septembre 2014

Merci Piwi

Mardi 23 septembre

Allons nous blottir au fond de l’anse du motu Tipaemauo. Mouillage cocotier, lieu paradisiaque. Nous retrouvons avec plaisir Thierry, localement nommé Piwi  (petit oiseau). Tout en partageant une bouteille de vin et quelques apéros nous discutons longuement. Encore une vie qui mériterait d’être écrite ! Le Temps passe vite… Un nuage menaçant nous chasse à la tombée du jour. Nous rentrons aux bateaux avec les premières gouttes, ce qui nous évite l’attaque des nonos.

Mercredi 24

Pendant que cap’taine Momo fait de la mécanique, nous partons tous les deux explorer le motu. Traverser une cocoteraie peut s’avérer mortel, mais certains affirment que les cocos ne tombent que sur ceux qui ont mauvaise conscience. Nous restons cependant méfiants ! La cocoteraie est très bien entretenue. En bord de mer poussent des tamanus dont les graines servent entre autre de cochonnet pour les parties de pétanque. Quelques pandanus et arbres de fer diversifient le paysage. Le sol est criblé de trous de crabe. Tout au bout de l’îlot, surfeurs et kayakistes s’entrainent dans les rouleaux de la passe. Nous rencontrons la mamie qui entretient les lieux et discutons une heure durant. Elle bougonne contre les jeunes qui ne veulent plus travailler, nous échangeons nos recettes de monoï et rentrons sain et sauf au bateau. En fin de journée nous retournons voir Thierry. J’ai l’immense privilège de choisir une nacre pour découvrir la perle qui s’y cache et qui m’est destinée. C’est un moment rare que j’apprécie à sa juste valeur. Merci Piwi ! Nous profitons des derniers rayons de soleil en admirant raies et poissons qui chassent en dessous de nous. Les nonos nous attendent au retour et Gil qui est en short y laisse quelques morceaux de mollet.

La rivière

Lundi 22 septembre

Remontons tous trois la rivière en annexe… et la magie opère. Les verts se déclinent à l’infini pour mon plus grand bonheur, les fleurs et les lianes dégringolent des frondaisons obscures, les reflets se décomposent en étincelles de lumière, les miroirs se brisent pour révéler quelques mirages insolites. Nous suivons James dont la pirogue trouble à peine la surface de l’eau. Arrivés dans ses plantations, il commente chaque plante ou arbre que nous rencontrons. Nous goutons un fruit nouveau qui colle tellement les lèvres que nous en restons coi un bon moment. Au retour, il nous désaltère de cocos fraîches, nous offre des citrons et nous lui achetons un régime de bananes. Nous discutons longuement devant la rivière tranquille, laissant s’écouler le temps.

Laissons Tahaa, l’île vanille au doux parfum de fleur

Jeudi 18 septembre

Curieuses ces boites aux lettres ! En plus du courrier elles reçoivent aussi  le pain que le boulanger  dépose chaque matin. Marche le long de la baie et repas au snack. Le reste de la journée est consacrée à la digestion !

Vendredi 19

Laissons Tahaa, l’île vanille au doux parfum de fleur, pour aborder Raiatea, l’île sacrée. Devant l’îlot Tipaemauo nous trouvons un haut fond sur lequel nous avons juste la place de nous ancrer. Tout autour les fonds avoisinent les 30 m. Le temps est calme, pas de problème.

Samedi 20

Thierry a été longtemps greffeur d’huitres, il songe maintenant à partir pour L’Australie. Entre deux tubes d’aluminium il s’est construit une cabane flottante. A l’avant, une terrasse couverte de sable et jonchée de perles, accueille les visiteurs. L’ensemble est un rien surprenant. Après notre balade sous marine, il nous invite à partager un gros poisson que des pêcheurs viennent  de lui apporter. Juste cuit sur son brasero il est délicieux. Notre nouveau copain n’est pas aller à terre depuis 2 mois, il est content de parler et nous de l’écouter. Nous devons cependant abréger notre rencontre en lui promettant de revenir car Momo arrive sur Gaston. Nous finissons la journée sur un corps mort, au fond de la baie Faaroa devant un verre de ti punch.

Dimanche 21

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin du soir. Petite balade à terre avant la nuit.

Jiloumé frétille au bout de sa longe

Samedi 13 septembre

Saut d’escargot, toujours vers le nord. Longue baignade, nombreuses raies.

Dimanche 14

Après plusieurs essais de mouillage non satisfaisants, nous nous accrochons au corps mort d’un hôtel devant l’îlot Vahiné. L’accueil étant très chaleureux, nous décidons de réserver un repas pour le lendemain. Lundi 15 Nous sommes en plein vent et Jiloumé frétille au bout de sa longe. Partons pour le motu. Nous sommes bien reçus, rien à voir avec Bora. Le site est agréable, très tranquille, le repas exquis est joliment présenté. Nous passons l’après midi à rêvasser devant les couleurs du lagon et à discuter avec le sympathique personnel. Je vous recommande l’endroit.

Mardi 16

Promenade chez les poissons où nous retrouvons presque avec plaisir nos amis les pointes noires. Départ pour la baie de Haamene où nous mouillons devant le village du même nom. Du vent pour faire tourner l’eolienne. Mercredi 17 Ravitaillement. Pour la 2° fois les biscottes achetées sont pleines de vers ! Croisons des gens charmants. Aquarelles sur le bateau pendant que Gil lit.

On se régale !

Mardi 9 septembre

Profitant d’une accalmie météo nous nous rapprochons du « jardin de corail », et, par un beau matin, nous nous retrouvons enfin au milieu des poissons. En fait, nous étions en manque de balade sous marine et c’est avec bonheur que nous palmons jusqu’au récif pour nous laisser ensuite descendre avec le courant en slalomant entre les coraux. Beaucoup de petits poissons et pas de requin dans ces eaux tranquilles, c’est reposant !

Mercredi 10

Continuons nos explorations sous marine un peu plus loin. Moins de poissons mais très beaux paysages. Découvrons de nouvelles espèces.

Jeudi 11 et 12

Un saut de puce vers le nord. Nous sommes seuls, entourés d’une piscine d’eau turquoise, peu profonde, fond de sable, où l’on peut nager en droite ligne jusqu’à épuisement. Bora Bora se profile sur l’horizon. Nous nous sentons tout à coup très riches

Nandi

Jeudi 4 septembre

« Vanilla Tour : balade ethno-botanique guidée, en  4/4 dans la luxuriante végétation tropicale de l’intérieur de l’île de Tahaa ». Visite d’une plantation de vanille appelée vanillière. Comme il n’y a pas ici d’insecte pour la fécondation des fleurs. Celle-ci doit se faire à la main, à l’aide d’un petit bâtonnet. En 8h, un spécialiste peut « marier » environ 2000 fleurs. Le fruit parvient à maturité en 9 mois. Après la récolte, 3 mois de séchage et de massage manuel sont encore nécessaires pour parvenir au produit fini. La vanille d’ici à la particularité d’avoir un gout de réglisse. La suite de la balade nous entraine en forêt sur des pistes qu’il faut parfois dégager à la machette. Quelques beaux points de vue sur les baies d’est et ouest. Avec les nombreuses explications d’Alain nos notions de botaniques s’élargissent. Les 4 lyonnais qui nous accompagnaient étaient fort sympathiques, trop courte rencontre !

Vendredi 5

Depuis quelques temps nous correspondons sur internet avec le bateau Nandi, le frère jumeau de Jiloumé. Ce matin il arrive dans la baie, tout de gris vêtu. Nous sautons dans l’annexe pour faire connaissance de Véronique et Simon, les heureux propriétaires de cet autre O M 33. Rencontre très attendue, nous avons tant de sujets à partager ! L’intérieur de Nandi est tout blanc, ambiance minimaliste, peu de placards, pas de frigo, très moderne et bien différent de Jiloumé. Nous passons la journée ensemble et terminons cette riche journée par une balade à terre.

Tahaa

aussi nulle en jonglerie.

Dimanche 31

Prenons l’annexe pour aller chez Pepito et Charlotte sur le motu. Nous retrouvons là, Gwénola et Tim. Piscine et barbecue dans une ambiance sympa.

Lundi 1° septembre

Gil avait mis le réveil à sonner pour minuit mais il ne sonne pas. Nous nous levons à 2h du mat pour souhaiter un bon anniversaire à mamie. 101 ans, quand même !!! A 9h nous levons l’ancre, il nous faut une heure et demie pour sortir du lagon, puis c’est le large avec un vent de face et… UNE BALEINE ! Merveille ! Plus un dauphin en prime. A midi, le réveil sonne (on ne le changera pas !). La navigation n’a rien de fantastique mais les vagues de chaque côté de la passe de Paipai sont magnifiques. Nous voici à Tahaa près du motu Tautau.

Mardi 2

 Il vente et il vague fort. Le mouillage devient trop inconfortable, nous levons l’ancre et partons pour la baie d’en face qui est bien abritée, mais les fonds sont à plus de 20m, c’est un peu trop pour nous. Nous continuons plus au sud. En voulant enlever le maillot de bain de Gil qui risque de s’envoler, je me fais méchamment piquer par une abeille qui avait trouvé là un abri confortable contre le vent. Aïe !!! J’avais oubliée que cela faisait si mal ! Nous trouvons finalement refuge tout au fond de la baie d’Hurepiti sur un des corps mort de « Vanilla tour ». A terre, Christina et Alain nous accueillent dans leur luxuriant jardin exotique. L’odeur de la terre et des fleurs me régénère instantanément.