Marie Galante

Samedi 15 avril

J’ai réussi à convaincre Gil de partir pour Marie Galante. Le ciel est gris, la mer anthracite mais pas de vague et peu de vent. La ligne de traine nous suit gentiment quand, soudain elle se tend, et l’on voit bondir hors de l’eau une masse jaune de belle taille. Gil enfile un gant, je sors le harpon, et avec mille précautions pour ne pas effaroucher la bête, nous remontons la ligne. Suspens… Mais c’est nous qui nous retrouvons bêtes devant un tas d’algues accrochées à l’hameçon! Juste après,  s’avance sur nous un gros grain qui nous englouti d’un coup, nous profitons du spectacle et fonçons dans la grisaille. L’île se découvre partiellement quand nous arrivons à St Louis, nous avons juste le temps de mouiller et la pluie s’abat de nouveau. Il faut moins d’une minute pour que se remplisse une bouteille d’eau. Qu’elle chance ! Sur le soir, le paysage se dévoile, les Saintes et la Guadeloupe surgissent du néant et, nous ne sommes pas seuls !

Dimanche 16

A terre nous trouvons la boulangerie et l’épicerie ouvertes. Natation. Sous le bateau ; un champ d’oursins.

Lundi 17

Météo France diffuse le même bulletin qu’hier ! Nous trouvons l’œuf de Pâques que M Claude avait soigneusement caché. Il est en nougat mou, mou, mou, mais délicieux… A la tombée du jour, un vol d’hirondelles s’abat sur le bateau. Elles sont une cinquantaine, tous les cordages à l’avant en sont couverts. Quand je les chasse d’un côté, elles reviennent de l’autre. Il faut vraiment que j’insiste pour qu’elles se décident enfin à aller dormir ailleurs. Pluie…

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