mai 2012

Green turtle cays marina

Lundi 21

Cela fait une semaine que nous sommes à la marina à travailler comme des bêtes pour préparer notre départ. Nous frottons, aspirons, lavons, rangeons et suons beaucoup. Les insectes nous assaillent en permanence, mettant notre peau et nos nerfs à vif. Les coutures du bimini lâchent les unes après les autres, les fils étant rongés par le soleil. Chantal nous sauve en réparant tout cela avec sa petite machine à coudre. La marina est loin d’être terminée, elle fait partie d’un vaste projet incluant maisons de luxe, ranch et golf. Pour le moment, nous n’avons que l’eau (entre 40 et 50°), l’électricité et internet mais ni toilette ni douche. Nous sommes pratiquement seuls, tout autour c’est la jungle avec beaucoup d’oiseaux et une belle végétation. Le plus proche village est à sept km par la piste, il faut donc appeler un taxi pour s’y rendre. Beaucoup de fatigue, Gil a mal au dos.

Mardi 22

Nous prenons une journée pour aller à Porto Bello afin de régulariser nos papiers avec la douane. Taxi + 1h d’attente+ 1h de bus. Le douanier n’est pas là  nous l’attendons 3h. Quand il arrive enfin, un sandwich à la main, en dansant la rumba, les formalités sont vite expédiées. Nous en profitons pour visiter la petite ville, l’église et son célèbre Christ noir et un restau sympa. Demain nous partons pour Panama City, abandonnant Jiloumé aux hirondelles qui n’attendent que notre départ pour nicher dans son gréement.

Retour à Porvenir

Mardi 14

Retour à Porvenir pour accomplir les formalités de douane. Cette fois personne ne nous attend sur la plage. Nous en profitons pour prendre du pain à la boulangerie de l’île voisine. Visite du microscopique musée où une jeune fille apprend à tisser sous l’œil attentif d’une grand-mère. Le mouillage roule toujours un peu.

Mercredi 15

Prêt à partir pour 8 h, nous peinons à relever la chaîne qui est trop vrillée. Soudain Gil s’aperçoit que l’eau de refroidissement du moteur ne sort plus à l’arrière. On stop tout, mais c’est déjà trop tard, la pompe à eau de mer est en miettes ! Il faut 2h de temps à Gil  pour la changer. Premier essai, tout fonctionne ! Nous partons à moitié rassurés. Une heure plus tard c’est le pilote qui fait des siennes, nous devons également le remplacer. La houle est longue et régulière comme une profonde  respiration. Quatre heures plus tard nous arrivons en vue de la baie où doit se trouver la marina, nous nous faufilons entre des récifs où déferlent les vagues et trouvons enfin l’entrée. Journée forte en émotions.

Big fish

Mercredi 9

A l’intérieur du bateau, au frais, il fait 34°. Pas assez d’énergie pour mettre le frigo en route. Le dessalinisateur tourne une heure par jour produisant 5 litres d’eau potable. Les fruits et légumes ne se conservent pas longtemps. Les charançons ont attaqué les pâtes. On en jette un paquet, on en trie un autre. Plus de sucre, bientôt plus de thé et de farine, il est temps de rentrer…  Au détour d’un récif, je rencontre un joli requin dormeur qui fait sa sieste sous un rayon de soleil, on a presque envie de le caresser.

Jeudi 10

Nous achetons un balaise poisson. En début d’après midi nous partons tous les quatre sur la plage pour préparer notre barbecue. La journée est belle, nous sommes bien sous les palmes, le poisson est délicieux. Le jeune gars qui l’a pêché vient discuter avec nous. On ne peut pas rêver de journée plus sereine. Même les nonos font une pause. Nous rentrons au coucher du soleil…Après le film du soir le vent se lève, l’orage se déchaine. Nous transvasons nos bidons d’eau sous un ciel tout illuminé d’éclairs. La tourmente est si violente que Chamicha dérape et dérive sur nous. Alerte à Miriadadup… La collision est évitée de justesse, mais les éléments ne se calment pas pour autant…Toute la nuit, nos amis vont faire des tours de garde pour nous éviter et ne pas déraper vers les récifs. Vraiment violent ces orages ! (le lendemain ils s’apercevront qu’une palme était prise en travers de l’ancre, l’empêchant de bien se planter)

Nous mouillons à Miriadadup

Lundi 7

Le ciel est dégagé au dessus de nos têtes, nous filons plein Est jusqu’à Miriadadup où nous mouillons face à quelques huttes kunas .Une heure plus tard, des trombes d’eau s’abattent sur nous puis poursuivent leur chemin. Très beaux récifs coralliens toujours plein de surprises. Coucher de soleil des plus réussi…

Mardi 8

Plus de pain, plus de crackers, crêpes donc au petit déjeuné. Le ciel est en grande partie bleu, pas un souffle d’air pour faire frémir les palmes. Promenade à terre. Trois communautés différentes se partagent  cette petite île, soit 18 adultes, 4 enfants, 3 chiens, 2 poules. Quelques fleurs et bananiers ont été plantés. Dans un coin, un cochon scrute l’horizon avec, dans les yeux, une envie d’évasion. Les femmes se balancent nonchalamment dans leurs hamacs, cousant quelques molas. Je donne à un petit garçon ma dernière peluche. Les hommes sont à la pêche. Quand les prises sont spectaculaires ils sont fiers de venir nous les montrer. La communauté la plus proche de nous est là pour un an, l’autre, au bout de l’île pour six mois. Tous sont chargés d’entretenir la cocoteraie et la portion de terrain qui appartient à leur village.

Joss, un hors d’œuvre !!!

Jeudi 3

Quelques dauphins viennent nous rendre visite. Promenade sous marine avec Chantal en fin de journée. C’est l’heure du casse-croute chez les poissons. Rencontre avec un petit requin. J’ai bien cru qu’il me prenait pour un hors d’œuvre. La photo est flou, pas le temps de faire des réglages…Tarte à l’oignon pour l’apéro.

Vendredi 4

Pluie, vent, vagues, aquarelle, cinoche. Nous ne sortons pas du bateau aujourd’hui.

Samedi 5

Profitant d’un temps plus clément nous brulons nos poubelles sur l’île déserte. Coupe de cheveux pour Gil. Sous l’eau, une grosse murène verte aux yeux bleu et un énorme coquillage que j’hésite à ramener.

Dimanche 6

Pendant que les hommes glandouillent, avec Chantal, nous partons de l’autre côté de l’île, explorer le récif. Une ENORME raie pastenague, large d’au moins 1m 50 est posée sur le sable. Ses yeux, enfoncés au fond de deux grands trous, sont impressionnants.  Nous restons autour d’elle un grand moment. Une léopard nous faut une brève visite, nous sommes comblées. Au  retour ; langoustes et petit serpent de sable. Ce soir, nous arrosons le départ de notre ancien président…

Le tour de Waisaladup

Mardi 1° mai

En fin de journée, nous partons faire le tour de Waisaladup. Faute de muguet nous trouvons un petit arbuste à fleurs orange. Les fleurs sont tellement rares ici que j’en suis toute émue… L’intérieur de l’île est couvert de cocotiers, sur la plage au vent toujours des chaussures par centaines et des bouteilles en tous genres. Tout au bout, six ou sept huttes avec les incontournables vendeuses de molas. Je retrouve la petite fille à qui j’avais donné un lapin en peluche la veille, elle le serre sur son cœur. Un homme est en train de décortiquer des noix de coco avec une grande pince. Il la plante dans la fibre puis écarte, la noix est ainsi libérée. Rapide et efficace ! Cette famille s’en va demain, une autre la remplace pour six mois. Des chemins bien tracés mènent au trou d’eau ou à la plage. Nous discutons avec un ado de 16 ans et ses petits frères, l’école n’a pas l’air d’être un souci ici. Nous profitons d’un beau mais rapide coucher de soleil.

Mercredi 2

Cet te fois nous tournons autour d’Acuakargana. L’île est à l’abandon et donc beaucoup plus sauvage. Récolte de noix de coco. Apercevons deux fous, deux pélicans et entendons roucouler une tourterelle. Le temps est gris.

Holandes Cays ouest

Samedi 28

Nous nous faufilons entre les récifs, affrontons la grande houle du large et parvenons à l’ouest d’Holandes Cays. Seulement deux bateaux au mouillage, enfin un coin tranquille. Les fonds ont l’air superbes. Je suis contente de découvrir un nouveau coin de paradis. Hé oui, même au paradis on a encore envie d’aller voir plus loin !

Dimanche 29

Les fonds sont effectivement beaux, on se déplace au dessus d’un labyrinthe de vallées et de grottes formées d’une grande variété de coraux. Assez peu de poissons, mais j’ai la chance  de tomber sur une énorme bête, style mérou, grise, avec une gueule garnie de dents pointues…pas très sympathique. Pluie nocturne.

Lundi 30

Soleil. Enfin, nous retrouvons des tortues, je pensais qu’elles avaient toutes été mangées ! Rencontre avec un paisible diodon, une raie, une sole, des calamars etc.…