avril 2012

Pluies et orages

Lundi 23

Pluie, orage.

Jeudi 26

Il a plu trois jours durant. Les réservoirs sont pleins, mais plus question de faire de la lessive, le linge ne sèche pas. Les kunas ne doivent pas être à l’aise dans leurs huttes de palmes, la moitié de l’île est inondée. Pour passer le temps, nous commençons nos journées par une heure de gymnastique, suivie d’un bain puis d’un bon déjeuné.  J’ai fait une délicieuse gelée de maracujas (fruit de la passion). Nous guettons les éclaircies pour mettre le nez dehors, ou aller voir les copains. Chantal nous prête sa clé 3 G qui nous permet de capter internet. Le reste du temps, c’est lecture ou bricolage.

Vendredi 27

Une éclaircie nous permet de retrouver les équipages des autres voiliers français pour une baignade sur la plage. Cela fait du bien de sortir du bateau, de se dégourdir les jambes et de papoter un peu. Mais le ciel menace et nous rentrons vite dans nos coquilles respectives.

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Les grandes raies sont toujours là

Mardi 17

La mer s’est levée, de grosses vagues déferlent sur les récifs. Les courants sont violents. Nous limitons nos balades sous-marines, mais les grandes raies sont toujours là, parfois très très proches...

Jeudi 19

Une pluie violente nous réveille. Nous sautons aussitôt sur le pont, nos bouteilles à la main pour récolter un maximum d’eau douce. Aujourd’hui, lessive donc. C’est aussi journée poulet car la « lancha » de ravitaillement passe dans le mouillage. Nous en achetons un presque chaque semaine. Avec carottes et oignons, il nous fait au moins quatre repas. Apéro de luxe sur Samiréna, offert par Michelle et André.

Samedi 20

Je fais une infidélité à Jiloumé pour voguer sur Chamicha. Nous allons « en ville », à Wichubhuala exactement, faire quelques courses. L’île est proprette mais sans aucune verdure, les gens toujours aimables, le pain est très bon. Le temps est en train de changer. Quand nous ne sommes pas dans l’eau, nous nous refugions au frais à l’intérieur du bateau (33,7 au moment où j’écris). Le tonnerre roule sur l’horizon, la saison des pluies s’annonce…

Aéroraie

Lundi 16

Le vol retour se fera peut être en raie léopard, nous nous entraînons….Pensons arriver à Lyon le 26 mai et resterons 3 mois.

Montage réalisé par Chantal de Chamicha

Pour nous la vie est toujours belle

Jeudi 12

 Pour nous la vie est toujours belle, nous profitons des fonds sous-marins et avons observé, hippocampe, sole, bébé raie, crabes, langoustes et autres merveilles non nommées. Nous visitons l’épave locale qui nous rappelle les difficultés de la navigation dans ces zones. Pour marcher un peu nous parcourons les îles une fois dans un sens, une fois dans l’autre. Toujours des rencontres intéressantes parmi les voiliers de passage.

Chichime

Mercredi 11

Nous voici à Chichime, entre Uchutupu Pipigua et Uchutupu Dumat. Je donne les noms juste pour le fun car je doute que vous nous trouviez sur une carte. Les familles qui vivent ici pendant  environ 3 mois sont désignées par le « congressso » qui établit un tour de rôle. Elles sont chargées d’entretenir les lieux et de ramasser les noix de cocos. La vie est plus facile sur les îles que dans la forêt, les femmes peuvent vendre leurs molas aux touristes et les hommes leurs poissons. Certain ne reviendrons que dans cinq ans. Les « cabanas » sont en palmes tressées, il y en a une pour dormir, avec des hamacs et quelques sièges et une autre réservée à la cuisine. Dans cette dernière se trouve la traditionnelle râpe à coco et le feu où grille le poisson recouvert d’une tôle pour faire four. Le pain est parfois cuit dans un fût renversé, il est bon…Sur chaque île en creusant un peu, on trouve de l’eau douce. Je n’ai vu que trois sortes d’oiseux, des merles, des petits rapaces et des oiseaux d’eau. Voilà pour la vie des Kunas

Les éclaires courent au raz de l’eau

Lundi 2 avril

Chantal et J-Claude sont partis à Panama pour une semaine. Gil, a été terrassé trois jours durant par une forte diarrhée mais, que ses fans se rassurent, il va mieux maintenant. Pendant ce temps, j’ai commencé à repeindre le cockpit et un petit bout du pont, mais, par manque de matériel, je suis obligée de m’arrêter là. Balade sous- marine avec notre voisin Christophe qui, chose rare, a un bateau plus petit que le notre. Histoire de faire un peu d’exercice j’ai aussi grattée la coque, une grande raie léopard est venue me regarder travailler. Aujourd’hui nous allons sur l’île pour consulter nos messages sur internet, j’espère qu’il y en aura beaucoup… Premiers coups de tonnerre cette nuit, prémices de la saison des pluies

Mardi 3

Ce matin Christophe part à la chasse sous-marine sur sa petite annexe propulsée par un moteur électrique. Comme ses batteries sont très faibles, il rame ...Le temps est gris, la pluie s’en mêle, le clapot se lève, le vent tourbillonne. Je commence à m’inquiéter, cela fait plus deux heures que notre amis est parti et je l’imagine  mal revenir à la rame contre le vent. Gil n’est pas pressé de voler à son secours surtout que la visibilité diminue et que la pluie redouble. Sur mon insistance il se décide enfin, vêtu de sa combinaison de plongée. A peine s’est il éloigné qu’un véritable déluge s’abat sur nous. Le tonnerre éclate et les éclaires courent au raz de l’eau. C’est pour Gil  maintenant que j’angoisse. Je me refugie à l’intérieur par crainte de la foudre tandis qu’il affronte la tourmente. Une demie  d’heure plus tard, ils réapparaissent enfin, l’un poussant l’autre .Tout va bien, ils ont juste failli ne pas se voir. Gil enlève au moins 20 litres d’eau de l’annexe.

Mercredi 4

Beau temps. En plongée nous découvrons une nouvelle variété de poisson (Bourse Graffiti) qui pose complaisamment pour la photo. Profitant du temps calme, nous explorons l’épave du voilier qui gît sur les coraux. Les « Chamicha » sont revenus. Rendez vous ce soir sur leur bateau pour le récit de leurs aventures panaméennes.