novembre 2013

Rencontre avec un "Cent pieds".

Mardi 12 novembre

Notre famille d’accueil est revenue en pleine forme. Rendez vous chez le médecin pour régler mon petit problème d’oreille. J’attends 2h ! Nous allons payer la réparation de notre génois et faisons la connaissance de Jean, producteur de films, qui possède une maison de campagne à St Igny. Bien sympathique ! Nous nous reverrons peut être.

Dimanche 17 novembre

Nous avons enfin acheté l’annexe (chère !). Ça c’est fait ! Avons parcouru la ville en tous sens pour finir nos courses. Le marché est très animé le matin. Les magasins ferment à 17 h, après c’est le désert, hormis sur la place des roulottes où l’on peut manger copieusement pour un prix modéré. Vincent est revenu de Bora Bora pour quelques jours, soirée sympa à jouer au Dobble. Hier, cinéma pour voir « la stratégie d’Ender » tiré d’un livre que toute la famille avait bien apprécié. Ce matin, balade au belvédère, à 600m au dessus de la baie de Papeete. La nature est belle mais pauvre en présence animale. On aimerait surprendre quelques bestioles au détour du chemin, un singe dans les arbres ou un oiseau coloré dans la frondaison. Avec les enfants, fabrication de couronne végétale, de bracelets et … de barbe à papa. Demain, départ.  Moi qui voulait rencontrer la faune locale, je viens juste de faire connaissance avec un « cent pieds », seul animal dont la morsure peut être dangereuse. Je l’ai senti grimper sur mon mollet et l’ai éjecté très vite, il m’a à peine mordu, rien de grave . Cela m’apprendra a toujours en vouloir plus !

Le tour de Tahiti

 

Dimanche 10 novembre

On ne peut pas quitter Tahiti sans en avoir fait le tour, tradition oblige. Nous démarrons à 7 h pour nous arrêter devant la première église pleine de fidèles afin d’écouter les chants tahitiens. Déception, la messe est dédiée à la communauté chinoise et les voix sont plus que fluettes. La route est belle et longue de 114 km. Sur les plages de galets noirs, des surfeurs locaux s’entrainent dans les rouleaux. La lumière est magnifique, côté montagne tout est bouché. Arrivée aux « trois cascades » une petite pluie fine commence à tomber. Le décor est grandiose, mais une armée de moustiques mangeurs d’homme garde les lieux et nous devons fuir  avant qu’ils nous dévorent tout cru. Plus loin, le trou du souffleur, au bord de la route, ne paye pas de mine, mais quand soudain le mélange air comprimé et eau explose waouh, ça décoiffe !!! Dans un village,  un air de musique nous attire. Deux ou trois cents personnes écoutent des discours presque inaudibles, c’est l’assemblée des protestants du district. Nous faisons un peu tâche parmi ces gens vêtus de marine et blanc, nous reprenons donc la route sous la pluie. Dans la marina de Port Phaeton nous allons saluer « Io » qui est en calle sèche pour la saison des cyclones. Un navigateur nous invite à l’abri sur son bateau. Il part bientôt, en solitaire, pour rejoindre le Chili et espère mettre moins de 50 jours si la météo est bonne. Bon courage l’ami ! Derniers arrêts à la grotte de Maraa et au marae Arahurahu, et nous voici revenus à Papeete. Il est 18h, la nuit tombe, il n’a pas plu ici.

Papeete

Samedi 9 novembre

Presque une semaine que nous sommes ici. Nous arpentons les rues de Papeete en tous sens pour trouver ce qu’il risque de nous manquer au chantier. Nous dépensons une fortune en peinture, matériel d’entretien, nourriture et autre. La vie est chère ici. Nous avons pris nos billets pour le 18 novembre sur le Cobia, bateau qui nous emmènera en deux jours jusqu’à Apataki. Notre génois a été réparé et renvoyé au chantier. Nos recherches pour trouver une annexe d’occasion s’avèrent vaines. Gwénola, qui nous héberge, est partie quatre jours avec ses enfants en vacances à Bora Bora, nous laissant sa maison et sa voiture. En échange, je suis chargée de nourrir les poissons rouges et d’arroser les plantes (facile !) Nous avons pris le temps de visiter le beau musée de « Tahiti et ses îles » et celui plus modeste de « la perle ». Le temps aussi d’aller manger « aux roulottes » le soir, sur la place de Vaiete. En ville, nous avons dégoté un « bouchon lyonnais » ou Gil est tombé sous le charme d’une andouillette à la moutarde, quand à moi, je suis toujours séduite par le grand marché, les tissus colorés, l’artisanat, l’odeur des fleurs de tiaré et la gentillesse des gens.

Saison 4

Mardi 5 novembre

Les voyages de Jiloumé ; saison 4 « clap »

Nos héros ont troqué leurs nippes hivernales contre shorts et tongues. Ils flemmardent dans une chaise-longue, sur la terrasse d’une maison, sur les hauteurs de Papeete. La température est idéale, l’air un peu humide, des oiseaux piaillent alentour tandis que s’égosillent des coqs. Voix d’enfants dans le lointain, parfum de fleurs. Le décor est posé…

Flash-back ; Le voyage en avion nous a paru bien long. A chaque descente une douleur me vrillait l’oreille, sans doute à cause d’un vieux reste de rhume. L’hôtesse m’a proposée des « oreilles de Mickey » deux verres en carton avec, au fond, un linge humide et chaud à placer sur chaque oreille. J’avais l’air malin ! Deux heures à Los Angeles ont tout juste suffit pour franchir tous les contrôles et parcourir des km d’interminables couloirs. A l’aéroport de Papeete l’air embaumait du parfum des fleurs de tiaré qui, tressées en collier, accueil les nouveaux venus. Une belle vahiné dansait et chantait au son des ukulélés. Des sourires sur tous les visages, quel plaisir !