Les bonnes Fées éxistent

Lundi 6 mars

Deuxième nuit tranquille, sans mouvement intempestif. Que du bonheur ! Nous partons en stop jusqu’à Vieux Habitants, où a été construite la première église de Guadeloupe, puis parcourons le sentier du Mamalier qui longe la côte. Avec 2 ou 3 gués à franchir, les ruines d’une ancienne savonnerie, la traversée d’une  cocoteraie abandonnée, des forêts marécageuses, des plages de galets, la balade ne manque pas d’intérêt et son chemin est remarquablement bien entretenu. Excellents moments.

Mardi 7

Apéro du soir sur Jiloumé. Grosse houle, sale temps.

Mercredi 8

Je revernis 2 marches de la descente. A minuit, collision avec notre voisin qui a du légèrement déraper. Ici les vents tourbillonnent, certains bateaux sont sur ancre, d’autres sur bouées, peu de place, et c’est, parait’ il le meilleur abri de la côte ! Bref ! Pas de dégât pour nous mais manœuvres d’ancre de nuit sous la pluie, un régal ! Les copains vont remouiller plus loin, nous remontons la chaîne que nous avions larguée et le reste de la nuit est à peu près correct.

Jeudi 9

Pluie toute la journée. Un nouveau voilier arrive et pose son ancre en catastrophe juste à côté de nous. En passant la marche arrière ils viennent de perdre leur hélice. Nous allons les voir, ils sont 2 couples à bord. Avec une haussière et une ancre de secours ils se halent un peu plus loin pour ne pas nous heurter, mais, pendus au bout de leur corde leur situation n’est pas rassurante. La nuit arrive avec ses violentes rafales, un vrai rodéo ! Nous nous levons plusieurs fois, inquiets pour nos voisins, mais ils sont toujours là. Je me réveille à 6h mais je n’ai pas envie de sortir de ma couchette, ça roule trop. Gil se lève à 7h et m’appelle aussitôt : «  Viens voir ! »En pointant mon nez dehors je ne vois personne derrière nous. « Mais pourquoi sont ils tous partis ! » En montant deux marches de plus je constate, incrédule, que devant non plus il n’y a personne ! Nous sommes en pleine mer !!!!!! A 2 milles de la côte ! Cela me fait d’abord rire, mais Gil pas du tout! Jiloumé est passé, je ne sais comment, entre les rochers et les quatre bateaux qui étaient juste derrière nous, c’est incroyable ! Nous n’avons heurté personne et nous ne nous sommes pas réveillés. Nous remontons la chaîne qui pendouille devant, l’ancre est toujours au bout. C’est la première fois en 7 ans que nous dérapons, mais là, nous n’avons pas fait semblant. Au moteur nous regagnons l’anse à la Barque pour prévenir les copains que nous allons plus loin. Eux non plus ne se sont rendu compte de rien.

Vendredi 17

Le vent est si fort qu’il fait giter le bateau sans voile. La mer est blanche. A Malendure nous arrivons péniblement à trouver un coin pour jeter l’ancre. Après vérification avec masque et tuba, nous renouvelons l’opération. Une grosse tortue broute juste à côté. 35 m de chaîne par 6m de fond cette fois ça doit tenir. Sur le pont, on tient à peine debout, a l’arrière l’annexe vole à l’horizontal, nous sommes obligés de l’attacher très serrée. A la brune le vent s’essouffle enfin et cède la place à la pluie, je suis plus rassurée. Et dire que nous sommes à la côte sous le vent !

Problème technique sur le site.
Les articles et les photos ne peuvent, pour l'instant, pas paraître sur le présent blog.
Gilles et Jos en sont les premiers navrés !!
Jiloumé est toujours dans les parages de Pointe à Pitre et de Gosier. Marie Claude et Lisa ont quitté le navire, après 15 jours passés à bord, pour revenir dans la métropole lyonnaise.
Bon vent à l'équipage
RESTATER

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.