mai 2015

Journée petits poissons

Mercredi 27 mai

Journée petits poissons. Nous partons en annexe pour le jardin de corail, munis d’une bouteille plastique avec à l’intérieur du pain mouillé. Dans ce petit coin de lagon, c’est la fête permanente. Les poissons attendent le touriste avec une impatience vorace. Leur nombre est tellement important qu’ils arrivent à me faire presque peur. Les rayons du soleil font scintiller toutes ces couleurs mouvantes comme dans un kaléidoscope géant. Nous rencontrons aussi une grosse murène verte et quelques remarquables spécimens solitaires. Le retour, contre un alizé musclé est bien arrosé, mais nous avons maintenant une bonne annexe et un bon moteur… Apéro du soir sur Jiloume..Soft !… Nos  amis ne boivent que de l’eau…

Bora bora sud

Mardi 26 mai

Bora Bora sud. Nous ne pouvons pas résister au plaisir d’aller voir, une fois de plus, le ballet des raies léopards. 18 individus évoluent en escadrille serrée. De chaque côté une raie se détache du groupe pour surveiller les alentours et fouiller le sol de son bec de canard. La plus vielle, toute mitée et sans queue,  reste à l’arrière. Elles évoluent gracieusement, sans précipitation, avec une élégance qui suscite l’admiration. Nous en prenons plein les yeux, conscients du privilège de pouvoir assister à un tel spectacle.

Lagon d’un turquoise intense

Vendredi 22 mai

L’endroit est très joli et le lagon d’un turquoise intense. Nous partons en annexe voir les raies pastenagues. Elles ont l’habitude d’être nourries et de voir du monde, elles ne sont pas très sauvages. Beau spectacle. 1° pointe noire. A la tombée du jour nous voyons très nettement le soleil virer au vert fluo au grand bonheur de Gil.

Samedi 23

Nous abandonnons Jiloumé au mouillage et partons sur Téva jusqu’à Vaitape faire quelques courses. Flânerie dans la rue du village et sur le port. Sur la grand place on prépare les cabanes en vue des fêtes du heiva de juillet. Il fait très beau.

Dimanche 24

Le vent se lève, nous nous propulsons jusqu’à la côte Est. Pluie et rafales agitent le mouillage. Je suis bien contente de ne pas être en pleine mer. Beaux arcs-en-ciel.

Des collines en marche.

Jeudi 21 mai

Gil est appelé sur Téva pour résoudre un problème d’électricité. Après avoir apporté ses lumières et réparer brillamment la panne nous partons pour Bora Bora. Les dauphins nous accompagnent dans la passe où le spectacle des déferlantes est grandiose. Une grosse houle ride la mer (3m50) sans qu’il y ait le moindre souffle d’air. Des collines en marche nous soulèvent, nous abandonnent, nous reprennent pour aller plus loin se fracasser contre la barrière de corail. L’horizon en est tout déformé. 4h plus loin, nous voici dans le lagon de Bora juste derrière la passe. Nous ancrons, le courant est violent, inutile de mettre un pied dans l’eau, il serait emporté. Téva arrive et se pose à côté de nous. L’endroit n’étant pas calme nous décidons d’un commun accord de pousser plus loin. Mais voilà…l’ancre de Téva reste coincée au fond,  prise sous un câble. Seul Gil peut les sortir de là ! Notre héro plonge dans le bouillon, perd une palme arrachée par le courant, se noie plus qu’à moitié et ne réussit pas à remonter le cordage qu’il a glissé sous le câble. A bout de souffle il s’accroche désespérément à l’annexe pour ne pas se faire emporter et parvient avec difficulté à remonter sur le bateau. Il lui faut un bon moment pour récupérer. Pour le deuxième essai le site est sécurisé, une aussière plus légère a été choisie, des cordages munis de pares battage traînent dans l’eau, Olivier, dans l’annexe surveille les opérations. Tout se passe bien, l’ancre est dégagée, le bateau libre, et Gil sain et sauf. Allons dans un coin plus calme nous remettre de nos émotions.

Le tour de Tahaa

Mardi 19 mai

Avec les copains, avons loué une voiture pour faire le tour de le l’île (67km de bonne route, ça va !). La zone côtière où s’égraine quelques villages est très marécageuse et les maisons ont souvent les pieds dans l’eau saumâtre. L’intérieur de l’île est inhabité mais cache de nombreuses vanilleraies. C’est la spécialité d’ici (n’hésiter pas à passer commande !). Nous visitons une nouvelle ferme perlière, avec démonstration de greffe et explications. Alors que passe de main en main, perles, nucléus et keishis, Gil fait tomber le sien qui roule entre les lattes du plancher et plouf,  tombe à l’eau. Le voilà tout embêté, mais la belle vahiné le rassure en riant, elle ira en chercher un autre. Rien n’est grave ici ! Journée bien agréable.

Mercredi 20

Depuis que nous avons retrouvé Téva, Olivier, tous les matins, nous apporte une baguette de pain frais. Une vraie mère pour nous ! Nous retournons au jardin de corail, le courant est très fort, çà dépote !

Dans notre étuve

Dimanche 17 mai

Avec Fabienne et Olivier allons au jardin de corail. J’en profite pour essayer mon nouvel appareil photo, il a l’ai bien ! Le corail n’a rien d’extraordinaire, mais les poissons ne sont pas sauvages. Jolie descente dans le courant. Le vent et les vagues se lèvent bientôt et nous cherchons refuge dans la baie de Tapuamu où 3 corps morts sont à la disposition des voiliers. La pluie arrive en noyant le paysage, nous sommes bien au chaud dans notre étuve.

Lundi 18

Baignade sous la pluie. L’après midi nous allons à terre, histoire de se dégourdir les jambes. Les raccourcis n’étant pas toujours ce que l’on en pense, notre petite balade se transforme en véritable marche. Mais, c’est très beau ! Vanilleraies, cocoteraies et cultures de toutes sortes s’accrochent au flanc de la montagne. Les gens rencontrés prennent tous le temps de discuter avec nous, deux chiens nous accompagnent. Rentrons à la tombée du jour,  poursuivis par quelques moustiques enragés.

Les voiles sont grées

Vendredi 15 mai

Les voiles sont grées, les réservoirs d’eau sont pleins, Jiloumé piaffe d’impatience, son capitaine un peu moins. Nous quittons donc la sécurité du ponton et voguons jusqu’au village pour faire le plein de gasoil, finir l’avitaillement et déguster une pizza. Gil veut rester dormir à quai pour profiter de la civilisation, nous restons donc. Il pleut, ce soir, jour férié, c’est musique à fond jusqu’à 3 h du mat. Je râle !

Samedi 16

Sitôt les croissants avalés nous partons. Le ciel est dégagé. Nous atteignons le motu Tautau sur Taha vers 11h. Par deux fois nous croisons des dauphins qui viennent jouer avec l’étrave. Nous nous sentons enfin libre et léger. A nous les baignades, les poissons, le soleil, les vacances…Retrouvons Teva et son équipage

Il est beau Jiloume

Jeudi 7 mai

Allons au village pour avoir accès à internet. Nous récupérons chez le voilier notre capote dont le fil des coutures, brulé par les u.v. lâchait de toutes parts.

Vendredi 8

Les copains sur Téva reviennent de France, nous les retrouvons avec plaisir. Il pleut sans discontinuité deux jours durant avec de méchantes rafales. Enfermés à l’intérieur il ne reste plus qu’à lire…

Dimanche 10

Et maintenant deux jours de grand soleil. Premiers bains de mer derrière la jetée du chantier, délicieux… Nous passons l’antifoulihg, remettons en place le lazi-jack et réinstallons un tas de petit matériel. Il faut toujours au minimum une semaine de travail quand on reprend le bateau ou qu’on le quitte. Les nuits sont devenues plus fraîches.

Lundi 11

Qu’il est beau Jiloumé tout propre et tout repeint ! Gaston est partit à midi, il va filer vers l’ouest.

Mardi 12

Mise à l’eau du bateau. Pas de problème, juste un peu de fatigue à cause des manœuvres. Nous flottons maintenant contre le quai du chantier. Un très léger balancement, comme une berceuse…

Chaud

Mardi 5 mai

Les bouteilles de gaz sont pleines, c’est un progrès ! Le nouveau moteur de l’annexe est arrivé par cargo, nous allons le récupérer en taxi. C’est un Mercury,  3cv3, 13 kg (nous restons modestes). A notre retour, notre bateau est déplacé. Nous quittons l’infâme marigot pour la presqu’île, avec vue sur le lagon, dans le lointain Bora Bora, et couchers de soleil à volonté. Notre condition s’améliore ! Gaston est mis à l’eau (pour nous ce sera mardi prochain). Nous arrosons bien sûr l’événement et le ciel en fait tout autant, bel orage…

Mercredi 6

Temps gris. Rénovation de la peinture de la coque en équilibre sur un échafaudage. Nous essayerons d’aller au village demain pour vous expédier tout cela.

On bosse

Jeudi 30 avril

Nous sommes arrivés dans l’après midi à Raiatea. Jiloumé nous attendait, parqué dans une sorte de terrain vague envahie d’herbes hautes et de zones marécageuses, à deux pas de la route. Pas terrible et pas pratique ! A l’intérieur aucun dégât, juste une forte odeur de moisi, de renfermé et d’insecticide. Il fait 34°. Sur le pont, une couche de crasse noir. Nous attaquons aussitôt le nettoyage. Dure, la vie de marin ! Nous frottons jusqu’à la nuit, accompagné maintenant d’une forte pluie. Heureusement, capitaine Momo sur Gaston est là pour nous réconforter d’une omelette de sa composition.

Vendredi 1° mai

Il fait vraiment très chaud. J’ai heureusement acheté un paquet de crêpes bretonnes avant de quitter Tahiti, car, à bord il ne reste plus rien. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’il n’y ait plus de gaz non plus. Nous allons faire chauffer l’eau du petit déjeuner chez Momo. A midi, crêpes sucrées au pâté. La Bretagne nous sauve !

Lundi 4

Partons en stop pour aller faire des courses à Uturoa. Revenons en taxi. Le boulanger a du oublier de faire cuire son pain, il est immangeable. Bon grès mal grès nous commençons notre régime. Gil ponce la coque. Nombreux grains qui nous obligent à fermer les hublots. On dégouline !