Pluie, puis pluie, puis re-pluie !

Mercredi 8 octobre

Entre deux ondées, nous sortons du lagon pour reprendre la passe Rautoanui et nous rapprocher ainsi du chantier. Quelques dauphins viennent nous font l’honneur d’une visite. Longue houle. Plaisir d’un paysage nouveau.

Jeudi 9

Pluie, puis pluie, puis re-pluie !  (A dire à voix haute 5 fois de suite sans lire)

Samedi 11

Le lagon est tranquille, nous partons en annexe au ravitaillement chez le chinois. Il était temps, les pâtes au petit déjeuné, ce n’est pas terrible ! (hein Emeric !)

Lundi 13

Dernières photos de poisson de la saison ! Nous voici sur un corps-mort juste en face du chantier. Nous commençons à dégréer le bateau. Ça sent le retour !!!

J’adore la pleine lune !

Lundi 6 octobre

Tour du motu à pied. De beaux arbres, quelques poules et des cahutes abandonnées. Un petit crachin grise le paysage, je pars seule en promenade sous marine. De retour, en sortant de l’eau, je me fais piquer par une bestiole (sans doute une abeille). Une demie heure plus tard je commence à me gratter le crane, puis le reste. Des boutons surgissent de partout puis se rejoignent en plaques. Je prépare sur la table tous les médicaments à la cortisone de notre pharmacie, je suis vraiment mal et me pommade de Locaid. Mais, la situation heureusement n’évolue pas plus. Nous en sommes quittes pour une belle frousse !

Mardi 7

Plus de boutons, juste un mal de crane tenace et une grosse fatigue. Ce matin, Delphine et son copain viennent nous voir en scooter des mers. Ils nous apportent la pompe à eau de mer que Tim avait commandée pour nous. C’est vraiment gentil ! Nous sommes contents de voir du monde, nous nous trouvons un peu seuls en ce moment. Gil passe l’après midi à essayer de refaire l’instalation, mais sans succès. Il est très déçu ! J’adore la pleine lune !

Peintures Joss 2014

Les rafales de vent dégringolant...

Vendredi 3

La navigation dans le lagon est tortueuse mais heureusement bien balisée. Nous voici près de la passe Toamaro, à l’abri de l’îlot du même nom. Rencontre avec une grosse raie léopard et un poisson-oiseau étrange. Il se déplace sur le fond de sable à l’aide des premiers rayons de ses nageoires pectorales, a un bec de canard et deux grandes ailes mouchetées. Il fait peut être partie de la famille des grondins. Quelqu'un peut il me le confirmer ?

Samedi 4 (je vous rattrape !

Mal dormi ! Les rafales de vent dégringolant des montagnes faisaient trembler le bateau. Heureusement, l’ancre n’a pas déraper d’un pouce car nous n’étions qu’à 2 m des récifs affleurant. Jiloumé à pris des allures de Choubaka. Toilettage pendant 2h, en essayant de suivre la coque qui fait des embardées sous l’assaut du vent. En fin de journée, nous trouvons, un peu plus loin, un endroit plus sûr pour passer la nuit.

Gil fait du pain !

Jeudi 25 septembre

Un peu plus loin, avec Gaston, côté récif. Ciel bleu, mer opalescente.

Vendredi 26

Momo part à Tahiti récupérer des amis. Nous restons seuls dans le vent furieux.

Samedi 27

Une accalmie nous permet d’aller jusqu’au motu nous dégourdir les palmes. Rencontre avec un couple de marseillais en voyage de noces, une famille de polynésiens venu ramasser des bénitiers, et un chien abandonné. Il parait que pour le jour de l’an, tous les habitants qui le peuvent, passent la nuit sur les motu à faire la bringue. L’ambiance doit être chaude !

Dimanche 28

Gil fait du pain, et moi une pizza avec le restant de pâte. Cela parait simple ! Une fois la pizza sortie du four, je constate que les pains n’ont toujours pas levé. Inutile de chercher plus loin, Gil a pris de la levure chimique au lieu de la levure de boulanger. De plus, il a oublié de saler. J’essaye de sauver la moitié de la pâte en rajoutant laborieusement, œufs, sucre, beurre, citrons et rhum, tout en priant que l’ensemble se transforme en gâteau. Résultats : Gil prétend qu’en croquant la pizza, il a l’impression de manger l’assiette avec. Trois repas seront nécessaires pour en venir à bout. Le gâteau, bien qu’assez indigeste,  garde un parfum de rhum qui aide à faire passer sa texture caoutchouteuse. Nous le tartinons de confiture ou de beurre de cacahouète pour le petit déjeuner, il va nous faire la semaine ! Le petit pain est resté…petit, mais dur. Gil le découpe à la machette. En le suçant longtemps, on arrive à l’avaler. Cette cuisine nous a occupée l’après midi, reste à tout nettoyer et...à digérer !

Lundi 29

Jolie promenade dans le corail. Des anémones de mer se balancent mollement en cachant leurs curieux poissons clowns, des bénitiers de toutes les couleurs nous envoient au passage des baisers, deux grosses porcelaines se cachent sous un rocher, un poisson coffre a mis sa livrée bouton d’or, un pointe noir vient nous rendre visite, une raie rase le sable en ondulant. Nous rentrons en tirant l’annexe derrière nous.

Mardi 30

Un voilier ancre pas trop loin de nous. Allons leur rendre visite en annexe. C’est un couple avec une petite fille blondinette. Ils vivent à Raiatea depuis de nombreuses années. Ils nous offrent un pamplemousse et des citrons. Nous levons l’ancre pour aller plus sud et  rencontrons quelques dauphins, naviguons jusqu’au motu Nao Nao. Très beau, mais tabu. Interdit donc d’y débarquer. Nos nouveaux copains nous rejoignent bientôt et nous passons une belle soirée ensemble. Je m’entraine dans mon rôle de grand-mère avec Maria qui va avoir 3 ans. C’est un plaisir. Amélie, sa maman, a confectionné une délicieuse pizza, elle !!!!!!

Mercredi 1° octobre

Avant de partir, Didier vient nous offrir 3 poissons qu’il vient de pêcher pour nous. Nous en sommes tout ému. Promenade sous marine l’après midi, fort courant.

Merci Piwi

Mardi 23 septembre

Allons nous blottir au fond de l’anse du motu Tipaemauo. Mouillage cocotier, lieu paradisiaque. Nous retrouvons avec plaisir Thierry, localement nommé Piwi  (petit oiseau). Tout en partageant une bouteille de vin et quelques apéros nous discutons longuement. Encore une vie qui mériterait d’être écrite ! Le Temps passe vite… Un nuage menaçant nous chasse à la tombée du jour. Nous rentrons aux bateaux avec les premières gouttes, ce qui nous évite l’attaque des nonos.

Mercredi 24

Pendant que cap’taine Momo fait de la mécanique, nous partons tous les deux explorer le motu. Traverser une cocoteraie peut s’avérer mortel, mais certains affirment que les cocos ne tombent que sur ceux qui ont mauvaise conscience. Nous restons cependant méfiants ! La cocoteraie est très bien entretenue. En bord de mer poussent des tamanus dont les graines servent entre autre de cochonnet pour les parties de pétanque. Quelques pandanus et arbres de fer diversifient le paysage. Le sol est criblé de trous de crabe. Tout au bout de l’îlot, surfeurs et kayakistes s’entrainent dans les rouleaux de la passe. Nous rencontrons la mamie qui entretient les lieux et discutons une heure durant. Elle bougonne contre les jeunes qui ne veulent plus travailler, nous échangeons nos recettes de monoï et rentrons sain et sauf au bateau. En fin de journée nous retournons voir Thierry. J’ai l’immense privilège de choisir une nacre pour découvrir la perle qui s’y cache et qui m’est destinée. C’est un moment rare que j’apprécie à sa juste valeur. Merci Piwi ! Nous profitons des derniers rayons de soleil en admirant raies et poissons qui chassent en dessous de nous. Les nonos nous attendent au retour et Gil qui est en short y laisse quelques morceaux de mollet.

La rivière

Lundi 22 septembre

Remontons tous trois la rivière en annexe… et la magie opère. Les verts se déclinent à l’infini pour mon plus grand bonheur, les fleurs et les lianes dégringolent des frondaisons obscures, les reflets se décomposent en étincelles de lumière, les miroirs se brisent pour révéler quelques mirages insolites. Nous suivons James dont la pirogue trouble à peine la surface de l’eau. Arrivés dans ses plantations, il commente chaque plante ou arbre que nous rencontrons. Nous goutons un fruit nouveau qui colle tellement les lèvres que nous en restons coi un bon moment. Au retour, il nous désaltère de cocos fraîches, nous offre des citrons et nous lui achetons un régime de bananes. Nous discutons longuement devant la rivière tranquille, laissant s’écouler le temps.

Laissons Tahaa, l’île vanille au doux parfum de fleur

Jeudi 18 septembre

Curieuses ces boites aux lettres ! En plus du courrier elles reçoivent aussi  le pain que le boulanger  dépose chaque matin. Marche le long de la baie et repas au snack. Le reste de la journée est consacrée à la digestion !

Vendredi 19

Laissons Tahaa, l’île vanille au doux parfum de fleur, pour aborder Raiatea, l’île sacrée. Devant l’îlot Tipaemauo nous trouvons un haut fond sur lequel nous avons juste la place de nous ancrer. Tout autour les fonds avoisinent les 30 m. Le temps est calme, pas de problème.

Samedi 20

Thierry a été longtemps greffeur d’huitres, il songe maintenant à partir pour L’Australie. Entre deux tubes d’aluminium il s’est construit une cabane flottante. A l’avant, une terrasse couverte de sable et jonchée de perles, accueille les visiteurs. L’ensemble est un rien surprenant. Après notre balade sous marine, il nous invite à partager un gros poisson que des pêcheurs viennent  de lui apporter. Juste cuit sur son brasero il est délicieux. Notre nouveau copain n’est pas aller à terre depuis 2 mois, il est content de parler et nous de l’écouter. Nous devons cependant abréger notre rencontre en lui promettant de revenir car Momo arrive sur Gaston. Nous finissons la journée sur un corps mort, au fond de la baie Faaroa devant un verre de ti punch.

Dimanche 21

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin du soir. Petite balade à terre avant la nuit.

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