février 2014

Qui va faire la vaisselle ?

Vendredi 21 février

Très belle balade entre les pâtés de corail, la faune est nombreuse et très colorée. A peine sorti de l’eau, j’ai déjà hâte d’y retourner. Fabrice et François viennent faire un brin de causette.

Samedi 22

Merveille, nous arrivons à capter internet du bateau, ça c’est une surprise ! Par contre, la cabine téléphonique à terre est uniquement décorative.  Il y a 5 personnes qui vivent actuellement  sur le motu ; Valentine qui aime bien rire et parler de Dieu, son compagnon Gaston, roi de la pêche, et 2 personnes qui aident pour les travaux, je ne sais rien du 5°. En allant nous promener vers le platier, je m’affale lourdement sur le sol de corail coupant. Ma Tongue a lâché. J’ai des entailles aux mains, au genou, à l’épaule et surtout une belle entorse au niveau du gros orteil. Gil me ficelle le pied au restant de semelle et je rentre cahin- caha jusque chez Valentine  qui me console en m’offrant des fruits. Maintenant que nous sommes tous les deux esquintés la question se pose ; qui va faire la vaisselle ?

Dimanche 23

Nous ne sommes pas allés au prêche dominical de Valentine, elle est un peu déçue. Aujourd’hui ; repos, nous soignons nos bobos. Pas de marche, pas de bain.

Lundi 24

Promenade sous l’eau. Retour en nous laissant dériver avec l’annexe dans le courant. Sous notre bateau 6 rémoras ont élu domicile. En rinçant un sac plastique Gil se fait mordre le bout du doigt par l’une d’elle. Il fait tout pour que je fasse la vaisselle !

Anse Amyot, atoll Taoao, Tuamotu

Jeudi 20 février

 Nous partons à 8h30. Une heure et demie plus tard nous embouquons la passe sud. Ce doit être le bon moment car le courant est faible et l’eau calme. Nous sommes de nouveau libres et soulagés, comme si nous quittions un manteau trop pesant. L’alizé est régulier et la mer belle, nous avons laissé la ligne trainer dans notre sillage. J’ai soudain l’impression qu’il y a quelque chose au bout. Pour s’en assurer, Gil commence à la remonter tranquillement lorsque d’un coup sec le fil part à toute vitesse, lui entaillant méchamment deux doigts. Est-ce une coupure ou une brulure ? Dans l’expectative j’enroule les doigts dans une feuille de choux, nous demanderons conseille plus tard. Quand notre attention se reporte de nouveau sur le poisson fautif, c’est pour le voir se détacher au milieu d’une gerbe d’écume. Il était très gros, nous n’en saurons pas plus… Ker a vel nous a rattrapé et arrive juste avant nous à l’anse Amyot. L’endroit est sublime et calme. Nous nous accrochons à un corps mort et allons à terre. Quatre personnes sont en train de préparer une quantité phénoménale de filets de poisson perroquet, le Cobia passe ce soir prendre la livraison. En lorgnant les  énormes barils de déchets de poisson, je me dis que, s’ils rejettent tout cela à l’eau, la baie doit être pleine de requins d’autant plus gros qu’elle est ouverte sur le large. Je demande donc innocemment : « et les déchets, vous en faites quoi ? ». Partant d’un grand rire la femme me répond : « C’est pour les requins ! Ah, vous pouvez vous baigner tranquille ici, les requins sont bien nourris, ils ont le ventre plein et ne risque pas de vous attaquer ». Voilà, c’est ça le voyage, il faut oublier ses préjugés et adopter une autre façon de penser.

Partir demain...

Mercredi 19 février

Nous sommes 3 bateaux au mouillage et 2 équipages à terre. Enfin débarrassés des moustiques ! Bien que le magasin du village soit, comme d’habitude « exceptionnellement fermé », nous réunissons suffisamment de victuailles pour faire un copieux repas tous ensemble. Je donne à Alfred le petit tableau qui lui était destiné, il a été tellement sympa avec nous ! Tony vient à bord et répare avec brio le circuit d’eau de mer. Nous allons sans doute partir demain pour l’anse Amyot sur l’atoll de Toau. Là bas pas de connexion internet, donc plus de nouvelle. Nous nous dirigerons ensuite vers Fakarava. Rebisous à Emeric pour son anniversaire !!!

Nous flottons à nouveau sur le lagon turquoise

Samedi 15 février

Nous flottons à nouveau sur le lagon turquoise. La mise à l’eau s’est bien passée, après une minutieuse préparation et des ajustements d’horloger. Tout va très bien … Mais on déplore un tout petit rien ; la pompe des toilette est désamorcée, celle de l’évier ne fonctionne plus, la prise du guindeau branligote, la nouvelle pompe à gasoil s’est arrêtée, le moteur ne crache plus d’eau. Tout va très bien, tout va très bien…

Dimanche 16

Après une bonne nuit de repos Gil a repri des forces et répare tout … sauf le circuit d’eau de mer du moteur qui semble requérir l’avis d’un professionnel.  A midi, Alfred nous emmène tous pour un pique- nique sur son banc de sable préféré. Dégustation de crêpes froides et de cocos glacées. Baignade au milieu des requins qui rêvent aussi d’un casse-croute. Récolte de bénitiers pour la fête de demain. Belle journée.

Demain sera notre tour

Mardi 11 février

Rien de bien nouveau, il fait toujours gris mais nous avons quand même pu, entre deux averses, passer l’antifuling. Même sous la pluie nous continuons nos baignades biquotidiennes avec Fabrice et François.

Jeudi 13

Pas de fête pour les 50 ans d’Alfred, je suis déçue. J’avais préparé une petite acrylique pour lui en faire cadeau, je n’ai plus qu’à la garder ! Pour l’anniversaire de Nini, Fabrice Pauline et moi avons préparé chacune un gâteau. Je pense que ce petit gouté lui a fait plaisir, il adore la pâtisserie…

Vendredi 14

Ker a vel a été mis à l’eau aujourd’hui. Demain sera notre tour. Nous sommes presque prêts. Les pleins sont faits, la lessive finie, l’annexe gonflée, les pare battage propres, le moteur nickel. Nous allons reprendre la mer. Petite appréhension, comme toujours après un long séjour à terre. Il faut s’arracher et quitter la sécurité de l’abri. Adieu le pain frais et l’eau douce à volonté ! Mais comme dit toujours Nini « c’est comme ça ! »

Josy . Aquarelles 2013

638 Takaroa le 7/2013.   

639 Iva Oa le 5/2013.

.    640 Golfito Costa Rica le 1/2013.  

641 Golfito Costa Rica le 2/2013.

642 Fatu Hiva le 5/2013.  

82848 Apataki 11/2013.  

82849 Apataki 11/2013

50  Apataki le 12/ 2013

Prédateurs

Mercredi 5 février
Hier, nous avons regardé le film « Prédator » dans lequel des extraterrestres attaquent des humains pour en faire des trophées de chasse. Ce n’est que fadaises et fariboles à côté des véritables monstres qui sévissent ici… Cachés dans les coins les plus obscures, ces prédateurs insatiables, vicieux, poilus, griffus, ailés et assoiffés de sang, nous guettent à chaque instant de leurs yeux à facettes. Pauvres humains que nous sommes, face à ces hordes sauvages, quand sonne l’hallali, nos défenses sont bien faibles. On se couvre, on se flagelle, on gigote, on s’enfume, on fuit enfin, honteux. Mais quel que soit la stratégie adoptée, le résultat est là. Alors que s’élève le chant victorieux de l’ennemi, pour un instant repu, des cloques énormes boursouflent notre épiderme à vif. Et nous voilà robotisés, obligés de gratter de gratter jusqu’à ce que sang suive. Nul endroit où se cacher, nul moment pour se reposer. Ils sont là. Las ! Toujours là. Le matin, quand encore tout nimbé de sommeil, nous allons satisfaire quelque besoin naturel, ils sont là. A l’heure de la méridienne quand le corps fatigué s’abandonne au repos, ils sont là. A l’apéro du soir je les vois trinquer, goguenards, en lorgnant nos mollets, toujours là. Et bien sure, la nuit, profitant du moindre interstice, ils se glissent jusqu’au lit pour vrombirent à nos oreilles une berceuse pour vampires. Là, las !, là.

Soleil pluie

Mardi 4 février

Quatre jours de soleil et de chaleur torride ont réchauffé l’eau du lagon, puis la pluie et le vent sont revenus en force et notre coin baignade est devenu piscine à vagues. Mamie est contente, elle n’a plus besoin d’arroser. Même sous la pluie battante, imperturbable, Nini, pieds nus, ramasse les cocos. Un stagiaire polynésien est venu grossir la population du motu. Nous bricolons toujours. Une flaque d’huile dans les fond nous a sérieusement inquiétés mais, en remontons sa piste, nous avons découvert un bidon percé dans la soute arrière. Nous commençons à envisager un départ.

Tournage du coté des ruches

Lundi 27 janvier

Tournage du coté des ruches. C’est un bonheur d’être apiculteur ici. Chaque ruche produit 20 kl de miel par récolte. En raison de 4 par an et de 12 ruches, c’est rentable ! Je n’ai jamais vu d’abeilles aussi calmes et tranquilles. A chaque récolte Alfred refond tous les cadres et les remplace par des neufs. Ils sont mieux équipés que nous ! Deux catamarans, rencontrés aux Marquises sont de passage ici. Baignade à la marina où Margo et Clémentine,  deux jolies blondinettes de trois et six ans, s’en donnent à cœur joie.

Mardi 28

Il fait très beau. Baignade et apéro sous les cocotiers. A 15 h c’est le grand départ. Entre les australiens, l’équipe de tournage, les sacs de coprah et les œufs, les deux bateaux sont pleins. D’un seul coup, une impression de vide, c’était sympa tout ce monde ! Mais à peine revenu au bateau, un autre couple de français débarque pour faire la causette. Apataki carénage détrône la gare de Perpignan !!!

Mercredi 29

Fabrice et François, nos amis de Ker a vel sont revenus de France.  Deux américains se préparent à remettre leur bateau à l’eau. Le chantier s’anime de nouveau. Stimulés par les autres nous nous remettons au boulot ; vernis pour moi, moteur pour Gil.