juillet 2014

Pêche en haute mer

Samedi 5 juillet

8 h ; une soixantaine de petits bateaux filent à toutes vitesse en direction de la passe. Aujourd’hui, concours de pêche en haute mer. A 16 h, c’est la pesée, et notre curiosité habituelle nous mène droit au port. Certains ont pris des daurades, d’autres des merlins, des bonites, un napoléon ou un poisson sabre de 2m de long avec une tête de monstre. Mais le vainqueur, avec ses deux enfants, sur une barcasse en contreplaqué, a ramené, lui, un thon à dents de chien de 78 kg tout vidé ! Il remporte le prix de la plus grosse pièce et le prix du plus lourd butin, soit 3500 €. Belle pêche ! Nous attendons Vincent qui revient de France avec dans la tête plein de souvenirs de fraises, cerises, bons petits plats et longues journées d’été. Pour fêter nos retrouvailles, repas aux baraques puis danses à nouveau au son des percussions.

Coprah

Jeudi 3 juillet

A 9 h, concours de coprah. Les femmes doivent casser, décortiquer et mettre en sac 25 noix de coco, les hommes 60, en un minimum de temps. Ils travaillent en binôme. Un coup de hache bien placé casse la noix en deux, puis, à l’aide d’un couteau recourbé il faut en détacher la chaire. Sous les encouragements de la foule les gagnants déploient une énergie phénoménale et une rapidité impressionnante. Ils mettent moitié moins de temps que les derniers. Nous sommes impressionnés. Après tous ces efforts nous faisons connaissance avec un couple de voileux qui revient de Patagonie. Le temps étant maussade nous passons le reste de la journée à écouter des histoires de marins...

Lancer de javelot

Vendredi 4 juillet

9 h, lancer de javelot. Personne sur la place habituelle de Vaitape. Le concours se déroule quelques kilomètres plus loin sur un stade. Nous marchons,  puis terminons en stop. Les enfants et les femmes commencent juste quand nous arrivons. Peu de spectateurs pour ce concours pourtant impressionnant. Les hommes disposent d’une vingtaine de javelots fabriqués par leurs soins, en bambou ou purau, et munis d’une pointe en acier à une extrémité. A 20 ou 30 m d’eux se dresse un mat de 9 m avec une noix de coco fichée au bout qu’il faut atteindre de préférence le plus haut possible. De violentes rafales de vent augmentent aujourd’hui la difficulté. Sur 250 javelots de lancé moins d’une dizaine reste fichés en fin de manche. C’est très beau à voir et terrible d’imaginer l’accueil que l’on pouvait recevoir au siècle des conquistadors en débarquant sur des rivages hostiles. Avec Dominique et sa femme nous grimpons jusqu’aux « antennes » pour dominer le paysage et voir les deux côtés de l’île. Un truck nous ramène à la marina. Le soir nous allons manger aux baraques avec les équipages de Ker a vel, Samara et Samirena, puis assistons à la 2° soirée concours de chants et danses. Beaux costumes et belle prestation.

1° soirée de concours

Mercredi 2 juillet

Sur la place où se déroule le spectacle, nous retrouvons nos amis de Samara. Ce soir, 1° soirée de concours. Si les chants, appelés ici himené, sont un peu trop répétitifs et quelques peu surprenants à nos oreilles, les danses elles, nous ravissent toujours autant et attirent une foule nombreuse. Je fais quelques bouts de films mais je ne sais pas comment vous les envoyer, dommage ! L’orchestre est lui aussi excellent avec une large place accordée à la guitare, au ukulélé et aux percussions bambou. La rapidité du déhanchement des danseuses fait frémir ma vielle colonne et mes genoux tremblent devant les danseurs de tamouré. Très belle soirée, rentrons à 23 h. J’avais pris mon ciré, mais il n’a pas plu !

Concours de chars fleuris

Lundi 30

Très bon restau à midi. Du mouillage au rivage, un quart d’heure de marche est nécessaire. Nous arrivons avec la pluie et la nuit pour assister au concours de chars fleuris. Au nombre de 5, ces  camionnettes armées d’une armature de bambous,  sont totalement recouvertes de végétation. Le chauffeur n’a que l’espace d’un regard de libre, un acolyte le guide à la voix. Chaque district a choisit un thème (le pays, la montagne le poisson volant etc.…). Un narrateur conte une histoire traduite ensuite en français puis en anglais. Le jury fait le tour de chaque char et note. S’en suit un concours d’orchestres et comme tout est très lent, que nous sommes debout et qu’il pleut nous finissons par rentrer avant la fin, bien contents de se mettre à sec.

Mardi 1° juillet

Artimon rentre sur Raiatea, nous retrouvons les copains de Samara.

Bora Bora

Vendredi 27 juin

Il a plu jusqu’à 14 h. Juste après, comme les escargots nous sortons de notre coquille. Un taxi, pour un prix exorbitant, nous conduit au village situé à 6 km. Nous explorons, visitons les magasins, buvons un coup et à 17 h nous nous rendons sur le lieu où doit se dérouler l’inauguration duheiva ; fêtes qui durent tout le mois de juillet. Les mamans ont préparé moult gâteaux et chaque arrivant a droit à une coco fraîche au jus délicieux. A 19h, démonstration de danse où chaque école présente un archipel différent. Ce n’est pas grandiose, mais sympathique. Nous demandons à la première voiture qui passe de nous ramener au chantier et rentrons ainsi à 22h. C’est tard pour nous !

Samedi 28

Gil rouspète parce que je veux déjà partir à Bora Bora où se trouvent les copains et où les fêtes sont réputées plus spectaculaires. Après conciliabules, nous partons. Le temps est correct, une longue houle avance sur nous comme des collines en marche. Quelques moutons y broutent parfois, mais le paysage est serein. A plusieurs reprises nous apercevons le dos, garni d’une petite nageoire dorsale, d’un monstre marin non identifiable. Baleine ou dauphin géant ? Un léger vent nous pousse et nous arrivons à Bora à 15 h. Devant le yacht port, pas de place. Des amis canadiens rameutent un copain américain qui plonge pour nous trouver un corps mort immergé sous 4m d’eau. La recherche dure une bonne demi-heure mais le gars finit par la trouver. Sont sympas les voileux ! Nous retrouvons nos amis d’Artimon qui nous remettent le colis envoyé par les copines à Apataki il y a 6 mois. Tout arrive ! Nous mangeons ensemble aux baraques, installées là pour le heiva et assistons à un spectacle de chants et de danses de haute qualité. Je suis ravie !

Dimanche 29

Petites conversations entre amis sur Artimon.