Le tour de Tahaa

Mardi 19 mai

Avec les copains, avons loué une voiture pour faire le tour de le l’île (67km de bonne route, ça va !). La zone côtière où s’égraine quelques villages est très marécageuse et les maisons ont souvent les pieds dans l’eau saumâtre. L’intérieur de l’île est inhabité mais cache de nombreuses vanilleraies. C’est la spécialité d’ici (n’hésiter pas à passer commande !). Nous visitons une nouvelle ferme perlière, avec démonstration de greffe et explications. Alors que passe de main en main, perles, nucléus et keishis, Gil fait tomber le sien qui roule entre les lattes du plancher et plouf,  tombe à l’eau. Le voilà tout embêté, mais la belle vahiné le rassure en riant, elle ira en chercher un autre. Rien n’est grave ici ! Journée bien agréable.

Mercredi 20

Depuis que nous avons retrouvé Téva, Olivier, tous les matins, nous apporte une baguette de pain frais. Une vraie mère pour nous ! Nous retournons au jardin de corail, le courant est très fort, çà dépote !

Dans notre étuve

Dimanche 17 mai

Avec Fabienne et Olivier allons au jardin de corail. J’en profite pour essayer mon nouvel appareil photo, il a l’ai bien ! Le corail n’a rien d’extraordinaire, mais les poissons ne sont pas sauvages. Jolie descente dans le courant. Le vent et les vagues se lèvent bientôt et nous cherchons refuge dans la baie de Tapuamu où 3 corps morts sont à la disposition des voiliers. La pluie arrive en noyant le paysage, nous sommes bien au chaud dans notre étuve.

Lundi 18

Baignade sous la pluie. L’après midi nous allons à terre, histoire de se dégourdir les jambes. Les raccourcis n’étant pas toujours ce que l’on en pense, notre petite balade se transforme en véritable marche. Mais, c’est très beau ! Vanilleraies, cocoteraies et cultures de toutes sortes s’accrochent au flanc de la montagne. Les gens rencontrés prennent tous le temps de discuter avec nous, deux chiens nous accompagnent. Rentrons à la tombée du jour,  poursuivis par quelques moustiques enragés.

Les voiles sont grées

Vendredi 15 mai

Les voiles sont grées, les réservoirs d’eau sont pleins, Jiloumé piaffe d’impatience, son capitaine un peu moins. Nous quittons donc la sécurité du ponton et voguons jusqu’au village pour faire le plein de gasoil, finir l’avitaillement et déguster une pizza. Gil veut rester dormir à quai pour profiter de la civilisation, nous restons donc. Il pleut, ce soir, jour férié, c’est musique à fond jusqu’à 3 h du mat. Je râle !

Samedi 16

Sitôt les croissants avalés nous partons. Le ciel est dégagé. Nous atteignons le motu Tautau sur Taha vers 11h. Par deux fois nous croisons des dauphins qui viennent jouer avec l’étrave. Nous nous sentons enfin libre et léger. A nous les baignades, les poissons, le soleil, les vacances…Retrouvons Teva et son équipage

Il est beau Jiloume

Jeudi 7 mai

Allons au village pour avoir accès à internet. Nous récupérons chez le voilier notre capote dont le fil des coutures, brulé par les u.v. lâchait de toutes parts.

Vendredi 8

Les copains sur Téva reviennent de France, nous les retrouvons avec plaisir. Il pleut sans discontinuité deux jours durant avec de méchantes rafales. Enfermés à l’intérieur il ne reste plus qu’à lire…

Dimanche 10

Et maintenant deux jours de grand soleil. Premiers bains de mer derrière la jetée du chantier, délicieux… Nous passons l’antifoulihg, remettons en place le lazi-jack et réinstallons un tas de petit matériel. Il faut toujours au minimum une semaine de travail quand on reprend le bateau ou qu’on le quitte. Les nuits sont devenues plus fraîches.

Lundi 11

Qu’il est beau Jiloumé tout propre et tout repeint ! Gaston est partit à midi, il va filer vers l’ouest.

Mardi 12

Mise à l’eau du bateau. Pas de problème, juste un peu de fatigue à cause des manœuvres. Nous flottons maintenant contre le quai du chantier. Un très léger balancement, comme une berceuse…

Chaud

Mardi 5 mai

Les bouteilles de gaz sont pleines, c’est un progrès ! Le nouveau moteur de l’annexe est arrivé par cargo, nous allons le récupérer en taxi. C’est un Mercury,  3cv3, 13 kg (nous restons modestes). A notre retour, notre bateau est déplacé. Nous quittons l’infâme marigot pour la presqu’île, avec vue sur le lagon, dans le lointain Bora Bora, et couchers de soleil à volonté. Notre condition s’améliore ! Gaston est mis à l’eau (pour nous ce sera mardi prochain). Nous arrosons bien sûr l’événement et le ciel en fait tout autant, bel orage…

Mercredi 6

Temps gris. Rénovation de la peinture de la coque en équilibre sur un échafaudage. Nous essayerons d’aller au village demain pour vous expédier tout cela.

On bosse

Jeudi 30 avril

Nous sommes arrivés dans l’après midi à Raiatea. Jiloumé nous attendait, parqué dans une sorte de terrain vague envahie d’herbes hautes et de zones marécageuses, à deux pas de la route. Pas terrible et pas pratique ! A l’intérieur aucun dégât, juste une forte odeur de moisi, de renfermé et d’insecticide. Il fait 34°. Sur le pont, une couche de crasse noir. Nous attaquons aussitôt le nettoyage. Dure, la vie de marin ! Nous frottons jusqu’à la nuit, accompagné maintenant d’une forte pluie. Heureusement, capitaine Momo sur Gaston est là pour nous réconforter d’une omelette de sa composition.

Vendredi 1° mai

Il fait vraiment très chaud. J’ai heureusement acheté un paquet de crêpes bretonnes avant de quitter Tahiti, car, à bord il ne reste plus rien. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’il n’y ait plus de gaz non plus. Nous allons faire chauffer l’eau du petit déjeuner chez Momo. A midi, crêpes sucrées au pâté. La Bretagne nous sauve !

Lundi 4

Partons en stop pour aller faire des courses à Uturoa. Revenons en taxi. Le boulanger a du oublier de faire cuire son pain, il est immangeable. Bon grès mal grès nous commençons notre régime. Gil ponce la coque. Nombreux grains qui nous obligent à fermer les hublots. On dégouline !

Le retour

Mardi 28 avril 2015

Et nous voici de nouveau à Papeete, après un long, long et fatigant voyage, accueillis dés notre arrivée par les musiciens, le parfum des fleurs et de larges sourires. Nous logeons chez Gwénola qui, encore une fois nous offre l’hospitalité. Il fait chaud, humide, les moustiques sont contents de nous retrouver et nous montre voracement leur enthousiasme. Les nuits sont toujours rythmées par le chant des coqs insomniaques. J’ai rechaussé mes tongs et pris instantanément des ampoules. Nous avons déjà acheté nos billets d’avion pour Raiatea (jeudi), fais l’acquisition d’un nouveau moteur pour l’annexe, déjeuné avec J Navaro et sa femme, remis notre téléphone polynésien en route, et j’en passe… Dans le jardin, les ramboutans sont mûrs, un délice… Ce matin, repos…

Au plaisir de vous revoir, interruption du blog jusqu'à fin avril.

Lundi 13 octobre

 Sur le chantier nous retrouvons le bateau Teva, dont le capitaine nous offre (grand merci !) deux baguettes toutes fraiches, et l’ami Pépito de Bora.

Mercredi 15

Nous affrontons vagues et vent, en annexe, pour porter notre lazi bag à réparer à la voilerie de la marina. Nous arrivons trempés et….oups, j’ai oublié de mettre un short ! Mon tee shirt est heureusement juste assez long pour cacher ma petite culotte. Je suis un peu gênée…

Jeudi 16

Retour de Gaston avec cap’taine Momo et un couple d’amis. Nous déjeunons ensemble.

Dimanche 19

 Dernière nuit sur l’eau, demain nous redeviendrons terriens.

Lundi 20

A 2h nous nous présentons au chantier et après une heure de réglage Jiloumé se retrouve à terre. A 16 h sa toilette est terminée. Le paysage est superbe vu de la haut avec Bora Bora qui se dessine au loin.

Mardi 21

 Plus le temps d’écrire ou de rêvasser, nous bossons dur et la pluie qui tombe toutes les heures ne nous arrange pas. Le linge ne veut pas sécher et la liste des travaux  s’accroit au lieu de diminuer. Je cesse donc d’écrire. Nous partirons de Raiatea jeudi 23  et de Papeete dimanche 26. Au plaisir de vous revoir, interruption du blog jusqu'à fin avril.

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