septembre 2012

LES CRAPAUDS DE MER PEUVENT-ILS COASSER SOUS L’EAU ?

Vendredi 28 septembre

Voici maintenant trois nuits que, sur le coup des trois heures du matin, nous sommes réveillés par des bruits étranges. On dirait qu’un appareil se met en route, une sorte d’alarme, comme si une dizaine de crapauds mécaniques coassaient de concert. Ça enfle, s’éteint, recommence. Nous cherchons de partout, impossible de déterminer d’où vient le son. C’est la coque complète qui résonne. Nous ouvrons tous les placards, vérifions chaque appareil, soulevons les matelas, déplaçons les objets, collons notre oreille sur chaque cloison, sans succès. Très, très énervant…Nous sommes obligés de nous recoucher sans avoir découvert l’origine du bruit. De l’extérieur, on n’entend rien.

Samedi 29

Longue baignade d’un bateau à l’autre avec les « Baloo ».A tout hasard je demande à Cynthia si elle n’entend pas, la nuit, des bruits bizarres. « Si, on dirait des crapauds ! ». Ah, je vais enfin pouvoir dormir tranquille, rien de détraqué chez nous, les sons viennent bien de la mer ! Fidèles lecteurs, pouvez vous vous renseigner pour moi ; LES CRAPAUDS DE MER PEUVENT-ILS COASSER SOUS L’EAU ? Le débat est ouvert. A 17h, retour de Gil en annexe, sous l’orage.

Ouga bouga dans le mouillage !

Dimanche 23 septembre

Gil branche le narguilé de J-Claude sur notre bouteille de plongée pour pouvoir nettoyer plus facilement entre les deux quilles. Le bateau n’a plus sa grande barbe d’algue, mais il lui reste encore une couche de poils noirs qui ne partira qu’avec l’éponge métallique.

Lundi 24

Avec Cynthia, Richard et leur fils, soirée jeux sur Jiloumé. Après une partie acharnée de Dobble le mouillage retentit de nos cris et hurlements durant un défi au Ouga Bouga…

Mardi 25

Dans le bus qui nous transporte vers Colon un prédicateur, bible en main, harangue les passagers. Il fait le clown, grimace, hurle, tape du pied, menace, et la foule répond docilement « amen ». Pour finir, il sort de son sac des paquets de bombons qu’il vend, peut être au profit de son église. Et, ça marche !!! Après une heure et demie de route nous arrivons au super marché. Nous remplissons trois pleins chariots de courses et Cintia idem. C’est l’effervescence autour de nous ! Avec la somme que nous laissons nous avons droit à un retour gratuit en camionnette jusqu'au mouillage.

Mercredi 26

Les caramels achetés hier sont au lait … de chèvre ! Spécial !!! Petit apéro du soir sur Jiloumé. Quelqu’un vient nous proposer du poisson (deux tasards). Chantal les vide, Gil les cuisine, ils sont  mangés dans la foulée.

Jeudi 27

Promenade à pied jusqu’à Panamarina. Pendant que les machines à laver tournent nous mangeons chez le français de la marina. Retour en annexe avec Chamicha à travers la mangrove.

 

Nous retrouvons le monde des poissons.

Lundi 17 septembre

Gros coup de vent sur Linton bay. Les bateaux autour de nous sont sur bouées et n’évitent pas de la même façon que nous. Pour ne pas les heurter nous reprenons notre mouillage, une fois, deux fois, trois fois… Mais sur ce fond de boue, l’ancre n’accroche pas. Nous finissons par nous loger plus au large où l’espace est moins encombré mais le mouillage plus rouleur.

Mardi 18

Calme plat, soleil. Nous donnons à un voilier notre bimini et notre lazy bag à réparer. Les fils sont mangés par le soleil. Nous trouvons à faire reremplir nos bouteilles de camping gaz. Ouf ! Il était temps !

Mercredi 19

Bricolage toujours. Gros orages pendant la nuit. La saison des mangues est terminée, nous découvrons de nouveaux fruits ; les ramboutans, variété de litchis poilus.

Vendredi 21

Il pleut jusqu’à midi, nous en profitons pour dormir. L’après midi étant plus clémente nous partons visiter Isla Grande. Longue de 5 km pour 1 de large cette île est très populaire chez les panaméens qui viennent passer là leurs fins de semaine. Pour nous elle n’offre pas grand intérêt, un village, une petite plage quelques jolies villas et des hôtels fermés. Chantal dit que si l’on mettait une dizaine de suisses ici l’île deviendrait très mignonne, mais pour l’instant, rien d’époustouflant.

Samedi 22

Sympathisons avec nos voisins français sur Baloo, un jeune couple avec un garçon de 5 ans. Avec eux, première plongée sous marine. Malgré une mer un peu chahuteuse c’est avec bonheur que nous retrouvons le monde des poissons.

La coque ressemble à un rocher

Vendredi 14 septembre

Tout est en ordre. Enfourchant notre fier destrier nous partons pour Linton, à deux heures vers l’ouest. Mais la bête renâcle, ses maîtres ne l’on pas assez bien bouchonnée. Malgré 1500 tours dans le ventre elle se traîne à tout juste deux nœuds. Nous atteignons donc le mouillage 5 h plus tard. Beaucoup de bateaux par ici, beaucoup de français (normal, c’est gratuit !). Nous retrouvons Chamicha. L’eau n’est pas des plus limpide. Derrière nous, sur la berge, broutent deux poneys, une vache normande et… un dromadaire !! ! L’île Linton à notre droite est habitée par trois singes atèles laissés là par une expédition scientifique. Au fond de la baie, un village, un bar, une route, tout autour ; la jungle. Impressionnés, nous entendons au loin les cris rauques des singes hurleurs, et plus près, les perroquets qui jasent. Calme est la nuit.

Samedi 15

La coque ressemble à un rocher, l’hélice est toute engainée de coquillages. Beaucoup de boulot en perspective… J-CL et Chantal nous emmènent en annexe jusqu’au restaurant de Panamarina , réputé pour ses entrecôtes. Pour cela, il faut traverser la baie et s’enfoncer dans la mangrove, sous un tunnel  de palétuviers. On est toujours un peu fascinés par ce monde de reflets et de faux semblants. Le ciel est dans l’eau, les racines aériennes et la terre se noie. Tout est mouvant mais parait immobile. Comme dans une cathédrale on baisse instinctivement la voix… Puis l’on débouche sur la mer et s’est la marina. Délicieux repas, merci J-Claude ! Nous retrouvons Franck, rencontré à  GreenTurtle. Journée paisible.

Dimanche 16

Le moteur de l’annexe ne veut plus démarrer. Franck vient à notre secours, puis Jean-Claude. A eux trois, après plusieurs démontages et remontages, ils viennent enfin à bout de la bête. Tout fonctionne à nouveau. Un apéro s’impose. Chaud ! La bouteille de rhum y passe…

Premier bain de mer

Mardi 11 septembre

36° au frais dans Jiloumé.                                                                                                                                                    Premier bain de mer…Un délice. J’ai enfin fini de nettoyer l’extérieur du bateau. Gil bataille avec internet.                                                                                                                                                          Il nous manque un pare battage  Nous commençons à parler avec nos voisins américains, ils naviguent dans les Caraïbes depuis 10 ans     Hier soir au petit bar sur la plage, nous avons rencontré un beau skipper français, sympa de surcroit. Sur son tee-shirt on pouvait lire « Pourquoi apprendre l’américain alors que bientôt tout le monde parlera breton »…

Mercredi 12

Nous voici de nouveau criblés de piqures de « nonos ». Nous progressons, nous avons trouvé quelqu’un pour nous avitailler en pain et en bouteilles d’eau, c’est déjà ça ! Ce soir le restaurant offre sa tournée, c’est l’occasion de bavarder avec les gens des bateaux alentour ; un suisse allemand, un hollandais, des américains et un allemand. Dur, dur…

 

Panama le retour

5 ,6 septembre 2012-

Pas de problème pour le vol retour, juste un peu de stress au passage de la douane, avec nos 5 boites de foie gras, nos 3 saucissons, notre bouteille d’Antésite, nos 2 turrons, notre paquet de Carambars et nos petits fromages de chèvre de St Igny… Mais personne ne nous a inquiété. La pluie nous attendait à l’arrivée. A l’hôtel nous avons retrouvé, avec plaisir, Chantal et J-Claude venus récupérer leurs colis. Au restau, pour se remettre dans l’ambiance, ce fut riz au poulet pour moi et poulet au riz pour Gil… Panama est toute hérissée de grands buildings qui narguent de leur hauteur les quartiers miséreux qui s’étalent à leurs pieds. La vieille ville est en cours de restauration et les travaux pour le futur métro rendent la circulation impossible. Dans la rue, hommes d’affaires, indiens et noirs se croisent sans trop se mélanger. Beaucoup de bruits, des bus superbement décorés, des taxis jaunes et des trottoirs sales et défoncés. Nous visitons un centre artisanal et le marché aux poissons. Repos à l’hôtel.

Vendredi 7 septembre

Un bus confortable nous emmène à Colon. Là, changement de décor, le bus que l’on devait prendre à 13h est parti en avance, il faut attendre celui de 15h. L’endroit est crasseux à souhait, on voit courir les cafards, une foule haute en couleur se presse déjà, je suis un peu inquiète, nous sommes trop lourdement chargé (28 kl pour Gil). A 14h un frémissement de la foule nous met en alerte. Le bus n’est pas encore arrêté que c’est la ruée, pas de quartier, chacun pour soi. Gil fonce vers l’arrière et arrive à se glisser parmi les bagages, je le rejoins, traînant mon sac avec difficulté. Toutes les places assises ont été prises d’assaut, les jeunes étudiants, peu chargé et plus alertes sont arrivés les premiers, jouant des coudes sans vergogne .Il reste encore 1h à attendre, non, une demie heure car le bus part en avance, nous comprenons maintenant pourquoi, laissant une trentaine de personnes sur le pavé crasseux du terminal Quand les gens ont fini de manger leurs casse-croute ils balancent leurs déchets dans un sac en plastic par la fenêtre du bus. Pauvre terre, tu n’as pas fini de t’en voir avec nous ! 2h à rebondir sur les cahots de la route n’arrangent pas mes cervicales ni le dos de Gil. Moitié debout moitié assis sur nos sacs, en plein courant d’air, l’oreille à 5 cm du haut parleur, nous arrivons finalement à Nombre de Dios , fourbus. Un taxi nous transporte à la marina qui s’est considérablement remplie durant notre absence. Surprise, notre bateau a changé de place tout seul ! Il est noir de moisissure à l’extérieur mais impeccable à l’intérieur. J’ai encore le temps de nettoyer la moitié du cockpit avant la nuit et nous nous écroulons dans la chaleur moite de notre couchette tandis que gronde l’orage.

Samedi 8

Rangement et nettoyage. 32° .Soleil, pluie, orage. La marina est maintenant pourvu d’un petit bar restaurant où nous rencontrons une charmante vielle dame très curieuse.