janvier 2012

Noéline

Nous vous présentons Noéline notre petite fille adorée.

Flûtes et Harmonica

Mercredi 25

Les trois capitaines partent à la chasse sous-marine, l’esprit guerrier et le fusil chargé. Jean-Claude et Marie-Claude robinsonnent sur l’île déserte. Chantal et moi partons pour un safari photo. Gil ramène un tout petit poisson bleu, J-C et M-C, deux noix de coco, nous, langoustes et crabes à gogo, car nous avons rencontré des pêcheurs. « Rien ne sert d’aller bien loin quand on à porte-monnaie plein ». Concerto pour flûtes et harmonica sous l’œil indulgent de la lune.

Un gros requin

Lundi 23

Après avoir abandonné J-Claude au bateau et M-Claude sur une île, Gil et moi enfilons nos palmes pour une exploration du récif. A peine la tête sous l’eau, nous nous trouvons en face d’un gros requin dormeur qui est aussi surpris que nous. Mon appareil photo n’est pas réglé, je tire au hasard, dommage… Le courant est violent, nous trouvons un coin plus tranquille, Gil cherche des langoustes, je photographie. Sieste,  puis apéro avec Chantal et son maris qui ont passé la journée à recoudre leur génois.

Mardi 24

Excursion sous-marine avec Marie-Claude. Au retour, elle explique a J-Claude qu’elle a vu un bébé raie pas plus grand qu’une main !!! Voyons sœurette, c’était une raie de plus d’un mètre d’envergure, mais posée sur le fond dix mètres plus bas ! Ah bon ! Soirée avec Jean-Luc et Caroline, autour d’un rhum-vanille.

Bandero Cays

Samedi 21

Nous partons en annexe pour l’île la plus proche. La première chose que nous trouvons sur la plage, c’est la brosse que Gil a perdue hier et qui est venue s’échouer ici. Baignade et P.M.T. Journée tranquille. Nos deux mousses sont de plus en plus à l’aise pour monter et descendre de l’annexe… Mes yaourts sont très bons !!!

Dimanche 22

En trois heures de temps, par mer très calme, nous nous propulsons jusqu’à Bandero Cays, pointe ouest. Chamicha nous accompagne. Des dauphins nous accueillent à l’arrivée (ouf ! un autre vœu de M-Claude exaucé !) Les îlots devant nous sont magnifiques, les couleurs irréelles, le paysage paradisiaque ; Marie-Claude s’endort…Promenade en soirée sur l’île d’Orduptarboat d’où nous ramenons le fruit défendu ; la noix de coco.

Molas ou crustacés

Mercredi 18

Restater reste à bord. Nous trois, partons sur la petite île de Naguarchirdup, profiter de la connexion internet. L’après midi nous recevons à bord des voisins français qui viennent discuter un peu, puis Chantal, puis Viviane et Daniel.  Nous finissons la soirée sur Chamicha.

Jeudi 19

De nombreuses barques viennent nous proposer molas ou crustacés. Nous mangeons donc des crabes à midi (pour faire marcher le commerce local). Après la sieste, nous partons explorer le récif. C’est la première sortie de M-Claude avec palmes masque et tuba. Elle s’en sort très bien, les fonds ne sont malheureusement pas très poissonneux. Gil aperçoit quand même une grosse raie. L’effet du patch Scopoderme s’estompant, M-Claude se sent moyennement bien, et doit s’allonger souvent. Soirée bien sympathique sur Jamali, nous nous retrouvons une dizaine.

Vendredi 20

Un marchand de fruits et légumes, venant du continent, passe avec sa barque. C’est la ruée générale. Quel plaisir un peu de verdure ! Sur les îles ont ne trouve que des noix de coco qu’il est interdit de ramasser. Après avoir demandé maints conseils aux copines, je me lance dans la fabrication des yaourts. Je m’applique pour bien faire. Concentration maximum : faire chauffer la cocotte minute avec un peu d’eau, faire bouillir la moitié du lait, rajouter 2 cuillerées de lait en poudre etc.…Je ferme le tout, enveloppe la cocotte dans une serviette et attends… 2h plus tard, en ouvrant le frigo ; horreur !! Le petit yaourt que l’on m’a donné et qui sert de présure, est toujours là. J’ai oublié de le mettre dans la préparation ! Je suis nulle et furieuse. Je recommence tout.. Passons le restant de l’après midi sur internet où de belles photos de Noéline nous attendent. Soirée sur Bouduma qui s’en va demain pour Panama. Quel dommage !

 

Navigation sur le territoire Kuna

Lundi 16

Dés le réveil, nous partons à terre. Formalités très coûteuses ; pas moins de 180 $ entre douane, émigration et permis de navigation sur le territoire Kuna. Oups !!! Nous retrouvons avec émotion nos amis québécois de Bouduma et allons faire quelques courses sur Wichubhuala. C’est une minuscule île-village au ras de l’eau. Cahutes en bois et toits de paille où sont suspendus quelques hamacs. Les femmes kunas portent le costume traditionnel, avec bras et jambes ornés de colliers de perles multicolores. Elles ne veulent pas être prises en photos. Les gens sont de très petite taille, et la société est matriarcale. Ils doivent se marier entre eux, et aucun étranger ne peut acheter de terrain sur leur territoire. La spécialité des femmes est la fabrication des molas ; pièces de tissus savamment cousues et superposées avec des motifs très colorés. Autrefois, la monnaie d’échange était la noix de coco, maintenant, tout fonctionne aux dollars. Visite très intéressante… Nous repartons pour Lemmon Cays où le mouillage est beaucoup plus calme.

Mardi 17

A 7h du mat, deux russes nous abordent en annexe, réveillant tout le monde à bord. Visiblement, ils ne savent plus trop où ils sont, ils ont dormis sur la plage, leur bateau est à Porvenir à une heure d’ici. Après avoir appelé à la V H F et repéré la bonne direction, ils repartent…Ils vont se faire secouer car la mer est forte. Dans la matinée, Bouduma vient mouiller à côté de nous. L’estomac de M-Claude semblant aller mieux, nous achetons des langoustes que nous dégustons immédiatement. Voilà un de ses vœux réalisé ! Elle en a préparé toute une liste !!! A peine le repas terminé, voici notre ami Bruno qui arrive sur Suvarov. Le chenal n’est pas profond, avec ses 2 m de tirant d’eau, il se plante dans le sable, juste devant nous. Nous accourons pour l’aider, mais, rien à faire …Gil va chercher les québécois en renfort. Bientôt d’autres annexes arrivent de tous les points du  mouillage. Difficile de coordonner tout ce monde. Odette sert d’interprète. Nous essayons d’abord de le faire giter, puis de le pousser, puis de le tirer. Il ne nous faut pas loin de 2 h pour le dégager enfin. Belle solidarité, on ne s’ennuie pas ici !

 

Jean Claude et Marie Claude

Vendredi 13

Par Iridium, nous recevons un appel de J-Claude et Marie-Claude : Myrtille a accouché… Je pleure pendant une heure, c’est bête ! Trop d’émotions, trop de frustrations de ne pas pouvoir la serrer dans mes bras. Noéline est née, Myrtille va bien, je sais l’essentiel, mais c’est peu...

Samedi 14

Balade sous-marine, j’étrenne mon appareil photo … Le soir, apéro sur Jiloumé, nous arrosons la naissance de notre petite fille. Chantal, J-Claude, Bruno et un suisse, sont là pour partager joie et champagne. Voyages fantastiques autour d’un verre. Nous partons pour l’Inde chez Mère Térésa, puis en vélo sur les chemins du Tibet en passant par le Brésil, la Russie et j’en passe. Belle soirée…

Dimanche 15

Malgré l’aéroport fermé pour cause de travaux, Marie Claude et Jean Claude vont essayer de nous rejoindre comme convenu, à Porvenir. De notre côté, nous partons à 10 h sous un ciel gris. Trois heures plus tard deux silhouettes agitent les bras sur la plage, ils sont bien là ! Nous arrivons presque simultanément. C’est incroyable de les retrouver ici. Ils ont mis 2h, depuis Panama, en taxi, à risquer leur vie sur une route vertigineuse, puis 40 minutes en bateau face aux vagues écumantes. Après embrassades et dernières nouvelles, nous rejoignons Jiloumé. Comme le mouillage est rouleur, Marie Claude ne tarde pas à être malade.  Aie, aie, aie…

Holandes Cays

Lundi 9

Repos. Baignade sous-marine avec Chantal et J-Claude. Nous partirons demain.

Mardi 10

Départ 10 h. Pétole…Moteur. Nous avons embarqué moult insectes à bord, dont une libellule... Nous avançons tranquillement, la houle est raisonnable. Le vent se lève avec la nuit, la lune sort, toute orange des nuages. L’aube enfin…rien sur les flots. Le temps passe désespérément lentement. Nous attrapons une dorade de 80 cm qui est aussitôt mangée. Malgré la mer clémente je me sens moyennement bien. Une nuit encore…rien à faire rien à signaler. Nous traînons un peu pour arriver de jour. Dés que la visibilité devient correcte, nous trouvons notre mouillage à Holandes Cays. Joli coin. Repos, baignade. Avec Chantal, nous faisons à pied le tour de l’île la plus proche. Paysages de rêve, mais que de plastique ! J’ai honte. La pollution choque encore plus ici et me désespère. Hissons le pavillon panaméen.

Nous quittons Santa Marta

Samedi 7 ,  Dimanche 8

Quitter Santa Marta c’est comme se lâcher du haut d’un toboggan : Pas de retour possible. Comme prévu, la mer est grosse et les vagues déferlent. Sous foc seul, nous filons bon train. Au passage tant redouté du fleuve Magdalena, l’eau devient vert-jaune et se charge d’une lourde odeur de terre. Il n’a pas plu ces jours ci, et nous ne rencontrons pas de tronc d’arbre. Je reste dehors et tient bon jusqu’à la nuit. Les vagues grossissent encore, on les entend gronder quand elles déferlent autour de nous.  Jiloumé se prend pour un dériveur, le pilote a de plus en plus de mal à barrer. Dans une survente il déconnecte… Il nous faut un certain temps pour démêler le foc qui en à profité pour s’enrouler sur lui-même. Sous voile réduite, nous reprenons notre train d’enfer. Je vais de moins en moins bien, cette fois c’est moi qui déconnecte. Chaque fois que j’essaie de bouger, tout tourne autour de moi. Je n’ai plus les yeux en face des trous ! Nuit très pénible, d’énormes rouleaux nous envoient valser dans tous les sens. Nous croisons des paquebots et sommes même obligés de nous dérouter pour en éviter un. Navigant de concert avec Chamicha, il est rassurant d’entendre leurs voix à la V. H .F. Je finis par abandonner Gil .Enfin, au matin, très lentement, la mer se calme. Nous ancrons, à 10h, dans l’archipel de Rosario, au sud de Carthagène. L’eau est plate. Malgré la sieste et le bain, j’ai du mal à récupérer. Nous échangeons nos derniers pésos contre une petite langouste…

Faux départ

Mardi 3 janvier 2012

Notre départ pour les San Blas est prévu pour demain. Sur cet archipel de 360 îles, les connections internet sont rares ou inexistantes. Nous ferons donc passer des messages par Iridium. Derniers préparatifs. Avitaillement pour plusieurs mois. Les passeports sont tamponnés. Gil plonge sous la coque pour enlever les coquillages qui ont déjà recouvert l’hélice. La météo semble correcte. Nous dépensons nos derniers pesos. Adieu Colombie !

Mercredi 4

5h du matin, dernier coup d’œil sur la météo ; pas terrible ! Tout est arrimé, le bateau est prêt, j’ai pris des cachets pour le mal de mer, le moteur tourne…Au moment de larguer les amarres, Elisabeth, notre voisine anglaise, arrive en courant pour nous prévenir que, d’après son routeur, la météo est mauvaise jusqu’au Sam Blas et qu’il déconseille fortement de sortir. La prudence l’emporte. La côte a mauvaise réputation et les vagues sont hautes. Il va falloir attendre…Tout dépités, nous regagnons nos couchettes. Les médicaments faisant effet (secondaire !), je me réveille à midi. En attendant les plages désertes nous rendons visite à celle de Rodadero. Le monde et le bruit nous laissent tout abasourdis. Le sable disparait sous les tentes louées à la journée, bien alignées. Les marchands ambulants proposent tout ce dont un vacancier peut rêver, sauf le calme et la tranquillité. Sous les murailles des buildings, la ville devient un vaste marché artisanal. C’est le souk, version Amérique Latine. Les chapeaux de canne tressée font concurrence aux bijoux et sacs tissés dans un joyeux désordre. Après ce bain de foule le bateau est un havre de paix

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