Le vent

Dimanche 5 février

Nous partons pour Petit Havre. Ça bouge, c’est gratuit, mais il y a du spectacle. Une vingtaine de kit-surfeurs dansent silencieusement autour de nous et leurs voiles égaillent le ciel de demi-lunes colorées. C’est beau !

Lundi 6

La météo nous annonce un renforcement de la houle et du vent. La nuit ayant été pas mal agitée nous levons l’ancre et repartons pour Gosier. L’alizée dans le dos, belle descente au surf sur les vagues. Deux dauphins nous accompagnent un moment.

Mercredi 8

Dépression ;   Il faut être jeune ou fou pour aimer le vent. Aimer ses caresses trompeuses, ses brutalités, aimer le défier, l’affronter, lui résister, le laisser vous fouiller jusqu’au tréfonds de l’âme. Mais je suis devenue vieille, je ne suis plus une groupie d’Eole. Il me fatigue, me lasse et m’exaspère, je le trouve agressif et surtout trop bruyant. Aucun respect pour rien ni personne, il passe sans se retourné, toujours pressé, violent. A tant courir les océans il a perdu sa délicatesse et je le crains. Plus vielle encore, blottie au fond d’un lit dans une maison chaude, en l’entendant rugir, je repenserais toujours à la mer folle et dépeignée qui se hérisse et se brise sous ses assauts démesurés.

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