janvier 2013

Nos amoureux sont arrivés

Dimanche 13 janvier

Nos amoureux sont arrivés hier à 20 h. Ils ont trouvé facilement le bateau grâce au GPS qui indiquait le cimetière devant lequel nous nous trouvons. Première nuit pour eux dans le ventre de Jiloumé. Aujourd’hui, nous partons visiter un jardin botanique. La campagne qui défile sous nos yeux est belle et, contrairement à Panama le bord des routes est propre, tout parait calme. Le GPS nous perd sur une piste poussiéreuse où nous devons finalement rebrousser chemin. Le parc que nous visitons est parfaitement entretenu. Des sentes discrètes nous promènent entre fleurs exubérantes et arbres titanesques, bambous géants et sombres bosquets. Le tout incite à la rêverie et à la contemplation. Nous découvrons nos premiers toucans. Trois heures de promenade paisible, idéale pour une acclimatation en douceur. Violaine et Roland semblent ravis, nous le sommes aussi. Retour au bateau et pâtes à bord .

Le Costa Rica

Jeudi 10 janvier

Nous partons à minuit de l’île Parida pour 16 h de navigation au moteur, vagues et vent dans le nez. Nous apercevons le souffle d’une baleine juste dans notre sillage. Enfin, Golfo Dulce (qui me fait mentir à propos des noms !) puis Golfito. Après quelques hésitations, nous trouvons le club « Land&Sea » et prenons une bouée pour 8$ par jour. L’ambiance a l’air sympathique, la première impression est bonne, mais hélas que des américains ! Bonjour Costa Rica, un rêve de plus qui va se réaliser.

Vendredi 11

Visite un peu longue aux autorités, rencontre avec des français qui tiennent un restaurant ici. Le coin a l’air tranquille, on retrouve des fruits, des magasins et des banques ! Il fait très chaud (plus de 34 ° dans le bateau). Nous donnons notre linge à laver, Gil a des difficultés avec internet…Nous attendons Violaine et Roland demain. L’aventure Costa Ricaine commence…

Psychologiquement prêts…

Mardi 8 janvier

Les administrations ouvrent à 9 h. Nous sommes psychologiquement prêts… Trois heures après, 20 photocopies plus tard, honteusement délestés de 25$ par l’immigration, les nerfs à vif, nous pouvons enfin partir. Amis, si vous en aviez l’intension, je vous déconseille vivement de venir à Pédregal.     La descente du fleuve se passe sans encombre et nous ancrons dans Boca Chica pour un repos mérité.

Boquete

Samedi 5, dimanche 6 janvier

Départ pour Boquete, là haut dans la montagne, au pied du volcan Barú. Une brise frisquette nous accueille. Dans « la vallée de l’éternel printemps » ce village très touristique est bourré d’américains. Tous les hôtels sont pleins. Nous finissons par dénicher une chambre à peine plus grande que le lit. Nous baguenaudons au hasard des rues et des places, respirant cette ambiance de vacances.  Nombreux indiens Ngöbe, venus sans doute ici pour la récolte du café. Les femmes aux visages larges, aux cheveux de jais, portent d’amples robes de couleurs vives qui dissimulent leurs formes, je les trouve belles. Leurs hommes, tout aussi petits, ont adoptés la mode occidentale, avec des pantalons larges et des cheveux en brosse. Nuit bruyante… Le lendemain, un taxi nous conduit à Caldéra où trois quarts d’heure de marche en pleine campagne nous emmène aux sources d’eau chaude. Moyennant quelques dollars nous avons droit à un trou d’eau approchant les 40°. Presque cuits, nous sautons pour nous rafraîchir dans la rivière qui coule en contrebas, et recommençons…Un délice ! Bien sure, cette eau a de multiple vertus, les indiens viennent s’y baigner et remplir leurs bouteilles. Le propriétaire des lieux, venu nous tenir compagnie,  nous fait une démonstration de sa pleine forme en sautant de cailloux en cailloux comme un cabri (comme un taureau, d’après lui !). Nous passons un bon moment avec un couple américano- colombien qui nous prend en stop au retour, ce qui nous arrange bien ! Un grand choix d’activités est proposé à Boquete ; kayak, rafting, acro- branche, vélo, marche, escalade et j’en passe. Il suffit d’avoir de l’argent… Nous avons quand même bien profité de notre séjour, du paysage, du climat, et des restaurants…Retour lundi au bateau après une bonne nuit dans une nouvelle chambre.

Bonne et heureuse année à tous !!!

Lundi 31 décembre

Nous avons enfin une place à la marina (très très chère) .Ce soir nous allons au bal…. Le restaurant découvert hier organise une soirée avec orchestre et flonflons, pas question de rater ça ! Parés de nos plus beaux atours nous nous apprêtons à rejoindre le restaurant qui se trouve à 10 mn à pied de la marina. Mais voilà, le gardien de nuit ne veut pas ! Trop dangereux ! Une bande de drogués sévit à quelques pas d’ici et attaque au couteau les noctambules. Nous attendons avec notre ange gardien qu’un véhicule passe pour nous faire franchir cet obstacle, mais personne ! La route se termine à la marina et qui viendrait ici à 20 h ? Pour nous faire patienter l’homme nous raconte qu’un australien s’est fait tuer par balle sur son voilier, ancré sur la rivière juste à coté. Au bout d’une heure, complètement démoralisés, nous rentrons au bateau et regardons un film. Nous nous couchons sans même manger ! A minuit des feux d’artifice nous réveillent. Bonne et heureuse année à tous !!!

Mardi 1° janvier

Il fait trop chaud (34°). Nous restons au bateau.

Mercredi 2

Visite à David. Pas grand-chose à voir, juste un petit musée sympa ;

Jeudi 3

Nous faisons le plein de gasoil le matin, puis restau à la marina, puis méga courses l’après midi. La ligne de flottaison à du descendre, le compte en banque aussi !!!

Nous sommes dans la verdure

Dimanche 30 décembre

5h 30. Un vacarme de ferraille et de voix mêlés nous fait jaillir de notre couchette (enfin, moi !). Un gros bateau de pêche est en travers, juste derrière nous, et veux accoster au ponton. Visiblement nous gênons. Une douzaine de matelots s’affaire sur son pont fortement éclairé. Après quelques minutes de flottement pour analyser la situation, nous déplaçons Jiloumé tout au bout du quai et nous apprêtons à rejoindre notre couchette. Mais non ! Le préposé de la veille vient d’apprendre qu’un deuxième bateau arrive, il est vraiment désolé mais nous devons déguerpir. Il nous propose d’aller sur un ponton de la marina qui est libre. Il fait juste assez jour pour pouvoir manœuvrer. Le veilleur de nuit de la marina nous accueille gentiment. Au moment ou nous allons retrouver enfin notre lit, il revient. Il a téléphoné au patron qui refuse que nous restions ici car l’administration est fermée aujourd’hui. Nouvelle manœuvre. Nous retournons ancrer dans la rivière, accroché à un nouvel arbre. Pedrégal ne nous accueille pas à bras ouverts ! Visite des alentours ; l’épicerie chinoise et le nouveau restaurant. Quand nous regagnons le bateau, un petit vent de travers l’a poussé contre la berge. Nous sommes dans la verdure. Je crains que crocodiles, serpents araignées ne décident de nous rendre visite.

Pédrégal

Samedi 29 décembre

Un dauphin remonte le courant, des flamants roses arpentent la plage limoneuse d’un pas militaire. Nous attendons la marée. Puis vers 13 h, c’est de nouveau la montée infernale. Je sens le capitaine nerveux. 2 h plus tard, alors que nous commençons à prendre confiance, le fond remonte anormalement. Je ralentis au maximum « Gil, on va s’échouer ! ». Deux mètres, puis plus rien. Nous voilà plantés, ballotés par le courant. Avec la marche arrière nous arrivons à nous sortir de là mais nous ne savons plus que faire, le banc de sable a du se déplacer. Alors que nous tentons un deuxième passage j’aperçois une vedette qui file à toute bombe sur l’autre rive, exactement où est indiquée le haut fond. Nous essayons ce nouvel itinéraire et réussissons à passer avec 2m d’eau. Chaud, chaud… La suite se déroule sans incident. Il est 17 h quand nous arrivons à Pédrégal. Péniblement nous mouillons prés de la berge et accrochons l’arrière du bateau à un arbre. La manœuvre est à peine terminée qu’un homme, sur le quai, nous fait signe de venir. Nous nous décrochons, relevons l’ancre et allons sur ce qui  pourrait être un ponton d’accueil. Heureusement que Gil est bon pour les manœuvres ! Les nonos en profitent pour nous attaquer. Le représentant des autorités veut voir nos papiers, parait satisfait et nous autorise à rester ici. De toute façon il fait maintenant nuit ! Il insiste ensuite pour que nous remplissions nos réservoirs d’eau, en échange de quoi il nous extorque 15$. Sympa l’accueil ! Le ponton est un tas de ferraille rouillé, quand l’eau baisse nous avons l’impression d’une descente aux enfers. Le ciel parait loin et nous trempons dans un cloaque nauséabond. Finalement, l’idée de venir ici n’était peut être pas très bonne !