juillet 2014

Il fait très beau.

Jeudi 24 Juillet

Gil a passé deux jours à essayer de réparer le dessalinisateur, en vain ! Pendant ce temps j’ai gratté la coque avec une éponge métallique. Elle est couverte d’une épaisse toison d’algues brunes du plus grand chic ! La débarrasser de ce manteau est long et fatigant, je n’en suis même pas à la moitié. Il fait très beau.

Dimanche 27

Partons avec notre vaillante annexe explorer le réputé jardin de corail. Il y a, en effet, beaucoup de petits poissons et beaucoup de touristes qui leur donnent à manger. A Bora, on s’arrange facilement avec dame nature, c’est un peu frustrant ! Allons prendre un verre au Sofitel, nous débarrasser de notre poubelle et faire des courses. Au retour, l’annexe nous donne quelques sueurs froides, mais le moteur tient le coup jusqu’au bout.

Emouvant ballet.

Mardi 22 juillet

Allons voir danser les raies léopards. Emouvant ballet.… Nous longeons ensuite la plage pour prendre le courant qui descend le long de l’ancien jardin de corail. Le début est beau, coraux variés et poissons colorés, mais la fin est désolante, tout est mort et dévasté. Il y a 7ans, une période de chaleur, une absence de courant frais, ont asphyxié les coraux  qui sont morts avec tous leurs hôtes. Quel dommage ! Nous retrouvons les raies, le coin aux statues immergées et allons nous réchauffer sur la plage…

Barbecue

Dimanche 20 juillet

Vincent vient nous chercher en bateau pour un barbecue chez des amis, habitant  sur le motu d’en face. Le cadre est magnifique. Face au platier où se fracassent les vagues, la maison, tout en terrasses et bien aérée, se paye le luxe d’une petite piscine. Hamacs, balançoires et sofas appellent au farniente. La compagnie est chaleureuse, la viande délicieuse, un chien nous tient compagnie. Une vraie tranche de vacances ! Mais, comme dans tout éden, se cache un serpent. Ici, il s’est transformé en moustiques… Heureusement « vade retro, Satanas ! » notre répulsif nous sauve…

Mélange d’humains, requins et raies qui se frôlent et se côtoient

Vendredi 18 juillet

En annexe, nous allons sur le site où les hôtels viennent donner à manger aux poissons, raies et requins. Au début, nous sommes seuls, et la déception se lit dans les yeux des requins. Mais voici qu’arrive un bateau de touristes et les eaux s’animent soudainement. Les pointes noires ne me font plus peur mais je reste stupéfaite devant ce mélange d’humains, requins et raies qui se frôlent et se côtoient sans incident. Les requins surtout sont admirables à trouver les quelques bouts de poissons qui leur sont jetés parmi cet imbroglio de bras, jambes et têtes. On se demande comment ils s’y retrouvent ! Nous avions fait cette même expérience 15 ans plus tôt, sans doute au même endroit, mais nous étions restés sagement derrière la corde tendu qui nous séparait symboliquement des fauves. Là, c’est différent nous sommes avec eux dans l’arène. Beau spectacle, bien que nous réprouvons quelque peu ce procédé qui concentre en un même endroit tant de requins plus ou moins dépendants. J’ai pris l’appareil photo que Vincent m’a prêté et je filme…

Samedi 19

Nettoyage de la coque. Délicieux repas strasbourgeois sur Ker a vel.

Le sud de Bora Bora

Jeudi 17 juillet

Après les préparatifs d’usage nécessaires à toute navigation, nous suivons docilement les deux bateaux amis qui nous tracent le chemin dans le labyrinthe du lagon. 2h ½ plus tard nous atteignons l’extrémité sud de Bora Bora. Plus loin le lagon n’est plus navigable pour nous. Le fond de sable donne un éclat particulier aux couleurs de ce paysage carte postale. Le mont Otemanu dresse sa  sombre silhouette d’un côté tandis que de l’autre le motu souligne d’un trait vert l’œil de la mer. Entre les deux, un libre espace entraîne le regard jusqu’à l’infini du ciel. Pas mal ! Soirée pates chinoises sur Samiréna.

Lundi 14 juillet à Bora Bora

Lundi 14 juillet

Depuis 8 h ce matin, associations, hôtels, comités et autres défilent sur la place devant tous les personnages importants du village. Nous assistons à une belle démonstration de gymnastique et de danse moderne puis, dans le recueillement général,  le pasteur nous gratifie d’un sermon en polynésien suivi du discours du maire, paré pour l’occasion de multiples colliers de fleurs detiare. Vient ensuite la levée des couleurs ; le drapeau polynésien est suivit de près par le drapeau français et les deux hymnes sont chantés avec entrain. Enfin, les discours cèdent la place à la course des porteurs de fruits, attendue avec impatience. Les femmes commencent. Les charges sont composées de régimes de bananes et doivent être attachées à une perche centrale avec des liens de fibres végétales. Il fait chaud et les premières reviennent en nage au bout de 10 mn. La dernière est chaudement encouragée pour finir son parcours. Les hommes enfin, avec leurs fières allures, leurs charges font 30 kg et la distance à parcourir est plus longue. Petite échauffourée entre deux concurrents  à l’arrivée, mais c’était très bien. Après tous ces efforts nous allons nous rafraîchir dans un bar avec les copains. Voilà, les fêtes du heiva sont terminées, nous avons fais le plein de danses, de tambours et de chants, nous nous sommes imprégnés de cette culture joyeuse et avons emmagasinés un tas d’images et de souvenirs. Nous sommes aussi gavés de frittes. Que du bonheur !

Le tour de l’île

Samedi 12 juillet

Ce soir ce sont 5 couples qui concourent pour défendre les couleurs de leur district. Danses très sensuels et foule enthousiaste, puis un cordon de sécurité s’installe pour la remise des prix (il y a parfois des contestataires musclés qui manifestent leur désaccord). Devant le nombre de trophées à distribuer, nous préférons partir.

Dimanche 13

Profitant de notre carrosse nous partons, avec Judith et Gilles, faire le tour de l’île (32km). Avant de trouver la pierre au pétroglyphe de tortue indiquée sur notre guide, nous passons par deux autres marae complètement abandonnés dans des propriétés privés. Rien n’est indiqué ici, les bornes kilométriques sont absentes et la population pas très renseignée. Quelques arrêts pour profiter du paysage et nous nous installons à la terrasse d’un restaurant. Malgré l’absence de soleil nous goutons aux plaisirs de la plage et du bain. Ici, comme ailleurs, les hôtels pieds-dans-l’eau font pousser du corail retenu par des treillis de plastic et implante quelques bénitiers pour donner quelque chose à voir à leurs clients pressés. C’est un peu chiche ! Au retour nous nous arrêtons au village pour l’arrivée d’une poignée de coureurs cycliste puis rentrons au bateau. Nous avons quand même réussi à mettre la journée pour ce tour de l’île où il y a si peu à voir.

Sur la place Vaitape

Jeudi 10 juillet

Nous retrouvons Vincent aux baraques avec quelques uns de ses amis puis, de nouveau, spectacle. .. Ce soir, danses individuelles et concours du meilleur orchestre de percussion. Les femmes sont toutes jeunes et jolies et rivalisent de grâce et de sensualité, tandis que les hommes, jeunes aussi, me font plutôt penser à des grenouilles. Les orchestres, quand à eux,  jouent à la chaise musicale. Au cours du morceau ils échangent leurs places et leurs instruments avec une chorégraphie bien précise. Le dernier groupe à se produire rythme avec des couvercles de poubelle, des pots de peinture et boites de conserve. C’est très vivant, très bruyant et assez harmonieux.

Vendredi 11

Sur la place Vaitape ; concours agricole. Les ignames, tubercules cultivées ici, peuvent atteindre jusqu’à 100 kg, il faut creuser un trou énorme pour les déterrer car en plus, elles ont des formes biscornues. La plus grosse aujourd’hui pèse 80 kg, belle bête ! Dans l’après midi Vincent s’envole pour Papeete et nous laisse les clefs de sa voiture et de sa maison ; Nous profitons de l’occasion pour appeler les enfants sur skype et passons une nuit à terre sur un lit immobile malgré les rafales de vent.

Courses de pirogues

Mardi 8 juillet

Courses de pirogues ce matin. A 1, 3, 6, 8 ou 12 rameurs, c’est le sport favori des gens d’ici. Nous assistons d’abord au départ des juniors avec 3 embarcations de 12 rameurs, malheureusement il n’en revient que 2, la 3° ayant coulée en route. Puis ce sont les femmes en individuel, toujours aussi belles, puis les hommes torses nus ce qui permet d’admirer leurs belles musculatures. C’est beau à voir. Ces pirogues en fibre de verre, taillés pour la vitesse peuvent atteindre 20 km /h avec de bons rameurs, elles sont légères et très instables. Le soir, nous retrouvons Vincent  autour d’une table d’une des baraques qui sont toutes très joliment décorées de végétaux. Un petit coup d’œil au spectacle en cours et dodo.

Champagne et petites nanas

Dimanche 6 juillet

Vincent nous fait faire le tour de l’île en voiture et nous emmène chez lui. Nous profitons d’internet pour compléter nos cartes marines. La maison est agréable, face à la mer, avec un coin jardin que sa colocataire est en train de nettoyer. Nous rentrons au bateau  après avoir fait quelques courses chez le chinois local. Ce soir nous avons invité les copains sur le catamaran Samara (beaucoup plus confortable que Jiloumé) pour boire le magnum de champagne que nous n’avons pas encore eu l’occasion d’ouvrir (c’est un peu trop pour Gil seul !). Voilà qui est fait, merci à Karine, il a été bien apprécié.

Lundi 7

La troupe qui se produit ce soir est composée d’une centaine de danseurs. Sachant que les répétitions commencent au mois de mai, à raison d’une par soir, on ne peut qu’être admiratif devant le travail accompli  en si peu de temps.