Un peu fatigués

Mercredi 16

Levé 6 h. Après avoir déjeuné et acheté un pique-nique nous fonçons vers le parc national Manuel Antonio pour profiter des plages avant l’arrivée massive des touristes. C’est raté ! Il y a déjà foule à l’entrée, des groupes entiers se répandent dans les chemins. Nous avons tellement pris l’habitude d’être seuls que ça m’énerve un peu. La plage principale est de toute beauté et le chemin qui grimpe à Punta Cathédral très bien entretenu. En observant un iguane Violaine surprend une noix de coco qui essaie de filer, ou plutôt une tortue si bien camouflée qu’elle en devient invisible. Plus loin un agouti fouille les feuilles mortes. Après une heure de marche, nous décidons d’aller à la plage suivante un peu moins fréquentée, puis, de là, à la dernière qui d’après notre livre est la plus belle. Le chemin est barré mais fichtre ! La beauté se mérite ! Abandonnée, la piste est plus ou moins envahie par la végétation, nous faisons attention où nous posons mains et pieds et restons vigilants. Roland sur son GPS surveille notre parcours, mais bientôt nous hésitons, la sente de plus en plus vague nous éloigne de la côte.  Il ne fait pas bon se perdre en forêt ! Nous rebroussons chemin pour trouver une corde qui dégringole direction mer. Roland, tel un héros, part en éclaireur. Nous le suivons… Soudain, un bruit me fait sursauter. Des yeux noirs dans un masque blanc me fixent sans vergogne. Les feuillages s’agitent tout autour de nous. Les singes capucins nous encerclent…Sur mon guide il est marqué «  ne vous approchez pas d’eux, ils peuvent être agressifs » oui, mais que faire quand se sont eux qui s’approchent de nous ? Gil s’arme d’un bâton et nous descendons vers la plage, en terrain découvert. L’endroit est beau, mais trop de cailloux et de vagues pour se baigner, et pour tout dire nous ne sommes pas très rassurés. Nos cousins passent eux aussi sur la plage en vociférant, ils sont plus d’une douzaine, puis disparaissent dans la végétation. A l’unanimité nous décidons, malgré notre fatigue et la chaleur qui nous écrase, d’aller pique niquer ailleurs. Demi-tour. Nous retrouvons avec soulagement les placides touristes, un bain rafraichissant, et un sandwich. Les petits singes écureuils ne nous effraient même pas, et le raton laveur gourmand nous amuse beaucoup. Le temps passe (même ici !), retour à la civilisation. En cours de route, halte sur un pont qui enjambe une rivière où se prélasse une colonie de crocodiles. Ces monstres qui peuvent atteindre 6 mètres sont impressionnants. On a peine à croire qu’ils vivent en toute liberté si près des maisons. Enfin, nous atteignons Puntarenas où nous attendons dans un coin, pas très rassurant, le dernier ferry qui va nous transporter, en une heure, à Paquera de l’autre coté du golfe de Nicoya. Il fait nuit. Avec Violaine, pour passer le temps, nous regardons d’un œil morne un match de foot sur la télé du bord. Quand nous nous retournons par hasard c’est pour constater que nous sommes seules dans le bateau, tous les passagers sont déjà descendus, y compris nos époux. La journée a été riche en surprises, découvertes et émotions. Nous sommes prêts à dormir,

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