janvier 2013

Ce soir barbecue à la marina

Mercredi 23 janvier

7 H du matin ; départ du bus. Il faut 8 h pour revenir jusqu’à Golfito. Arrêt pipi toutes les deux heures. Nous sommes contents d’arriver… L’annexe est pas mal dégonflée mais l’intérieur du bateau est impeccable. Pas de mauvaise surprise.

Vendredi 25

Ce soir barbecue à la marina. Quelqu’un à offert la daurade, les dames ont préparées des salades. Sont réunis américains, canadiens, suédois et nous qui ne comprenons rien. L’ambiance est décontractée, ma salade de fruits remporte  un grand succès.

Dimanche 27

Il faut regonfler l’annexe tous les matins, elle ne va plus tenir longtemps. De nouveaux frais en perspective… Il fait très chaud, pas un souffle d’air. Nous passons beaucoup de temps sur internet pour finir de mettre le blog à jour. Pour cela nous nous installons sur la terrasse de la marina, devant un ventilateur, à coté des boissons fraîches et de la douche. Pour éviter de cuisiner, nous allons souvent dans les petits restaus locaux qui s’appellent ici « soda » peut être parce qu’on n’y vend pas d’alcool ! La nourriture n’est pas épicée mais souvent fortement parfumée à l’origan. Le plat principal ; poulet, viande ou poisson accompagné de riz-haricots rouges et quelques crudités, parfois des frittes. On trouve des jus de fruits de partout et un pain nommé »baguette ».

Lundi 28

Il y a six chiens dans la marina dont un qui adore aboyer la nuit …et réveiller les cinq autres. J’en ferais volontiers du pâté…

Mardi 29

Nous allons visiter la zone détaxée de Golfito. Pas grand-chose d’intéressant pour nous, hormis le pastis et le vin. Nous rentrons à pied, longue promenade entre mer et route. La forêt est juste derrière. Beaux couchers de soleil.

Louée soit la serviette !

Mardi 22 janvier

Notre auberge n’est pas vraiment familiale, elle est surtout remplie de mecs exhibant leurs tatouages. Ici, nous avons l’impression d’être « les p’tits vieux avec la mamie en rose » surtout quand on essaye sur des claviers d’ordinateur inconnus, de trouver des lettres effacées sur les touches. On doit offrir un charmant spectacle ! Nous partons explorer San Jose. Une partie du centre est piétonne et très animée. Nombreux vendeurs de billets de loterie, tous plus ou moins estropiés. Un groupe de musiciens nous arrête un moment. Nous déambulons de place en place, visitons le vieux théâtre national, une intéressante galerie d’art moderne puis le jardin zoologique qui fait un peu pitié. Au passage nous rendons visite à l’alliance française où nous sommes très gentiment accueillis. La nuit tombe, nous regagnons notre cellule après avoir obtenu un drap supplémentaire. Nous renonçons à la serviette de bain qu’il faut louer en plus.

Nos chemins se séparent

Lundi 21 janvier

Dernier déjeuné sur la colline. Promenade jusqu’à la ferme qui fournit en légume notre auberge végétarienne, puis dernier regard au volcan toujours couvert. Nous avons apprécié cet endroit simple et chaleureux et le quittons avec regret. Nos chemins se séparent maintenant. Violaine et Roland continuent vers Monte Verde tandis qu’il nous faut songer à rentrer au bateau. Le porte- monnaie s’est bien vidé mais, nul regret, cela en valait la peine. C’était intense, assez physique mais tellement sympathique ! Violaine, très attentionnée, est une parfaite organisatrice, nous l’avons suivie les yeux fermés, trop content de n’avoir pas de problème de logistique à régler. Roland a rajouté au voyage une touche de fraîcheur et de poésie. Tout était parfait ! Notre bus part à 1 h, plein comme un œuf. Nous somnolons dans ce cocon moite durant six heures. Nous traversons des plantations de caféiers et arrivons à la tombée du jour. Quel contraste ! Un jour plus tôt j’aurais parié que tous les Costa ricains vivaient correctement, mais ici la misère coure les rues. Un tas de gens sont allongés à même le sol sous des tas de chiffons, des prostituées sortent d’immeubles en ruine, c’est très très sale. Les visages sont fermés, ça fait un peu peur. Le taxi nous dépose devant l’auberge de jeunesse où nous avons retenu une chambre (qui ne l’est pas !). L’extérieur ressemble à une prison, nous le savions, mais l’intérieur aussi ! Pour 35 $ la nuit nous avons droit à une cellule avec juste une petite table, un lit, et une ampoule au plafond. Ambiance très moderne et minimaliste. Il n’y a qu’un drap et pas de serviette. Nous sommes un peu abattus. La musique du bar au dessus de nos tètes tambourine à nos oreilles, il fait froid, nous regrettons notre tente sur la colline.

Nous trampouillons

Dimanche 20 janvier

Réveil aux cris des singes hurleurs. Le temps est nuageux, normal ! La piste finit de nous remettre les idées en place en secouant bien fort nos neurones endormis. Le volcan Arénal culmine à 1643 m. Sa dernière grosse éruption date de 1968. Il y a deux ans, des coulées de lave incandescente dévalaient encore ses flans abrupts. Nous laissons passer une grosse averse pour attaquer notre randonnée. Nous marchons, marchons… plantations d’eucalyptus, chevaux paisibles, forêt humide, passerelles qui enjambent des vallons luxuriants. Nous sommes bien. La promenade se termine quelques heures plus tard dans un café observatoire, où nous contemplons le va-et-vient des nuages qui cachent le sommet, guettant l’éclaircie improbable qui nous permettra  une photo inoubliable. Vers 17 h nous abandonnons notre guet et filons nous plonger dans le rio Tabacon dont les eaux chaudes délassent généreusement la population locale. Ambiance familiale, nous sommes les seuls touristes. Nous trampouillons dans le courant jusqu’à la nuit puis regagnons nos tentes, bien décontractés.

Un pur délice

Samedi 19 janvier

Pour accéder au volcan Poas nous traversons plantations, alpages, champs de caféiers et surprise… de fraisiers. Nous nous faisons un devoir de gouter ces dernières, avec une petite pensée pour vous qui êtes sous la neige. Du volcan, avec son cratère enchâssant un lac couleur jade (comme dit le guide) nous ne verrons que du brouillard. La rain-forest porte bien son nom, il pleut, il vente. Néanmoins, pour ne pas être venu pour rien, nous poussons notre promenade jusqu’au deuxième cratère tout aussi invisible. Rencontre avec des écureuils qui ont bien compris l’intérêt des touristes. Nous reprenons la voiture, les distances sont longues ici ! Dans une vallée étroite où se tortille la route, une cascade offre un charmant paysage. Plus loin, un groupe de coatis fait diversion et crée un embouteillage. Pour finir, une piste de terre sur une dizaine de km, nous secoue durement le squelette et nous conduit, avant la nuit, au village de Castillo. Nous avons réservé deux tentes dans une auberge de jeunesse. Le paysage est grandiose, le volcan Arénal d’un côté, le lac de l’autre. Sur le sommet de la colline, au milieu des fleurs et des colibris, nous nous sentons tout de suite bien, d’autant plus que le repas du soir aux chandelles (panne d’électricité) est un pur délice.

30000 chrysalides

 

Vendredi 18 janvier

A potron-minet, Roland et moi partons sur la pointe des pieds pour une petite marche jusqu’au mirador. Le soleil se lève à peine, éclairant par touches successives chaque arbre de la forêt. Nous attendons le réveil des oiseaux qui, spécialement aujourd’hui, semblent faire grasse mat. Enfin l’oiseau bleu apparait, longue queue et tête pourvue d’aigrette. Son chant est varié mais pas des plus mélodieux ! Nous surprenons un rapace surveillant son domaine, puis un écureuil. Nous devons hélas quitter cet éden pour reprendre le ferry et continuer la route. Arrêt à Guacima pour visiter une ferme aux papillons. D’ici, chaque année, 30000 chrysalides sont exportées dans le monde entier. Comme dans toute ferme, la journée commence par le ramassage des œufs. Tandis que des chenilles broutent dans un placard, des chrysalides sont suspendues dans un casier en attente d’une métamorphose. Notre guide est aussi charmante que ses lépidoptères qui virevoltent autour de nous. Une caresse à la toute douce chenille du bananier et nous repartons vers notre hôtel de charme dans la banlieue de San Rosé. Jacousi et bon repas nous redonnent assez d’énergie pour aller nous coucher.

Texte de Roland

Vendredi 17 texte de Roland

Ce matin, le coq cède la voix aux aboiements des singes hurleurs, je ne sais pas à quoi ils ressemblent, mais ce cri grave et rauque est impressionnant. Nous rejoignons une réserve sauvage à Curu, sur la péninsule de Nicoya. Passé la barrière gardée par un gentil papy à l’accent édenté, nous sentons tout de suite que nous serons loin des cohues de touristes ici. A peine la clé de notre cahute en main, nous assistons à un passage de singes capucins sur notre chemin. . Ils sont tout mignon avec leur fourrure brune et leur queue blanche, mais par-dessus tout c’est leur agilité bondissante que je leur envie. Notre cabane est au bord de la plage, entourée de forêt. Gil et Joss sont sous le charme et se demandent pourquoi nous ne restons qu’un seul jour ! Un bateau nous emmène faire du snorkeling sur une zone réputée, mais si les poissons sont là, la visibilité est très courte, c’est indéniablement pas la meilleure plongée que l’on puisse faire. Mais le bateau nous dépose sur la très belle plage de sable blanc de l’île Tortuga. Sous les cocotiers nous attendent pastèques, ananas et coco fraîchement préparée pour nous. La plage est magnifique et c’est un plaisir d’y passer quelques heures. Nous poursuivons ensuite la journée par une balade dans la réserve. Pas facile de trouver les animaux, il faut avoir le pied léger. Mais la réserve est riche et nous observons de jeunes biches, des singes et leurs petits, le grand papillon morpho au vol chaotique et bleuté, des sortes de cochons d’inde géants et Violaine aperçoit même un tatou ! Je découvre aussi le paysage de mangrove dont l’enchevêtrement inextricable de racines me fascine. Et bien sûre, sur la plage, crabes à pinces rouges et bernard- l‘hermite foisonnent. C’est très amusant, dés que l’on s’immobilise quelques secondes, la plage semble se déplacer ; les coquillages se soulèvent et marchent, les crabes bougent en tous sens. La journée se termine à la chandelle, sous un ciel étoilé qui se découvre pour nous comme par magie.

Un peu fatigués

Mercredi 16

Levé 6 h. Après avoir déjeuné et acheté un pique-nique nous fonçons vers le parc national Manuel Antonio pour profiter des plages avant l’arrivée massive des touristes. C’est raté ! Il y a déjà foule à l’entrée, des groupes entiers se répandent dans les chemins. Nous avons tellement pris l’habitude d’être seuls que ça m’énerve un peu. La plage principale est de toute beauté et le chemin qui grimpe à Punta Cathédral très bien entretenu. En observant un iguane Violaine surprend une noix de coco qui essaie de filer, ou plutôt une tortue si bien camouflée qu’elle en devient invisible. Plus loin un agouti fouille les feuilles mortes. Après une heure de marche, nous décidons d’aller à la plage suivante un peu moins fréquentée, puis, de là, à la dernière qui d’après notre livre est la plus belle. Le chemin est barré mais fichtre ! La beauté se mérite ! Abandonnée, la piste est plus ou moins envahie par la végétation, nous faisons attention où nous posons mains et pieds et restons vigilants. Roland sur son GPS surveille notre parcours, mais bientôt nous hésitons, la sente de plus en plus vague nous éloigne de la côte.  Il ne fait pas bon se perdre en forêt ! Nous rebroussons chemin pour trouver une corde qui dégringole direction mer. Roland, tel un héros, part en éclaireur. Nous le suivons… Soudain, un bruit me fait sursauter. Des yeux noirs dans un masque blanc me fixent sans vergogne. Les feuillages s’agitent tout autour de nous. Les singes capucins nous encerclent…Sur mon guide il est marqué «  ne vous approchez pas d’eux, ils peuvent être agressifs » oui, mais que faire quand se sont eux qui s’approchent de nous ? Gil s’arme d’un bâton et nous descendons vers la plage, en terrain découvert. L’endroit est beau, mais trop de cailloux et de vagues pour se baigner, et pour tout dire nous ne sommes pas très rassurés. Nos cousins passent eux aussi sur la plage en vociférant, ils sont plus d’une douzaine, puis disparaissent dans la végétation. A l’unanimité nous décidons, malgré notre fatigue et la chaleur qui nous écrase, d’aller pique niquer ailleurs. Demi-tour. Nous retrouvons avec soulagement les placides touristes, un bain rafraichissant, et un sandwich. Les petits singes écureuils ne nous effraient même pas, et le raton laveur gourmand nous amuse beaucoup. Le temps passe (même ici !), retour à la civilisation. En cours de route, halte sur un pont qui enjambe une rivière où se prélasse une colonie de crocodiles. Ces monstres qui peuvent atteindre 6 mètres sont impressionnants. On a peine à croire qu’ils vivent en toute liberté si près des maisons. Enfin, nous atteignons Puntarenas où nous attendons dans un coin, pas très rassurant, le dernier ferry qui va nous transporter, en une heure, à Paquera de l’autre coté du golfe de Nicoya. Il fait nuit. Avec Violaine, pour passer le temps, nous regardons d’un œil morne un match de foot sur la télé du bord. Quand nous nous retournons par hasard c’est pour constater que nous sommes seules dans le bateau, tous les passagers sont déjà descendus, y compris nos époux. La journée a été riche en surprises, découvertes et émotions. Nous sommes prêts à dormir,

C’était très ravigotant

Mardi 15 janvier

Départ matinal légèrement arrosé. Nous abandonnons Jiloumé sur sa bouée en espérant qu’elle tienne. La route est agréable, des palmeraies à perte de vue, propres et brillantes (des graines, ont extrait l’huile de palme). Il nous faut 4 h pour atteindre Quepos, poser nos affaires à l’hôtel, et être à midi sonnante à notre rendez vous pour l’aventure. Au programme ; descente en rafting du rio Savegre. Nous sommes huit dans le mini bus qui cahote sur la piste défoncée ; le chauffeur, deux accompagnateurs, un homme dont j’ignore la fonction et nous quatre. Nous traversons palmeraies, plantations de teck et forêts, la rivière serpente au fond du canyon. Le niveau de l’eau est bas. Nous atteignons le point de départ et, après les consignes d’usage commence notre grande glissade. Un des accompagnateurs est derrière nous et pilote le canot, l’autre est dans un kayak et nous précède. Nous, nous pagayons… C’est un vrai régal, un pur plaisir. La nature est grandiose, la forêt dégringole des collines dans des camaïeux de vert sombre. Martins-pêcheurs, aigrettes et hérons nous regardent passer. C’est un jeu fabuleux de chevaucher les vagues des rapides, tantôt à l’endroit tantôt à l’envers, rester perchés sur un caillou ou se faire copieusement arroser dans un tourbillon d’écume. Moi j’aime ça ! Je perds ma pagaie en voulant faire une photo mais notre kayakiste la rattrape. Nous sommes tous ravis ! Halte au pied d’une cascade pour un massage tonique. Un léger crachin rajoute maintenant une touche de mystère au paysage. Nouvel arrêt pour un casse croute léger mais bien venu. Fin de la descente vers 14h 30. C’était très ravigotant, un vrais bain de jouvence.

Un petit tour en bateau pour faire vacances

Lundi 14 janvier

Et pourquoi pas un petit tour en bateau pour faire vacances ? Deux heures de navigation tranquille et Jiloumé se balance (un peu trop au gout de Roland) devant une plage de rêve nommée San Josecito , dans le parc national de Piedras Blancas. Une allée bordée de fleurs nous conduit vers un éco- relais dont la patronne (suisse) nous autorise à emprunter le chemin du mirador. Nous papillonnons d’arbre en arbre, suivant les indications d’un feuillet explicatif. Un kapokier géant nous fait forte impression. Roland surprend un singe, des aras s’envolent des cimes. Nous essayons, sans succès, de photographier un papillon morpho et nous rabattons sur un insecte feuille qui lui, à la gentillesse de ne pas bouger. Le mirador est une tour en ferraille d’où l’on voit la forêt moutonner jusqu’à l’horizon. Très agréable promenade qui se termine à la plage. Baignade autour du bateau : Am stram gram…et cette fois c’est Violaine qui se fait piquer par une méduse ! Sous la chaude lumière d’une fin d’après midi  nous rentrons à Golfito. Repas du soir au restau français.