décembre 2012

Moment magique

Lundi 3 décembre

6 h du matin, moment magique… Cris, chants, piaillements et babillages envahissent les fourrées. On entend même roucouler des tourterelles. Les perroquets verts sont les plus braillards. Un dauphin solitaire traverse la baie, effrayant des bancs de poissons argentés. La lune pâlotte cède la place. Quel plaisir d’être là ! Le travail commence à 10 h. Pas de pause avant la marée haute. Nous grattons toujours et changeons les anodes du sail-drive. Franche rigolade ce soir avec Nicole et Andréas, venus prendre l’apéro.

Mardi 4

Toujours du soleil, du boulot, et des bananes…

Mercredi 5

L’anti fulling est passé ! Ouf ! Ici aussi l’on entend coasser les mystérieux « poissons crapaud » mais plus rarement.

Vendredi 7

Le cata allemand est parti ce matin.

Carénage sur la plage

Dimanche 2 décembre

Ayant repéré la veille les cailloux dangereux nous pouvons, dés l’aube, rejoindre le site de carénage derrière l’île Mamey. Manœuvre un peu délicate car le vent ne vient pas de la direction souhaitée. Et maintenant, nous guettons tout excité la descente des eaux, regardant tour à tour le sondeur, le fond et le courant. Nous nous posons avec délicatesse et, dés que l’eau nous arrive à la taille, nous commençons à gratter…. pendant 6 heures… J’envie les ambidextres, tout mon côté droit est endolori. Pour finir, bain relaxant sous un ciel remarquablement bleu. Soirée chez nos voisins allemands avec qui nous échangeons nos photos du canal. Ils vont eux aussi vers le Costa Rica et sont sympa.

A la recherche d’un ruisseau

Samedi 1° décembre

7 h du matin, nous partons en exploration à la recherche d’un ruisseau où remplir notre jerrican. Des bouquets de palétuviers en défendent l’accès. Nous nous approchons au plus près, en annexe, puis remontons de roche en roche le lit de la rivière. C’est superbe mais nous restons prudents, ce n’est pas le moment de se casser quelque chose !  Au bout d’une bonne demi-heure nous rebroussons chemin. La marée descend et notre annexe est perchée au milieu des cailloux. Une autre demi-heure de portage nous est nécessaire pour la voir flotter de nouveau. Bien au sec sur une plage, un catamaran est en train de se faire gratter le ventre par ses propriétaires. Nous allons voir. Surprise ! C’est  l’ allemand avec qui nous avons traversé le canal. Il est avec sa compagne qui nous adresse à peine un sourire. Nous les aidons à gratter durant une heure et décidons de venir les rejoindre le lendemain pour faire la même chose à Jiloumé. Avant de rentrer, petit détour sur la plage d’Esperitu Santo pour chercher des noix de coco, afin d’agrémenter notre régime banane. (Peu de cocotiers ici et souvent inaccessibles). Nous traversons l’île et découvrons un nouveau paysage de rêve.

Esperitu Santo

Jeudi 29 novembre

Ciel gris er mer ardoise. Ici, impossible de se fier à la couleur de l’eau pour deviner la profondeur. Les obstacles sont pourtant nombreux, visibles ou non selon la marée. Ancrage au sud de la pointe Matadero. Grandiose et sauvage, mais eaux troubles. Des pêcheurs viennent nous offrir des poissons, en échange nous ne pouvons que leur donner une petite bouteille de coca et une de jus de fruit. Sympa.

Vendredi 30

Longue promenade à pied en suivant la côte. Nous découvrons un petit ruisseau qui serpente dans du sable noir. Toujours de curieuses roches qui intéresseront peut-être Anne Clo. Parfum de fleurs et chants d’oiseaux, tout est parfait. L’après midi, nous nous déplaçons pour aller contre l’île Espiritus Santo où trois bateaux se balancent. Nous allons voir le plus petit, battant pavillon canadien. Le couple parait un peu déjanté. Lui, parle un anglais très rapide et, comme il n’a qu’une dent, nous ne comprenons pas grand-chose. Elle, a de gros yeux bleus qui font un peu peur, et ne dit rien. Dommage ! La seule chose que nous retenons est qu’ils détestent Costa Rica, pays de voleurs où tout se paye très cher. Ce n’est pas la première fois que l’on entend ce son de cloche, nous verrons bien…