août 2014

Lagoonarium

Lundi 25 août

Nous nous pointons à 10h au Lagoonarium, situé sur le motu d’en face, sans trop savoir à quoi nous attendre. Trois chiens se précipitent sur moi et me léchouillent tellement que j’ai du mal à attacher l’annexe. Après nous être acquitté du droit d’entrée, nous fonçons dans le grand bassin d’eau turquoise qu’une double rangée de grillage sépare du lagon. D’un seul coup, nous nous sentons très petits et vulnérables tous les deux, seuls au milieu d’imposants requins citrons qui passent en nous frôlant presque. Les pointes noires font figure d’enfants à leur côté. C’est un peu stressant et nous ne sommes guère rassurés. Nous croisons également des carangues, des diodons, des Picassos, quelques tortues, mais ce sont les requins qui surgissent de partout, toujours plus gros, toujours plus nombreux qui nous impressionnent le plus. Ils sont superbes, mais leurs yeux n’expriment pas la sympathie. Après une heure passée en leur compagnie, nous ressortons pour nous réchauffer au soleil. Arrive alors un groupe de touristes avec deux animateurs portant des sceaux de déchets de poissons. Nous les suivons et assistons au festin. Sous l’eau, c’est la fête, on ne sait plus où regarder, tout va très vite, tout se mélange, c’est fou ! Et zut, je n’ai plus de batterie ! Au dessus, mouettes et frégates font des prouesses pour prélever leur part. Ah, quel spectacle ! Quand les requins atteignent 3 ou 4 m ils sont relâchés dans le lagon car trop impressionnants, plus personne n’ose se baigner avec eux. Mais, d’après notre guide les plus dangereux sont encore la variété dite « politiciens »! Dans un autre bassin, la nurserie, dans un autre les tortues. Nous avons bien mérité le repas qui est servi sur place. Puis les animateurs nous font faire le tour du motu en nous donnant un cours de botanique succinct, nous avons droit ensuite à une démonstration de nouage de paréo assez humoristique. Tout le monde se sépare et le papi, propriétaire du coin, à qui j’ai demandé de me vendre quelques bananes, m’en offre la moitié d’un régime. Très bonne journée.

Promenade entre lagon et récif.

Samedi 23 août

Aquarelles sur le motu avec M-Claude

Dimanche 24

Gaston s’en va pour un autre mouillage. Belle promenade entre lagon et récif.

Un grand papillon de nuit.

Vendredi 22 août

Avant même de petit-déjeuner nous partons revoir les raies manta. Le moteur de l’annexe, moins motivé que nous, rechigne à démarrer. Momo nous accompagne. Nous palmons longtemps, longtemps et, alors que nous songeons à repartir (nous aurions du y songer plutôt) la voilà qui nous surprend. Plus belle, peut être même plus grosse que la précédente, elle tourne en dessous de nous en prenant tout son temps. Elle me fait penser à un grand papillon de nuit. Nous la regardons tranquillement évoluer puis une horde de touristes surgit et, rassasiés du spectacle, nous leur cédons la place. L’après midi, l’exploration du motu qui se trouve en face du mouillage nous occupe un bon moment. Il est rare de pouvoir aborder sur ces îlots qui sont tous des propriétés privés que gardent des chiens pas toujours bien intentionnés à notre égard. Le paysage est quand même exceptionnel avec vue sur le mont Otemanu. Le soir, allons prendre un cocktail au St Regis, un des plus chics hôtels de Bora où, si la boisson est bonne, sans être exeptionnelle,  la note elle,  est pas mal salée.

Quand Gil épluche des courgettes

Dimanche 17 août

Aujourd’hui, l’eau est particulièrement belle et transparente, irrésistible même ! A 9 h tous les équipages des bateaux sont dans l’eau à barboter. Nous en profitons pour faire connaissance avec nos charmants voisins.

Lundi 18

Vincent nous prête sa voiture pour aller au ravitaillement, nous déjeunons ensemble.

Mardi19

Les raies pastenagues se baladent tranquillement au dessous du bateau et nous au dessus d’elles. Arthur vient nous dire au revoir, son stage se termine et le parc à crevettes est déjà démonté.

Mercredi 20

Quand Gil épluche des courgettes, il lui prend soudain envie de jouer les stars !!!!!!!!!!!

Jeudi 21

Nous bougeons enfin ! Allons au mouillage suivant, près du motu Tupe. Petite aquarelle.

Varos Momo et Apéros

Vendredi 15 août

Nos voisins néozélandais (peut être attirés par le dessin de notre coque) viennent nous offrir leur surplus de bananes. C’est gentil ! Après un tour du monde les voici bientôt chez eux. En fin d’après midi, une barque vient mouiller l’ancre pas très loin du bateau. L’homme qui a sauté à l’eau cherche visiblement quelque chose sur le fond de sable, à 2 ou 3 m de profondeur. Quand il remonte sur son embarcation, je l’interpelle. Il est pêcheur, travaille pour les hôtels et un milliardaire local  lui a commandé pour ce soir des varos. Cette espèce de crustacé (nommé squille) rare, et parait- il délicieux, vit en famille dans des trous de sable. Le mâle attrape les proies qui passent à sa portée et la femelle, plus grosse, les découpe. Un spécimen se vend en moyenne 30 €. Il en a attrapé 6 et parait satisfait.  Il vient nous les montrer, nous n’en avions encore jamais vu !

Samedi 16 août

Gaston vient ancrer à côté de Jiloumé. Parti un an après nous, voilà qu’il nous a rejoint. A son bord, Momo et Marie Claude avec qui nous étions venus ici même il y a une vingtaine d’années. Que de choses à se raconter !

Dimanche 17

Ensemble nous retournons voir les raies

 

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Cette fois, nous les voyons de face

Jeudi  14 août

Nous abrégeons le rituel du petit déjeuner pour aller surprendre les raies léopards. Il nous faut nager un long moment à contre courant avant de les trouver. Elles sont 7, superbes, élégantes et racées. Nous les suivons longtemps. Plus sombres que celles de l’atlantique elles ont tout de l’oiseau et leur vol majestueux s’organise en ballet. C’est un moment magique, à conserver en tête pour les longues soirées d’hiver. Fatigués de palmer nous nous laissons distancer. En rentrant vers l’annexe nous trouvons un autre groupe de 9 individus. Pendant qu’une vigie surveille les environs, les autres restent en formation. Cette fois, nous les voyons de face. Dans mon enthousiasme j’ai du prendre une centaine de photos. J’ai du mal à sélectionner !

Nous ne les reverrons sans doute pas...

Mardi 12 août

Tim nous emmène sur le site où évoluent les raies manta . Nous nageons longtemps en tous sens pour essayer de les apercevoir. Alors que nous songeons à abandonner, nous en surprenons une et ne la lâchons plus. Elle semble avoir une ligne de pêche accrochée entre la lèvre et l’aile. Elle est un peu trop profonde pour que je puisse faire de belles photos mais Vincent film avec sa gopro. Elle est tranquille et me fait penser à un gros papillon de nuit, c’est superbe. Bientôt une vingtaine de plongeurs la découvre aussi. Madame est bien entourée mais ne semble pas s’en offusquer. Tant de monde ! Je suis presque gênée pour elle ! Nous jouons avec les bulles des plongeurs dans lesquelles notre ombre se reflète et profitons longuement du spectacle. Le reste de la journée est pluvieux. Notre ami Arthur, le roi de la crevette revient nous voir avec une bouteille de vin chilien, nous lui gravons quelques films. Délicieuse soirée sur Samara. J’aimerais pouvoir écrire la vie des gens que je rencontre, c’est tellement passionnant ! Ils partent demain pour l’ouest, nous ne les reverrons sans doute pas.

La balade est reposante

Samedi 9 août

Tim vient nous chercher en bateau pour aller à l’autre bout de l’île, dans un superbe hôtel où il doit filmer un vrai-faux mariage. Nous profitons pleinement du paysage qu’éclaire une belle lumière de fin d’après midi. La balade est reposante. Nous profitons également des hamacs de l’hôtel et de la quiétude de la plage.

Mauvais temps

Dimanche 3 août

Samara se balance de nouveau à côté de Jiloumé, ainsi qu’Austral. C’est sympa d’avoir des copains qui habitent juste à coté ! Aujourd’hui, nous sommes invités par Pépito et sa femme (des amis de Tim) dans leur maison sur le motu. Malgré le temps plus que maussade, le petit groupe est là, autour des grillades. Nous commençons à connaitre un peu de monde et c’est agréable. Le soir, apéro sur Samara avec les autres voileux.

Lundi 4

Allons chez Tim profiter de sa connexion internet et l’aider dans son déménagement. Les ouvriers sont déjà là pour changer la toiture et il reste pas mal de choses à l’intérieur.

Jeudi 7

Mauvais temps. Faisons le plein d’eau de pluie. Delphine vient nous chercher en bateau et nous filons sur le motu pour aider Pépito à repeindre son bungalow.

Vendredi 8

Gil se penche de nouveau sur le problème du désal, il change un joint défectueux mais une petite pièce est cassée, il faudra attendre la France pour en trouver une de rechange. Pas très loin du mouillage, un élevage de crevettes pique notre curiosité. Nous décidons d’en acheter un kilo pour l’apéro du soir, mais, déception, il s’agit d’un élevage expérimental. Le jeune stagiaire qui s’en occupe est bien sympa et ne demande qu’à parler. Il se retrouve bientôt sur Jiloumé pour visiter le bateau. Il rêve de partir lui aussi, un jour, pour un tour du monde et pose plein de questions. En échange, il nous dévoile toute l’intimité de la fameuse crevette bleue. Le soir nous sommes invités sur Samara II pour rencontrer le sympathique équipage de Yum Yum.

30 juillet...

Mercredi 30 juillet

Je parviens à faire sortir Gil de sa couchette à 7h du mat. A 8 h Vincent arrive sur son bateau pour nous emmener « faire un tour ». Gil suit sans trop poser de questions. A 9h, nous sommes devant l’hélicoptère pendant que Vincent discute soit disant travail avec ses amis. Gil ne se doute toujours de rien. Il admire l’engin et pose quelques questions au mécanicien qui finit par lui dire : « ça vous dirait un petit tour, nous n’avons pas de client en ce moment ». Bien sure Gil accepte sans même paraitre étonné, et nous embarquons tout les trois. Vincent a amené appareil photo et caméra, la pilote, Cindie, est une de ses amies. Nous décollons et c’est extraordinaire ! Les couleurs sont magiques, l’eau est si transparente que nous voyons les raies au fond du lagon. Nous survolons les hôtels, les motus, la passe, tournons autour des montagnes et contemplons avec tendresse Jiloumé posé comme un jouet sur un tapis bleu. Par micros interposés nous souhaitons un Joyeux anniversaire à Gil qui est tout ému et réalise enfin qu’il n’est pas là tout à fait par hasard. Bora Bora vu du ciel est magnifique, c’est un grand moment, inoubliable… Redevenu terriens, nous passons le reste de la journée à aider Vincent et sa coloc qui doivent déménager la maison en vue de travaux. Il y a de quoi s’occuper ! La soirée se termine dans une crêperie au milieu de la végétation tropicale, puis Vincent, appelé Tim, nous ramène au bateau. Riche journée.