juin 2017

A plus.

Mardi 20 juin
La dernière semaine en Guadeloupe a passé très vite, entre rangements , nettoyage, lessives et petites soirées entre amis. Le 12, Maude nous a amené à l’aéroport et sans encombre, nous avons retrouvés notre bonne ville de Lyon qui, pour ne pas nous dépayser affichait 33° à l’ombre. Le bateau a donc été mis en vente, mais, si aucun acheteur ne se présente nous repartirons en début d’année prochaine pour de nouvelles aventures marines. A plus…..

Des rencontres

Dimanche 28 mai

Nous allons au ponton d’accueil de la marina pour éviter les trajets trop rock’n roll entre le lagon et la terre. Journée de repos. Gil a très mal au dos et la piscine lui fait du bien.

Lundi 29

En écoutant battre le cœur de notre moteur, notre magicien a trouvé la panne et fait les réglages nécessaires. L’annexe ronronne à nouveau au grand soulagement de Gil. Nous sommes maintenant à quai et profitons des plaisirs de l’eau et de l’électricité.

Mardi 30

Direction Pointe des Châteaux ; lieu dit La Douche. Une plage de sable miniature, cernée par le corail, surplombe la mer de quelques mètres. Les vagues, en venant se fracasser contre cette barrière naturelle arrosent copieusement les quidams qui n’attendent que cela. Les enfants adorent, nous aussi ! A la nuit tombée, dans les rues de St François, des groupes de musiciens, danseurs et beaux parleurs, font bruyamment campagne pour les législatives. Nous baguenaudons parmi les étals du marché puis mangeons dans un sympathique restaurant. Pour finir en beauté nous rejoignons un groupe de musicos sur la place de l’église où, Jean Jules, qui n’avait encore pas pu utiliser ses harmonicas, nous régale d’une éblouissante impro ovationnée par la foule en délire.

Mercredi 31

Ils sont partis pour d’autres aventures, nous laissant à nos lessives et rangements. Soirée avec « le couple à l’épuisette, Aurélie et Folie ». Ils ont acheté un bateau de 13m mais n’ont ja, ja, jamais navigué ohé ohé. Le temps passe vite en si bonne compagnie.

Jeudi 1° juin

Nous pensions partir mais le capitaine de la marina nous offre une nuit de plus, cela ne se refuse pas !

Vendredi 2

4h de navigation et nous voici à Pointe à Pitre. A la station d’essence où nous faisons le plein, un énorme cata est devant nous et, tout en haut, trône Pierre W, le copain d’Emeric qui croise régulièrement notre route. Trop brève rencontre ! Arrivés au ponton ce sont les amis de Zou-maï qui nous attendent. Sylvie nous concocte un délicieux repas pour notre soirée de retrouvailles.

La soufrière

Jeudi 25 mai

15 jours déjà que la brume de sable sévit, tout est sale et le ciel bien gris. Gil démonte pour la 3° fois le moteur de l’annexe, mais sans succès, la bête renâcle toujours !  Une épaisse toison d’algues brunes recouvre de nouveau la coque, et, de nouveau nous recommençons à gratter.

Vendredi 26

En passant près d’un voilier au port quelqu’un nous fait signe, une bouteille de vin rouge à la main. C’est un couple qui veut nous remercier pour leur avoir rendu un filochon trouvé sur le récif il y a quelques jours. Nous leur parlons de nos déboires et, justement,  ils connaissent « l’as des moteurs d’annexe », celui qui peut tout réparer… une aubaine !!! Nous leur abandonnons notre Mercury et l’as en question nous prête le sien en échange, le temps de résoudre notre problème. L’après midi, piscine et repos. Nous dormons au bungalow pour partir tôt demain à l’assaut de la Soufrière.

Samedi 27

Il nous faut 2 h ½ de route pour atteindre le départ de la ballade, au lieu dit Les Bains Jaunes.  Un joli sentier pavé traverse la forêt  et nous conduit à la Savane-à-mulets d’où part Le Chemin des Dames. A partir de là, la trace devient de plus en plus raide et difficile. En 2h nous atteignons le sommet qui culmine à 1467m. Le vent est mordant. Les bancs de brume qui se précipitent à l’assaut du volcan se déchirent en lambeaux et se reforment aussitôt. Juste pour nous, les nuages se dissipent d’un coup, nous laissant découvrir un vaste plateau accidenté avec des pics noirs où s’épanouissent des fleurs rouges sang, des gouffres profonds qui grondent et fument, des failles et des marmites d’où s’échappent des fumerolles. Les vapeurs soufrées sont parfois suffocantes et certaines zones sont interdites, car dangereuses. Monde fascinant et inquiétant. On ressent la puissance et la force qui bouillonnent juste sous nos pieds, prêtes à se manifester au moindre soubresaut terrestre. Au moment de redescendre la semelle droite de ma chaussure se décolle complètement, je l’attache avec un cordon de mon k-way. Deux minutes plus tard, la semelle gauche fait de même. Quelques mètres plus bas, tout fou le camp ! Clopin-clopant, c’est avec mille précautions que je dégringole de roches en roches. La descente est rude pour nous. Gil a mal au dos, Catherine au genou, J Jules a des crampes. Nous croisons deux filles en tenue « boite de nuit », petites espadrilles et sacs à mains, maquillées comme des stars, à qui nous offrons à boire et qui nous expliquent qu’elles n’avaient pas prévu ce programme pour aujourd’hui. Surprenant ! Nous arrivons enfin en bas et profitons des Bains Jaunes à 30° qui, s’ils ne nous rafraichissent guère, nous délassent quand même. Mais nous n’échapperons pas aux courbatures !!!