Grand largue, nous filons à plus de 7 nœuds

Lundi 17 décembre et 18

Départ à 9 h, jolie brise. Grand largue, nous filons à plus de 7 nœuds. Le pilote reprend du service en grinçant un peu. Quelques dauphins viennent admirer notre coque toute propre, une aigrette inspecte le pont. A 13 h, nous attrapons une daurade coryphène de 75cm. Le temps s’étire… A 17 h, plus de vent, moteur. Soudain, Gil aperçoit un geyser qui s’élève au dessus de la mer. « Elle souffle ! » nous sommes malheureusement trop loin pour voir la baleine, mais c’est déjà impressionnant comme ça ! A la brune nous croisons les premiers cargos, parfois de très près ! Nous sommes sur la route qui va au canal, pas question de dormir, vigilance maximum. Ils surgissent du néant,  là où on ne les attend pas. Gil veille devant l’A.I.S, moi je scrute la nuit. L’océan est heureusement pacifique. Orion étend ses bras protecteurs au dessus de nous et semble très proche. Nous franchissons sans difficulté la Punta Mala, de mauvaise réputation (Jamais sur les cartes on ne rencontre de Capo Dulce ou de Punta Buena !). Le soleil enfin émerge péniblement d’une épaisse couche de nuages. Gil aperçoit une queue de baleine qui s’enfonce dans la mer, c’est la récompense du matin. Moi, je trouve un passager clandestin ; un minuscule gecko que j’avais déjà surpris une dizaine de jours de cela, sans doute échappé d’un régime de bananes. Je ne pensais pas qu’il avait survécu ! Portés par une longue houle nous arrivons à midi à Ensegnada Naranjo. Jolie anse bordée d’une plage de sable brun et entourée de collines où paissent des vaches. Après avoir mangé la daurade, nous nous endormons. C’est fou comme deux jours de mer peuvent fatiguer !

Lundi 19

Exploration des alentours. Un voilier américain vient mouiller dans la baie, nous allons le saluer.

 

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