juin 2014

Raiatéa

Mardi 24 juin

Après 4 h de navigation tranquille au moteur, nous arrivons à Raiatea et mouillons l’ancre près de la passe Teavapiti, derrière le motu Taoru. Cet îlot est, comme 5 panneaux l’indiquent clairement « PROPRIETE PRIVEE », dommage… Visite des fonds alentour. Joli…

Jeudi 26

Sitôt levé, nous sautons dans nos palmes pour aller voir les poissons. Nous sommes juste à côté de la passe et le tombant orné de corail est riche en faune. Je découvre une nouvelle variété, un petit poisson rouge grenat, un vrai bijou… Nous levons l’ancre pour trouver un endroit où nous puissions aller à terre, pas facile ici... Coté ouest, nous nous amarrons sur une des bouées du chantier naval qui va abriter Jiloumé durant la saison cyclonique, et la pluie arrive…

Gilles et Judith

Dimanche 22 juin

Allons dans un restaurant qui prépare chaque dimanche le four traditionnel polynésien. Je vous envoie un petit aperçu du menu. Le problème est, qu’il faut tout faire tenir à la fois dans la même assiette et au final il est difficile de reconnaitre les saveurs. Poulet ? Poisson ? Porc ? On ne sait plus trop ! 80 personnes, touristes et polynésiens mélangés, sont attablées dans un cadre agréable où joue sans discontinuité un orchestre local. Malheureusement, nous avons beau attendre, personne ne danse encore. Soirée chaleureuse avec Gilles et Judith sur leur confortable cata.

Lundi 23

Retour au village de Faro. Le ciel est bleu mais les rouleaux qui déferlent sur la barrière sont impressionnants. De chaque côté de la passe les surfeurs s’en donnent à cœur joie, un vrai spectacle ! Au mouillage le courant est si fort qu’en nageant je n’arrive pas à remonter jusqu’à l’avant du bateau. Le soir, nous avons l’impression que des locomotives en furie nous foncent dessus tant le bruit est énorme.

 

Sandrine s’est envolée

Vendredi 20 juin

Voilà, Sandrine s’est envolée pour la Nouvelle Calédonie avec un peu de Jiloumé avec elle. Il fait beau, nous partons en P M T pour photographier les curieux poissons clown dans leurs anémones mouvantes. En remontant sur le bateau, le fil qui relie l’appareil photo à sa dragonne casse, et l’appareil tome à l’eau… En d’autres lieux cela ne serait pas grave, mais là, il y a 12 m d’eau et le soir tombe. Nous positionnons au mieux une bouée sur le lieu présumé du naufrage, mais j’ai peu d’espoir.

Samedi 21

Gil équipe la bouteille de plongée qui n’a encore jamais servie, puis plonge. Sous l’eau la visibilité est mauvaise, de la surface, je ne le vois même pas. Le fond de sable est irrégulier et couvert d’holothuries. Echec total. Vous ne verrez plus de photos sous-marines et les balade vont perdre un peu de leur attrait. Mais, « c’est comme ça ! ». Gilles de Samirena nous a rejoints au mouillage. A  6h, nous allons à « l’happy hours » de l’hôtel (heure pendant laquelle certaines boisons sont à moitié prix) pour écouter Steeve, l’américain, qui nous régale d’un concert de rock country à sa façon. Gil fait des progrès en improvisation et commence à être connu sous le nom de « l’homme à l’harmonica d’Apataki » Ici aussi c’est la fête de la musique et une dizaine de voileux sont présents.

Avec Poé

Mercredi 18 juin

Avec deux autres couples, nous avons rendez vous avec Poe pour un tour en 4x4. Composée de deux îles reliées entre elles par un pont, Huahine est très humide et verte, contraste magnifique avec les bleus du lagon. Tournée vers l’agriculture et la pêche elle arbore un petit air campagnard, avec des plantations de taro, des bananeraies, des vanillieres et, sur ses motu, des champs de melons et pastèques. On aperçoit même quelques vaches qui broutent sous les cocoteraies. La côte est découpée par de profondes baies et au nord s’étale un grand lac où nous allons voir les parcs à poissons (murets de pierres disposés eu V,  qui conduisent à un bassin rond où le poisson est piégé). Au passage,  visite d’une ferme perlière et dégustation de douceurs dans la « maison vanille ». Nous n’oublions pas d’aller saluer les anguilles sacrées, aux surprenants yeux bleus. Huahiné étant très riche en sites archéologiques nous visitons aussi quelques marae puis, notre sympathique guide,  nous emmène chez elle où son mari a préparé un bon repas à notre intension. Avec les fleurs de son jardin, elle nous initie ensuite à la confection de couronne qui rehaussent encore plus, si besoin était, notre beauté naturelle. Belle journée, riche en découvertes, avec un guide qui agrémente ses explications de petites chansons bien rafraîchissantes et que je vous recommande.

Baie d'Avea

²Lundi 16 juin

Petit tour du village qui possède un grand super marché et pas mal de boutiques de souvenirs. Nous croisons Gilles de Samirena, vielle connaissance, et passons saluer Requin’roll que nous croisons régulièrement. Balade sous marine jusqu’à la passe, Sandrine fait des photos de limaces de mer. L’après midi nous repartons, accompagnés par les dauphins, et suivons la côte à l’intérieur du lagon jusqu’au sud, dans la baie d’Avea. Beaux paysages, il manque juste un peu de soleil. Arrivée sous une petite pluie froide.

Mardi 17

Mouillage très calme. Dès que la pluie cesse nous filons à terre. Nous trouvons une solution pour le départ de Sandrine vendredi. Profitant d’un rayon de soleil nous visitons le marae d’Anini, avec ses dalles de corail dressées, face à la passe. Nous entrons dans une minuscule épicerie pour acheter du pain. Le vendeur, balaise, nous raconte qu’il vient de remporter le concours de leveur de pierre en en soulevant une de 140 kg. Il a gagné deux sacs de riz et le droit de concourir à Tahiti en juillet. A ne pas trop embêter !! Sandrine part en P M T et revient à la nuit sous une pluie battante.

Huahiné

Samedi 14 Dimanche 15 juin

Après une balade sous marine  nous nettoyons et dégonflons l’annexe et préparons le bateau en vue du départ. A 16 h nous levons l’ancre, direction Huahiné. La houle est raide, elle nous frappe de côté, le vent est fort. Le bateau glisse d’un côté et de l’autre dans des surfs effrénés, une vraie savonnette ! L’écume s’invite à bord en grondant et deux mains sont bien nécessaires pour s’accrocher. A l’intérieur malgré nos précautions, tout dégringole. Livres, vêtements, coussins et autre, valsent autour de nous. Nous ne savons plus trop sur quoi nous marchons. Un paquet de chips fait office de repas du soir, cela cogne vraiment fort. Un peu de pluie vient pimenter la nuit. Nous filons entre 7 et 8 nœuds. Gil se décide enfin à réduire la toile car de toute façon il est trop tôt pour un atterrissage. A 4h du mat nous sommes sous le vent de l’île et trainons jusqu’au lever du soleil. Nous posons enfin l’ancre à coté du village de Fare, sur l’île de Huahiné, bien contents d’être arrivés. Déjeuné repos baignade.

Baie d’Opunohu

Mercredi 11 juin

 Le temps est calme, nous partons en exploration sous-marine jusqu’au bout de la passe où se brisent les rouleaux. Rien d’extraordinaire si ce n’est un poisson lion, mais trois heures de natation, ça calme ! Sandrine récolte deux variétés de coquillages qu’elle nous prépare pour le repas du soir.

 

Jeudi 12 juin

Sous le ponton où nous laissons l’annexe pour aller faire les courses, trois requins, deux raies et un Picasso font la ronde. Sitôt levée l’ancre nous croisons un groupe de dauphins et quelques tortues. Nous allons jusqu’au fond de la baie de Cook pour admirer le panorama grandiose, puis voguons jusqu’ à la baie d’Opunohu. Pendant que je fais une aquarelle, Sandrine part en ballade jusqu’au belvédère et rentre par la route des ananas en stop. Le temps est clair.

 

Vendredi 13 juin

Jour de chance et de pleine lune… Nous sommes tous enrhumés et nous nous levons tard. Sandrine part explorer le récif jusqu’ à l’extérieur de la passe puis vient nous rejoindre pour nettoyer la coque du bateau qui est très sale. Gilou a une grosse envie de pâtes avant la sieste.

Il fait 27°5 dans le bateau. Pas chaud !

Dimanche 8 juin

La météo annonce 3 ou 4 jours de pluie… tout est gris. Sandrine explore les fonds jusqu’au récif puis, l’après midi, pendant que Gil sieste, nous grimpons sur la colline qui surplombe le mouillage et la baie de Cook.

Lundi 9

Il fait 27°5 dans le bateau. Pas chaud ! Pluie. Les réservoirs d’eau douce sont pleins. L’après midi le vent se lève très très fort. Jiloumé gite sous les rafales et des vagues venant de terre se sont formées. Les arcs en ciel rivalisent d’intensité.

Mardi 10

Je me suis sérieusement enrhumée. Courses au village le matin. Sandrine part en stop pour voir les chutes Afareaitu. Il y a trop de nuages pour monter à la dent de requin et les chemins sont très mal indiqués. Retour par la baie de Vaiare puis par Temae pour profiter de la plage de sable blanc et des couleurs du lagon au belvédère. Elle revient à la tombé du jour.

Sandrine

Vendredi 5 juin

Un petit tour en annexe à 4 h du matin, essayez, cela réveille ! A terre nous cherchons Dominique qui s’est proposée pour m’emmener à l’aéroport récupérer Sandrine, la nièce de Christiane, qui arrive tout droit de Nouvelle Calédonie. Tout est éteint sur son bateau, de loin on voit quelqu’un courir sur un ponton dans un sens puis un autre, le temps de réagir elle est montée dans sa voiture et est partie en trombe. C’était elle ! Nous sommes perplexes, pourquoi ne nous a-t-elle pas attendus ? Nous avions 10 mn d’avance ! Nous nous installons sur une chaise pour attendre dans la marina déserte. A 5 h la boulangère dépose un tas de baguette à coté de nous, nous lui demandons si elle n’a pas des croissants. Elle rit et nous en offre trois. A 5h30 arrive enfin la voiture de Dominique avec, à bord, Sandrine et une autre passagère, ouf ! En fait l’avion est arrivé en avance, Dominique l’a su pas nous. Journée à Papeete pour essayer de trouver LE billet d’avion pas chère pour rentrer en France, autant dire ; mission impossible. Nous nous rabattons sur Air France qui accorde aux petits vieux comme nous, une réduction de quelques sous. Nous serons donc à Lyon  fin octobre. Mangeons aux roulottes avec Gwénola et ses enfants. La bosse de Gil est descendue, il a maintenant un ravissant œil au bord noir.

Samedi 6

Passionnante promenade à Carrefour où l’on s’essaye au portage de sacs sur longue distance. A 2h nous quittons le yacht club et arrivons au soleil couchant à Moorea, baie  de Cook. Sandrine a déjà pris tellement de photos de couché de soleil qu’elle va pouvoir en regarder un chaque soir pendant au moins un an.

Gigi et Gwen

Lundi 2 juin

La voiture nous permet d’aller faire des courses dans des magasins d’accastillages dans la  zone portuaire. Ah, les quelques perles que j’ai achetées ne sont rien, comparé à ce que nous dépensons pour Jiloumé !!! A midi nous nous retrouvons dans la maison temporaire de Gigi et Gwen qui nous régale, entre autre, d’un délicieux gratin de papayes. Nous profitons de leur chaleureuse compagnie  et de la piscine qui nous tend les bras. Gil, dans son enthousiasme se paye la porte vitrée de plein fouet et voit son front s’orner immédiatement d’une bosse de la taille d’une noix (pas de coco heureusement !). Rien de grave ! Notre hôte nous raccompagne à domicile. C’est gentil à eux de nous avoir prêté leur voiture.

Mardi 3

L’alternance pluie soleil fait éclore des arcs en ciel qui régalent nos mirettes. Par curiosité, nous allons voir un bateau en allu, construit chez Méta et qui stationne dans le « club ». Michel Aladin frappe contre la coque, histoire d’en vérifier l’épaisseur, et en fait sortir comme par magie, Dominique la propriétaire. Celle-ci accepte de réaliser un de ses vœux et propose donc d’emmener nos deux amis demain à l’aéroport à 5 h du matin. Que de gens sympas !

Mercredi 4

Ils sont partis ! Nous voilà de nouveau tout les deux. Lessive des coussins du carré, couture de la capote, courses à Carrefour, un régal !