février 2012

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Aquarelles de Josy

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Tobago Cays - 2011

102

Grenade - 2011

103

Trois Ilets - Martinique - 2011

104

 La blanquilla - Venezuela - 2011

105

Los roques - Venezuela - Juin 2011

106

Willemstad - Curaçao – Juillet 2011

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Tayrona - Colombie – Janvier 2012

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Sabudupored - Les Sanblas – Février 2012

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Sabudupored - Les Sanblas – Février 2012

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Coco Bandero - Les Sanblas – Février 2012

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Coco Bandero - Les Sanblas – Février 2012

Yoga sur l'île

Dimanche 27

Sur la V H F, canal 72, des anglais nous invitent à les rejoindre pour un cours de yoga sur l’île. Nous sommes une douzaine (américains, anglais, allemands et nous). C’est étrange et inattendu. Assis sur un gazon piquant, le regard perdu dans la frondaison des cocotiers, nous ouvrons nos « shacras ». Une pluie fine nous baptise, un merle se moque. « Plus décontractés que nous, tu meurs ! ». Le soir même, je suis terrassée par un rhume énorme qui me tient chaud trois jours durant…

Mardi 28

Nargana de nouveau. Après beaucoup d’attente et de patience Gil à enfin accès à internet dans le bureau du directeur de l’école. Coucou à tout le monde et merci pour vos petits messages. Voir sur le site la rubrique « galerie »

Joyeux anniversaire Emeric

Samedi 18

C’est quand même beau ! Certains îlots, arborant fièrement deux cocotiers, semblent des bulles de rêve éclatant à la surface d’un sommeil profond.

Mardi 21

A Nargana le maestro est revenu, mais il fait la sieste et de toute façon aujourd’hui c’est carnaval, pas de pain, pas d’internet. Retournons au mouillage.

Jeudi 23

Un gros bisou pour mon fiston qui me manque et JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Vendredi 24

Esnadup ; la barrière de corail en forme de cercle presque parfait, nous protège de l’assaut des vagues. Derrière nous, l’île toute bruissante de palmes, laisse s’envoler quelques blancs oiseaux. Paysage idyllique ! Sous l’eau, c’est le domaine des élégantes raies léopard. Curieuses, elles viennent tourner autour de nous quand nous palmons. Leur queue fait au moins trois fois la longueur de leur corps. C’est un régal de les voir nager ! Petit bémol ; un gros crocodile habite notre lagon. Il passe tranquillement entre nos deux bateaux, allant de l’île au récif, sans se préoccuper de nous (du moins je l’espère !)

Samedi 25

Le vieux chat de Chantal est mort, il avait 20 ans, il est enterré sous les cocotiers.                                     U ne barque kuna approche ;  c’est Briceda, accompagnée de son fils Rolando et de son mari. Je l’avais rencontrée à Green Island et lui avais promis une idée de dessin pour ses molas. Elle semble ravie de l’esquisse que je lui donne et me demande de rester à bord le temps que son homme parte à la pêche. C’est inattendu, mais je suis ravie. Petite conversation autour d’une tasse de thé et d’une crêpe. Nous nous posons mutuellement plein de questions. Elle veut voir des photos de mes enfants et aussi ceux de Gil !!! Chez tous les français qu’elle a rencontrés les couples ont des enfants différents, ah bon, nous ne sommes plus dans le coup ! Dans le village voisin, une jeune fille a disparue la semaine dernière, elle naviguait de nuit dans une barque, on n’a pas retrouvé son corps, c’est le diable de la mer qui l’a attrapée d’un seul coup ! « Et en France il y a aussi beaucoup de diables ? ». Nous rions beaucoup, elle me rassure à propos du crocodile, ici, ils ne mangent que les chiens ! Trois heures plus tard le mari revient (il pêche au harpon !) et emmène ma nouvelle copine et son fils. Temps gris, restons à bord à discuter avec Chantal et J-Claude.

Un crocodile !!

Lundi 13. Mardi 14

Nous ramenons deux beaux crabes tirés au fusil. Nettoyage de la coque sous l’œil curieux d’une colonie de bébés seiches. La Fée Verte, rencontrée à Curaçao, nous rejoint au mouillage. Pour la première fois, les montagnes au dessus de la côte, se dessinent nettement.

Mercredi 15

Retour à Nargana. A peine posé l’ancre entre Corason et le Rio Diablo, j’aperçois un crocodile qui nage tranquillement vers l’île. Je le signale à Chantal qui sort ses jumelles. Pas de doute, c’est notre 1° croco ! Courses au village. Le professeur est encore en vacances, donc pas d’internet. 

Jeudi 16

Rachetons de l’essence pour l’annexe puis repartons vers Cayo Bandero Est, à une heure de navigation. L’endroit est joli mais très fréquenté et un peu rouleur.

Vendredi 17

A 10 h, spectacle de danse pour les touristes sur la plage. Les kunas dansent à petits pas ; rondes, marches, entrecroisements. Ils s’accompagnent de maracas, de flûtes en bambou, frappent dans leurs mains et ponctuent le tout de quelques cris rauques. C’est simple, un peu lancinant et nous renvoie à la forêt profonde. Le spectacle dure 1h et nous sommes contents de découvrir une nouvelle facette de ce peuple discret. A  la tombée du jour nous participons à un repas organisé avec d’autres touristes américains. Pas très chaleureux ! C’était notre journée « gentils touristes ».

 

Tour de l’île de Subudupored à pied.

Lundi 6

Bien que l’on ne rencontre pas de gros poissons, le récif corallien est assez riche. Aujourd’hui nous voyons deux petites langoustes, des crabes, des crevettes cavernicoles et, chose assez rare, un hippocampe orange. Le ciel se couvre, le temps est maussade, il crachine.

Mardi 7

Tour de l’île de Subudupored à pied. Comme partout, sur 2 ou 3 mètres de large, s’étale une bande d’objets en plastic que la mer ne digère pas et revomit sur la plage. Cela casse le mythe de l’île de rêve ! Pas question non plus de faire bronzette sur le sable doré, les «  invisibles » sont là pour vous rappeler que vous êtes de la chaire fraîche et délicieuse. (Tout ça pour vous consoler de la froidure, croyez moi, vous êtes bien dans le frimas hivernal !)

Mercredi 8

Sur un îlot désert nous brulons nos poubelles et, par la même occasion, nettoyons la plage de tous ses plastics. Les hommes décortiquent des noix de coco que nous grignotons sur place tout en surveillant le feu. Il fait frais (Gil : 28°C).

Jeudi 9                                                                                                                     

Le soleil se montre enfin, ainsi que deux dauphins. Nous retournons sur l’île enlever toutes traces de  feu et installer notre salon de coiffure. Gil fait son apprentissage et me gratifie d’une coupe que je qualifierais de « catastrophe naturelle » (Gil : même pas vrai) ! Promenade le long du récif, soirée cinoche…

Vendredi 10. Samedi 11. Dimanche 12

Jamali vient nous rejoindre au mouillage. Belle journée, belle soirée sur Jiloumé. Des vendeurs kunas, dans leurs barques, nous proposent régulièrement de la nourriture. Nous ne mourrons pas de faim ! Le dessalinisateur nous fournit de l’eau douce, les îles ; des noix de coco, la mer ; poissons et langoustes (enfin, pour certains !!!) Il y a plus malheureux que nous ! Fabrication d’un sac pour ranger palmes et masques, aquarelles pour moi.

C’est le grand jour

Samedi 4

A l’agence de l’aéroport, même rengaine ; repasser ce soir… c’est usant. Nombreuses rencontres aujourd’hui. D’abord un paysan en barque qui veut vendre ses bananes. C’est son anniversaire (59 ans) il a envie que l’on s’intéresse un peu à lui, nous discutons un moment, il nous demande une bière et repart tout content. A terre, nous rencontrons un groupe (chilien, coréen américain allemand) avec qui nous taillons la bavette. Bien sûr le coréen nous prend en photo, nous n’osons pas lui demander le dollar traditionnel en échange ! Puis c’est un couple franco-argentin bien sympa qui part vers la Colombie. Enfin un vieux kuna, un peu rond, avec trois chapeaux sur la tête nous prend dans ses bras en répétant « bonjurcomoçàva » avec de grands éclats de rire. Le temps passe vite…Sur Jiloumé, ce soir, repas avec Chamicha pour arroser le départ de nos deux « rentraterre » : Poulet pâtes, un vrai festin !

Dimanche 5

C’est le grand jour, J-C nous réveille à 6 h. Les bagages sont prêts. A 7h 30 nous sommes sur le quai à attendre le bateau- navette qui doit les emmener sur la piste d’atterrissage. A 9h l’avion arrive et embarque aussitôt nos valeureux marins, prêt à affronter les rigueurs de l’hiver. Adieu cocotiers, baignades, langoustes et soirées sur la plage au clair de lune, mais J-C à le sourire, il l’a eut son avion ! Nous repartons vers de nouvelles îles désertes, petit exercice de « bananes à la mer » pour récupérer notre régime tombé à l’eau. Maintenant Jiloumé et Chamicha se balancent mollement sur les flots turquoise, ce soir nous nous contenterons d’une langouste.

Gil est à la diète

Mercredi 1° février

Ce matin Gil n’est pas bien, grosse crise d’aérophagie. Il reste couché. Avec Chamicha allons faire un tour sur l’île de Kugaladup. En chemin croisons 4 beaux vaisseaux portugais (variété de méduses dangereuses appelées aussi physalies). On dirait des chaussures de bal oubliées par quelque cendrillon. Nous dégustons nos langoustes pendant que Gil est à la diète.

Jeudi 2

Visite au bateau Jason qui nous donne  de précieux renseignements sur la traversée du canal de Panama. Soirée sur la plage avec tous les français du mouillage. Nous sommes une quinzaine. La lune  daigne se montrer entre deux nuages, la nuit est calme, l’onde transparente, nous rentrons à la rame pour ne pas troubler cette sérénité.

Vendredi 3

Ma sœur veut faire une dernière plongée. Nous partons entre filles. Jolis poissons, mais l’eau est fraîche et les vagues nous secouent un peu. Avant que M-Claude ne vire au vert citron,  rentrons à palmes rabattues. Il était temps ! Retour à Nargana au moteur, c’est M-C qui barre, championne !!!

L’église est ouverte

Dimanche 29

Dernières courses. L’église est ouverte, nous entrons. Une religieuse vient vers nous, c’est elle qui assure l’office. Elle a vécu longtemps au Mali, est bien bavarde ce qui ne nous dérange pas vu que nous avons tout notre temps…Départ en début d’après midi pour Green Island à une heure de là. Joli mouillage face à l’île. Délicieux repas du soir sur Chamicha, avec au menu ; poulet à l’estragon. Légère pluie nocturne.

Lundi 30

A peine réveillés (9 h), une française nous aborde pour vendre ses bijoux en noix de tagua (ivoire végétal). Elle vit ici sur son bateau depuis 8 ans ! Puis ce sont des crabes que nous achetons aux pêcheurs locaux. Pour finir une kuna vient nous vendre ses molas. Elle est très sympathique et nous lui en achetons deux. Plus tard nous allons lui rendre visite dans sa hutte où elle habite une semaine sur deux. Elle est justement en train de coudre et nous explique qu’il lui faut environ un mois pour fabriquer un mola. Tour de l’île à pied. La lumière est mordorée et les palmes brillent sous le soleil, c’est superbe…

Mardi 31

Visite de Jamali. Ciel gris. Plongée en eaux troubles. Repos. Apéro avec Chamicha. Dégustation de carangues achetées aux pêcheurs.

 

Pour quelques dollars

Vendredi 27

Pour quelques dollars il est possible d’avoir une connexion internet dans l’école. Pendant que Gil s’acquitte de cette tâche, nous retournons à l’aéroport. Le secrétaire n’arrive toujours pas à correspondre avec Panama ; l’angoisse augmente … l’après midi, promenade tranquille en barque sur le Rio Diablo. Jolis paysages luxuriants, oiseaux colorés, les indigènes viennent ici chercher de l’eau douce, laver du linge ou se baigner. Nous en faisons autant. Retour à l’agence, on nous promet une solution pour demain matin...

Samedi 28

Enfin la réservation est faite pour un vol le 5 février. Jean Claude est moyennement confiant… Au fronton d’un bâtiment on peut lire « Maternidad ». Marie Claude intriguée voudrait bien entrer. Le médecin nous reçoit gentiment.  MC : « Cet hôpital des îles très ventilé est succinct mais propre : 2 bureaux,  3 lits, 1 berceau cassé, un appareil radio. Tout ce mobilier a dû être moderne il y a moult années. Deux infirmières et un médecin assurent la bienvenue, sous le soleil panaméen,  d’une cinquantaine de bébés par an et répondent aux petites urgences. Si les cas sont plus compliqués il faut aller à Panama city : 2H de bateau + 2h de piste de montagne (grand huit et montagnes russes assurés). Les soins sont gratuits pour les mamans et les enfants. Ce poste médical pratique aussi une éducation sanitaire sur l’hygiène ; les nouveaux modes de vie, model américain, cohabitent mal avec les habitudes ancestrales de tout jeter à la mer, les détritus non dégradables s’accumulent. Par ailleurs diabète et cholestérol font leur apparition. La population sur les îles est jeune (50% moins de 25 ans) souriante, paisible et accueillante. Ils adorent la musique. » Pour clore la journée, restaurant offert par MC et JC.

Mouillage devant l’île de Nargana,

Jeudi 26

Petite navigation de deux heures très tranquille. M-C est en pleine forme. Mouillage devant l’île  de Nargana, reliée à celle de Corazon de Jésus par un pont. Impossible de faire plus plat ! Seul inconvénient, le bruit d’un générateur qui alimente l’île en électricité. Première visite à terre. Nous cherchons les bureaux de l’aéroport. L’employé prend consciencieusement les noms, la date, le numéro des passeports, mais n’arrive pas à joindre le bureau des réservations à Panama. Il faudra donc repasser ce soir. Les maisons du village sont tournées vers l’intérieur de l’île. Sur le pourtour de celle-ci on peut voir quantité de petites constructions sur pilotis au dessus de la mer. Ce sont l’équivalent de nos « cabanes au fond du jardin » version Kunas. Une dizaine de micro-magasins proposent quelques rares marchandises. Il faut tous les visiter pour réussir à remplir son cabas. Sur une place, la jeunesse joue au volley. Je n’aime pas les ballons ! Celui-ci me frappe par surprise en plein sur la tempe. Je vacille, me raccroche à Chantal, suis complètement sonnée. Il me faut un bon quart d’heure pour récupérer. Le danger ne vient pas toujours de la mer !...Retour à l’agence, rien de nouveau. J-C s’inquiète…