiliser quelques une de ses belles photos !) Lundi 20 Apéro géant sur Chamicha avec anglais, canadiens et français. Mélange de cultures et de boissons…

La forêt de la pluie

Samedi 17

Un bon petit déjeuné nous remet sur pied. Nous reprenons les sacs à dos et, tongues à la main, partons sur la plage où la mer gronde toujours. Nous retrouvons la forêt boueuse, prenant soin d’éviter les colonnes de fourmis rouges qui transportent sur leurs dos des bouts de feuilles découpées quelles utilisent pour la culture de champignons. Nous rencontrons de beaux papillons, des oiseaux étranges, des lézards colorés, des araignées affamées et des routards de toutes  nationalités. Petit bain à la piscina où l’eau devrait être transparente et le snorkeling merveilleux, mais c’est pas pour aujourd’hui ! Nous atteignons enfin El Cabo, lieu presque paradisiaque. Nous pensions dormir ici mais les hamacs sont franchement sales et traînent dans la boue, il y a pas mal de monde et c’est cher. Après avoir profité de la beauté du site, nous repartons vers notre précédent campement. Gil, en voulant se rincer les pieds fait tomber ses lunettes de soleil dans la mer qui les engloutie immédiatement. Nous arrivons sous la pluie, juste avant la nuit. Nous mangeons et retrouvons avec plaisir nos hamacs tout blancs. Avec nos vêtements de pluie en couche supplémentaire nous n’avons plus froid. Bercés par la pluie nous passons une excellente nuit.

Tayrona

Vendredi 16

A 2 h en taxi de la marina, se trouve l’entrée du parc Tayrona, d’une superficie de 37000 hectares.  Chantal et Jean Claude (de Chamicha) nous accompagnent. Après avoir échangé 36000 pesos contre un bracelet de papier blanc, nous empruntons, une heure durant, une route où les grands arbres nous protègent du crachin matinal. Quand le goudron s’arrête, nous choisissons un petit sentier à moitié inondé, appelé « des 9 pierres ». Il s’enfonce dans la jungle et remonte vers de superbes miradors où sont dressés des cailloux percés, objets de culte et de divination chez les indiens tayronas . Les paysages sont grandioses et sauvages, les panneaux peu rassurants. 2h plus tard, nous retrouvons le chemin principal où quelques chevaux patientent, attendant des touristes moins courageux. Les pluies récentes ont rendu la piste glissante et boueuse, certains passages, trop marécageux  sont équipés de passerelles de bois. La forêt est puissante et majestueuse, des lianes tortueuses dégringolent des arbres géants. D’énormes roches, noires et lisses, sont coiffées d’un bouquet de verdure. Nous prenons, tout d’abord, mille précautions pour ne pas trop mouiller nos chaussures, mais après quelques enlisements nous les enlevons carrément et marchons pieds nus. Le sol est doux, glaiseux, boueux, avec parfois un mélange de crottin de cheval pas très ragoutant. Nous profitons de chaque flaque pour enlever le surplus de gadoue. Nous débouchons enfin sur une immense plage où la mer, furieuse, se fracasse sur quelques imperturbables rochers. Le ciel est gris, c’est fort et violent, pas du tout caraïbe. Chantal passe trop près des vagues et se laisse surprendre, tout juste si elle ne se fait pas emporter ! Nous arrivons à Arrecifs bien fatigués. Derrière une rangée de cocotiers, une prairie accueille quelques tentes, des cabanes, un restaurant, des chevaux et un âne. Nous louons des hamacs pour la nuit. Nous mangeons à 16 h. A 18 h, rien d’autre à faire que d’aller se coucher. Nouvelle expérience ; 1° nuit dans un hamac. Pas facile de trouver sa position et j’ai froid malgré mon sweet, mon pantalon et mes chaussettes. Une luciole au plafond se prend pour une étoile, le cri d’un oiseau, le galop d’un cheval dans la nuit, le vol d’une chauve-souris, un léger ronflement…

Ce n'est qu'un au revoir Monica, Emilia et Fernando ...

Mardi 13

Nos amis chiliens ont décidé de retourner à Taganga ; « là où le temps s’arrête », pour profiter de la plage le plus longtemps possible. Après avoir bataillé avec l’ordinateur, nous allons visiter la cathédrale. Elle est très sobre et nous en avons vite fait le tour. Au détour d’une allée, nous découvrons une statue du curé d’Ars ! Je ne savais pas que sa renommée s’étendait au-delà des mers ! Je cherche toujours un timbre et c’est mission impossible. Visite décevante à l’alliance française. La pluie se met à tomber, nous rentrons dans notre coquille.

Mercredi 14

Nous allons faire de l’avitaillement à Carrefour avec J-Claude et Chantale. Passionnant… Au retour le chauffeur de taxi oublie ??? Un de nos sacs dans son coffre. Adieu beefsteaks et moutarde ! En, période de fête il faut savoir partager…Retour à bord de notre famille chilienne sous une pluie battante. Encore une saison sèche bien humide…

Jeudi 15

. Nous apprenons le naufrage d’un bateau allemand devant le rio Magdalena, un autre a cassé sa dérive et un troisième son safran. Pas de perte humaine, heureusement, mais sale coin pour naviguer.