Prédateurs

Mercredi 5 février
Hier, nous avons regardé le film « Prédator » dans lequel des extraterrestres attaquent des humains pour en faire des trophées de chasse. Ce n’est que fadaises et fariboles à côté des véritables monstres qui sévissent ici… Cachés dans les coins les plus obscures, ces prédateurs insatiables, vicieux, poilus, griffus, ailés et assoiffés de sang, nous guettent à chaque instant de leurs yeux à facettes. Pauvres humains que nous sommes, face à ces hordes sauvages, quand sonne l’hallali, nos défenses sont bien faibles. On se couvre, on se flagelle, on gigote, on s’enfume, on fuit enfin, honteux. Mais quel que soit la stratégie adoptée, le résultat est là. Alors que s’élève le chant victorieux de l’ennemi, pour un instant repu, des cloques énormes boursouflent notre épiderme à vif. Et nous voilà robotisés, obligés de gratter de gratter jusqu’à ce que sang suive. Nul endroit où se cacher, nul moment pour se reposer. Ils sont là. Las ! Toujours là. Le matin, quand encore tout nimbé de sommeil, nous allons satisfaire quelque besoin naturel, ils sont là. A l’heure de la méridienne quand le corps fatigué s’abandonne au repos, ils sont là. A l’apéro du soir je les vois trinquer, goguenards, en lorgnant nos mollets, toujours là. Et bien sure, la nuit, profitant du moindre interstice, ils se glissent jusqu’au lit pour vrombirent à nos oreilles une berceuse pour vampires. Là, las !, là.

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